Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
CHRONIQUES GALANTES DE PROSPERITE ET DE DECADENCE
SAIKAKU IHARA
PICQUIER
19,80 €
Épuisé
EAN :9782877309042
Dans le Japon pacifié du XVIIème siècle, l'expérience de l'inconstance ne se fait plus sur les champs de bataille, mais dans l'arène de la vie économique. Ou encore, dans les quartiers de plaisir des grandes métropoles Kyôto, Edo et Osaka. Les nouveaux riches qui y tiennent le haut du pavé viennent là s'initier aux subtilités du code amoureux et de la galanterie, et y abandonnent leur fortune. Dans cet espace ludique où se relâche la morale imposée par les militaires confucéens au pouvoir, se croisent courtisanes, amuseurs professionnels, clients de toutes conditions et de toutes provenances. La fête y est quotidienne, mais les réveils sont cruels. Les vingt-cinq nouvelles des Chroniques galantes de prospérité et de décadence racontent de l'intérieur les aventures tragi-comiques de ceux qui sont allés se prendre dans les rets des courtisanes. Quand ils ont perdu raison et fortune, il ne reste à ces amateurs de plaisir que leurs souvenirs, quelques misérables reliques et, parfois, une paradoxale sagesse.
Résumé : Ce récit du " monde flottant " d'Ihara Saikaku (1642-1693) raconte les derniers mois de la vie et la mort volontaire de l'acteur Arashi Saburôshirô. Parce qu'il n'a pas su ou voulu respecter la frontière entre l'illusion théâtrale et la vie réelle, Arashi, victime des passions déchaînées autour de sa personne, s'ouvre le ventre avec un courage digne des guerriers dont il avait " tenu " le rôle sur scène. Ainsi l'acteur authentifie-t-il son image, qui va désormais continuer de vivre chez ses admirateurs. Si l'érotisme imprègne l'ensemble de l'?uvre, ce petit roman - composé et publié quelques mois à peine après la disparition d'Arashi donne à rêver au-delà : n'est-ce pas la nature éphémère des êtres qui en définitive ferait leur prix ? Faire prendre conscience de cette profonde mélancolie du monde, c'était peut-être, après tout, la fonction que jouaient dans le Japon de la fin du XVIIe siècle ces " mauvais lieux " qu'étaient, à l'égal des quartiers de plaisir, les théâtres de kabuki.
Résumé : Dans le Japon en plein essor économique de la fin du XVIIe siècle, les fils de marchands dépensent avec les courtisanes ou les jeunes acteurs des fortunes considérables. La Voie de l'amour s'accordant mal avec la prudence, ils ont tôt fait de se ruiner. Cette expérience, si chèrement acquise, ne leur laisse désormais que l'amer honneur de passer pour les plus fins connaisseurs de tous les méandres de la volupté que dispensent les corps. Ce drame et ses mille variations sont au c?ur du dernier recueil de nouvelles d'Ihara Saikaku (1642-1693), qui fut publié quelques mois après la mort du romancier par son disciple Hôjô Dansui. Au terme de sa carrière d'écrivain, Saikaku jette sur ce monde flottant du plaisir un ultime regard empreint de lucidité, mais aussi de tendresse et d'humour : à l'heure des désillusions, quand tombent les masques, se révèle ainsi le pauvre c?ur des hommes.
A la fin du dix-septième siècle, dans une société en pleine mutation, Ihara Saikaku déroule le kaléidoscope d'une Comédie humaine japonaise. Sa première source d'inspiration est le monde des plaisirs, ses figures pittoresques, ses splendeurs et misères, ses héros en quête éperdue de sexe, d'amour et de volupté. Le Grand Miroir de l'amour mâle exalte les beautés et mérites de l'amour entre les hommes. D'abord ces modèles de vertu guerrière et de loyauté amoureuse que sont les samouraïs ; puis le milieu scintillant des acteurs de kabuki, vedettes adulées le jour et prostitués au grand coeur la nuit. En ce monde éphémère, les passions vont rarement sans lendemains glacés. La communauté gay du Japon pacifié de l'époque Tokugawa n'en affiche pas moins une indestructible joie de vivre. Dans le même temps, l'homosexualité s'inscrit dans la tradition littéraire du Japon.
Résumé : Après Cinq amoureuses d'Ihara Saikaku (1642-1693), rénovateur et virtuose du haïkaï, rénovateur également de la prose japonaise au siècle d'Osaka et de la bourgeoisie marchande, voici l'autobiographie d'une femme, une vieillarde lucide qui se raconte à deux jeunes gens : pour avoir aimé au-dessous de sa condition (elle était de souche noble), elle vit périr son amant. On la maria d'autorité à un vieillard qui la laissa bientôt veuve. Elle devint alors la concubine d'un homme qui la délaissa et fut ainsi condamnée par les m?urs japonaises du temps à une prostitution de plus en plus avilissante. Elle témoigne ainsi de ce que pouvaient alors faire d'une femme bien née, mais qui prétendait à quelque liberté charnelle, les préjugés de caste et de classe. Avec le Roman de Genji, voici probablement le plus beau roman japonais d'avant le Meiji, d'un courage en tout cas, d'une audace, d'une sensibilité extraordinaires, et en japonais d'une très belle langue. Comme si l'effort avait épuisé Ihara Saikaku ou comme s'il savait que nul, pas même lui, ne pourrait faire mieux ou même aussi bien dans le genre, ce sera son dernier roman. Il parut en 1686, la même année que le recueil de nouvelles de Cinq Amoureuses, que nous avons déjà présenté dans cette collection. Une préface intelligente et précise permet de situer cette Vie par rapport à la société d'alors.
Qui était Nishino, cet homme insouciant et farouche comme un chat, qui s'immisçait avec naturel dans la vie des femmes dont il faisait battre le coeur trop fort ? Dix voix de femmes prennent la parole pour tisser la figure d'un homme plein de charme et de mystère, nonchalant, touchant, insaisissable. Et en faisant son portrait, c'est elles-mêmes finalement qu'elles révèlent. Dix variations tissées de poésie, de mélancolie, de drôlerie, pour tenter de comprendre cet étrange sentiment que l'on nomme l'amour.
Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, une part plus secrète et à la fois plus familière de son oeuvre nous est encore inconnue. Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie: moments de grâce, libérés de l'étouffante pression de la réalité, où l'esprit fait halte au seuil d'un poème, dans une intense plénitude. Ce livre propose un choix de 135 haikus, illustrés de peintures et calligraphies de l'auteur, précédés d'une préface par l'éditeur de ses "Oeuvres complètes".
Dans La Reine des rêves, C. B. Divakaruni retrouve le fil enchanté de La Maîtresse des épices, une prose généreuse où le réalisme se pare de couleurs et de senteurs magiques puisées aux sources profondes de l Inde.Rakhi est une jeune artiste qui vit à Berkeley, en Californie, et partage ses jours entre son activité de peintre, sa fille Jona et le salon de thé indien qu elle tient avec son amie Belle. Sa mère est interprète de rêves et consacre ce don à soulager la détresse et servir les autres. Un don qui fascine Rakhi mais l isole de sa mère, de ce coeur nourri de mystères issus d une Inde lointaine qu elle n a pas connue. Hasards ou signes invisibles à déchiffrer, un réseau de coïncidences troublantes se tisse autour de la vie de Rakhi tandis que la découverte du journal intime de sa mère ouvre la porte de secrets longtemps enfouis. Saura-t-elle lire, elle aussi, la vérité cachée dans les rêves et s ouvrir à l amour d elle-même et des autres?
Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain".