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Les animaux dans la grande guerre
Saint-Bastien Jean-François
SUTTON
23,00 €
Épuisé
EAN :9782813807403
Des poux, des rats, des barbelés, des puces, des grenades, des bombes, des trous d'obus, des cadavres, du sang, de l'eau-de-vie, des souris, des chats, des gaz, des canons, de la boue, des balles, des tirs de mortier, du feu, de l'acier, c'est ça, la guerre ! L'?uvre du diable ! " Otto Dix, peintre et soldat de la Grande Guerre. Dans cette funeste énumération, on trouve quelques animaux, des nuisibles surtout, mais il y en avait bien d'autres sur le front. Ainsi, chevaux, chiens et pigeons avaient un rôle militaire. Présents aux côtés des soldats, ils assumaient des tâches logistiques ou de transmission. Dans cet ouvrage très illustré et très documenté, Jean-François Saint-Bastien déniche les bêtes et bestioles de tout poil qui furent les amies ou les ennemies du soldat. Vous y apprendrez que l'équivalent de la Croix-Rouge existait pour les chevaux et que les chiens aussi étaient réquisitionnés pour l'effort de guerre. Vous découvrirez des héros à quatre pattes et des sauveteurs ailés, ou encore des recettes miracles utilisées pour se débarrasser de la vermine? L'auteur décortique également la symbolique animale utilisée dans la propagande et nous montre comment les soldats rendaient hommage à leurs compagnons d'infortune. Il livre ici une approche originale et inédite de la première guerre mondiale.
- Jacques, Jacques emmenez-moi ! Bernis est pâle et la prend dans ses bras et la berce. Geneviève ferme les yeux : - Vous allez m'emporter... Le temps fuit sur cette épaule sans faire de mal. C'est presque une joie de renoncer à tout : on s'abandonne, on est emportée par le courant, il semble que sa propre vie s'écoule... s'écoule. Elle rêve tout haut : "Sans me faire de mal." Bernis lui caresse le visage... - Jacques !... Jacques... Mon fils est mort...
«Cette princesse d'Harcourt fut une sorte de personnage qu'il est bon de faire connaître, pour faire connaître plus particulièrement une cour qui ne laissait pas d'en recevoir de pareils. Elle avait été fort belle et galante ; quoiqu'elle ne fût pas vieille, les grâces et la beauté s'étaient tournées en gratte-cul. C'était alors une grande et grosse créature fort allante, couleur de soupe au lait, avec de grosses et vilaines lippes et des cheveux de filasse toujours sortants et traînants comme tout son habillement sale, malpropre ; toujours intriguant, prétendant, entreprenant ; toujours querellant, et toujours basse comme l'herbe, ou sur l'arc-en-ciel, selon ceux à qui elle avait affaire. C'était une furie blonde, et de plus une harpie...»
Ainsi les trois avions postaux de la Patagonie, du Chili et du Paraguay revenaient du sud, de l'ouest et du nord vers Buenos Aires. On y attendait leur chargement pour donner le départ, vers minuit, à l'avion d'Europe. Trois pilotes, chacun à l'arrière d'un capot lourd comme un chaland, perdus dans la nuit, méditaient leur vol, et, vers la ville immense, descendraient lentement de leur ciel d'orage ou de paix, comme d'étranges paysans descendent de leurs montagnes. Rivière, responsable du réseau entier, se promenait de long en large sur le terrain d'atterrissage de Buenos Aires. Il demeurait silencieux car, jusqu'à l'arrivée des trois avions, cette journée, pour lui, restait redoutable..." Vol de nuit a obtenu le prix Femina en 1931 et a rendu célèbre Antoine de Saint-Exupéry, pilote et grand écrivain, disparu au cours d'une mission de guerre en 1944.Notes Biographiques : Antoine de Saint-Exupéry est né à lyon, le 29 juin 1900. Il passe ses vacances d'été au château de Saint Maurice-de-Remens (Ain), qu'il évoquera dans toute son oeuvre. Le baptême de l'air qu'il reçoit fin juillet 1912 sur l'aérodrome d'Ambérieu-en-Bugey décidera de sa vocation de pilote. Il fait ses études au collège Sainte-Croix au Mans, puis en Suisse, et enfin à Paris où il échoue au concours d'entrée de Navale et de Centrale : il décide alors de suivre les cours de l'École des Beaux-Arts. En 1921, il fait son service militaire à Strasbourg, dans l'armée de l'air. Il apprend à piloter, et dès lors, sa carrière est tracée. Au sortir de l'armée, en 1923, il fait différents métiers. Il publie en 1926 son premier récit, dont l'action se situe dans le monde de l'aviation. La même année, Antoine de Saint-Exupéry entre comme pilote chez Latécoère, société d'aviation qui assure le transport du courrier de Toulouse à Dakar. Puis il est nommé chef d'escale de Cap Juby, dans le sud marocain, C'est à cette époque qu'il écrit Courrier Sud (1929). En compagnie de Mermoz et Guillaumet, il part pour Buenos Aires comme directeur de la compagnie Aeroposta Argentina. À son retour à Paris en 1931, il publie Vol de nuit (prix Femina 1931), dont le succès est considérable. En liquidation judiciaire, la société qui l'emploie doit fermer. Attaché à Air France en 1935, Antoine de Saint-Exupéry essaie de battre le record Paris-Saigon : son avion s'écrase dans le désert. En 1938, il tente de relier New York à la Terre de Feu : blessé au cours de sa tentative, il passe une longue convalescence à New York. Il publie alors Terre des hommes, grand prix du roman de l'Académie française et National Book Award aux États-Unis (1939). Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est pilote de reconnaissance au groupe 2/33 (1939-1940), puis se fixe à New York. Il tire de son expérience de guerre Pilote de guerre (1942) et publie Lettre à un otage, puis Le Petit Prince (1943), son grand succès. Il gagne alors l'Afrique du Nord et réintègre le groupe 2/33 malgré de nombreuses blessures et l'interdiction de voler. Cependant, Saint-Exupéry insiste pour obtenir des missions : le 31 juillet 1944, il s'envole de Borgo, en Corse. Il ne reviendra jamais.
Genevoix Maurice ; Bernard Michel ; Deludet Floren
4e de couverture : 1er août 1914 : la France décrète la mobilisation générale. Le 2 août, Genevoix, brillant normalien qui n'a pas 24 ans, rejoint le 106e régiment d'infanterie comme sous-lieutenant... Neuf mois plus tard, il est grièvement blessé : c'est la fin de la guerre pour le jeune homme. Entre ce mois d'août 1914 et les trois balles qui l'atteignent en avril 1915, Genevoix aura participé à la bataille de la Marne, marché sur Verdun et, pendant quatre longs mois, défendu les Éparges. Sous le feu des obus, il aura vécu le quotidien du fantassin, la boue, le sang, la mort, mais aussi, avec ses «camarades du 106», la solidarité et l'humanité partagée. Dès 1916 et jusqu'en 1923, Genevoix publie cinq récits de guerre, écrits dans une langue précise et humble, réunis en 1949 sous le titre Ceux de 14. C'est cette édition définitive retravaillée par l'auteur que nous donnons à lire. Plus qu'un grand classique sur 14-18, voici l'oeuvre d'un immense écrivain. Dossier : 1. Le 106e régiment d'infanterie 2. La section Genevoix 3. Derrière les pseudonymes 4. Ceux de 14 : le témoignage fidèle 5. Repères biographiques des personnages de Ceux de 14.Notes Biographiques : Maurice Genevoix (1890-1980) obtient le prix Goncourt en 1925 pour Raboliot et est élu à l'Académie française en 1946. En 1949, sont réunis sous le titre Ceux de 14, ses cinq livres tirés de son expérience sur le front et publiés entre 1916 et 1923. Il est également l'auteur d'une très grande oeuvre après ses premiers ouvrages sur la guerre, vaste hommage à la nature : plus de soixante livres, dont La Dernière Harde et Un jour, qui furent d'immenses succès.
Résumé : Officier de marine, voyageur assoiffé d'exotisme, écrivain, voici sans doute ce qui vient à l'esprit lorsqu'on évoque Pierre Loti. Et pourtant. Cet ouvrage propose de découvrir une tout autre facette de l'académicien épris de mer et d'Orient, celle d'un témoin de son temps, qui a voulu vivre la Première Guerre mondiale au plus près. Admis à la retraite depuis 1910, il réclame en effet d'être mobilisé. Il obtient alors d'être nommé officier de liaison ? un titre qui lui permet, sinon de combattre, d'approcher la ligne de front et de pouvoir rendre compte de ce qu'il voit. Quatre ans durant, ses missions évolueront, mais pas son énergie, ni sa détermination. Il noircit des centaines de pages, dont seront tirés trois ouvrages ? La Hyène enragée (1916), Quelques aspects du vertige mondial (1917) et L'Horreur allemande (1918) ?, augmentés de quelques textes. Ces articles méconnus regroupés dans Reportages de guerre témoignent de son ultime aventure, vécue sur le sol français.
Présentation de l'éditeur Le 28 juin 1914, dans Sarajevo écrasée de soleil, un certain Gavrilo Princip se réfugie à l'ombre d'un auvent pour guetter le cortège officiel de l'archiduc François-Ferdinand... Cinq semaines plus tard, le monde plonge dans une guerre qui entraînera la chute de trois empires, emportera des millions d'hommes et détruira une civilisation. Pourquoi l'Europe, apparemment prospère et rationnelle, était-elle devenue si vulnérable à l'impact d'un unique attentat perpétré à sa périphérie ? Quels formidables jeux d'alliances géopolitiques toujours fluctuantes et d'intérêts nationaux contradictoires se mêlaient-ils ? Quelles craintes ancestrales, quelles mythologies nationales animaient les opinions publiques et influencèrent les décisions des diplomates ? C'est ce que raconte cette fresque magistrale. Multipliant les points de vue et faisant dialoguer avec brio études classiques et sources inédites (en anglais, allemand, français, bulgare, serbe et russe), Christopher Clark replace les Balkans au coeur de la crise la plus complexe de l'histoire moderne et en décrit minutieusement les rouages. Plus clairement que jamais, il montre que rien n'était écrit d'avance : l'Europe portait en elle les germes d'autres avenirs, sans doute moins terribles. Mais de crise en crise, les personnages qui la gouvernaient, hantés par leurs songes et aveugles à la réalité des horreurs qu'ils allaient déchaîner, marchèrent vers le danger comme des somnambules. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Résumé : Et si les chaînes d'info avaient existé pendant la Première Guerre mondiale ? Et s'il y avait eu des reportages en direct des champs de bataille, de Verdun ou du hemin des Dames ? De la rédaction du Canard enchaîné pour sa première édition ? Des usines d'armement où les femmes travaillaient ou des boulangeries françaises ? Du peloton d'exécution des mutins fusillés ou des représentations théâtrales sur le front ? Du procès de Mata Hari ou de Paris au moment de l'hommage au Soldat inconnu ? La chaîne de radio a fait comme si elle y était - même si heureusement elle n'y était pas, et vous non plus - et en a tiré cinquante chroniques, faisant revivre de l'intérieur l'épreuve de la mobilisation, les grandes batailles, la vie dans les tranchées, les grèves, l'armistice... Autant d'évènements majeurs analysés et décryptés ensuite par la voix de l'historien qui revient sur leur importance, leur impact, leur place dans une histoire globale. Photographies inédites et documents d'archives complètent ces reportages, cette immersion dans un des conflits les plus meurtriers du siècle, qui a pourtant donné naissance au monde d'aujourd'hui. A travers cinquante dates clés, 14-18 comme si vous étiez, par le pouvoir de la radio et de l'écrit, redonne voix aux soldats, aux généraux, aux journalistes, aux dirigeants politiques, aux artistes, aux enfants, à tous les hommes et femmes qui ont vécu cet enfer. A ceux qui y étaient.