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Nadie nada nunca
Saer Juan José ; Bataillon Laure
LE TRIPODE
20,00 €
En stock
EAN :9782370554727
A Rincón, en Argentine, dans la chaleur aride de l'été, le temps passe sans fin. La touffeur attise les passions comme la violence. Tout à ses amours illégitimes avec Elisa, Le Chat se voit confier la garde d'un cheval. Mais depuis quelque temps, des chevaux sont mystérieusement retrouvés morts. Est-ce là ]'oeuvre d'un fou ou d'une vengeance dissimulée ? Y a-t-il un ou plusieurs assassins ? Alors que les autorités semblent se désintéresser de ces meurtres, le danger sourd imperceptiblement, et seul le fleuve échappe ici à l'étirement du temps. Avec Nadie nada nunca, Juan José Saer, "l'auteur argentin le plus important depuis Borges" (The Independent), évoque métaphoriquement la dictature militaire argentine et interroge plus que jamais l'acte d'écrire, notre rapport au monde et au réel. Ce roman est l'une des oeuvres les plus ambitieuses et les plus novatrices de l'auteur.
Ces 21 récits qui mêlent fiction et réflexion, réalité et lyrisme, sont une multiplication d?espaces et d?événements déconcertants. Ils se déroulent à Vienne, à Paris, en Argentine, sur la Costa Brava, au Caire, à Madrid, aux deux extrémités d?une ligne de téléphone. Ils mettent en scène des personnages insolites: un vieux juif athée et matérialiste, un astronaute blasé, deux balayeurs des rues africains discutant place Vendôme, le fantôme d?Hélène sur les murailles de Troie, un Sherlock Holmes ayant survécu jusqu?au milieu du XXe siècle, et bien sûr les figures qui traversent toute l?oeuvre de Saer, Tomatis, Pigeon Garay, Barco. Le lieu est ici l?univers unique et mystérieux dans lequel nous vivons, en même temps que l?espace imaginaire, variable à l?infini, grâce auquel chacun de nous construit sa propre représentation du monde.
Saer Juan José ; Bataillon Laure ; Gailliot Jean-H
Présentation de l'éditeur Un matin de printemps, deux amis, L'Adolescent et le Mathématicien marchent dans la rue ; le premier raconte au second une soirée d'anniversaire, à laquelle aucun des deux n'a assisté, mais dont le récit lui a été fait par un invité rencontré la veille. Au cours de la promenade, ils croisent une autre connaissance, Le Journaliste, qui donne sa propre version des faits. De ce prétexte extrêmement simple, l'Argentin Juan José Saer tire (1937-2005) la plus fascinante des narrations. Et une mise en doute généralisée de tout ce que nous croyons vivre et percevoir. Expérience unique : le lecteur voit le roman s'inventer librement sous ses yeux, comme s'il l'écrivait lui-même. Il voit la conscience des personnages hésiter et leur mémoire se leurrer, comme s'il s'agissait des siennes, tandis que s'accumulent, touche après touche, non-dits, angoisses et illusions mises à mal. Ce roman inclassable, formidablement construit, m'en a davantage appris sur ce que nous sommes que vingt volumes de philosophie. C'est un livre que j'essaye de faire lire à tout le monde. Tous ceux qui ont suivi mon conseil sont sortis de cette lecture aussi euphoriques que moi. Et incrédules : comment expliquer que Glose, ce roman parfait [...] ne soit pas déjà un classique ?" Jean-Hubert Gaillot, auteur de la postface.
Résumé : Argentine, 1804 : le docteur Weiss, adepte de la nouvelle psychiatrie, fonde une maison de santé pour malades mentaux. Son disciple, Real, reçoit une mission impossible : convoyer de Santa Fe à Buenos Aires une caravane de fous. S'y retrouvent deux frères atteints de délire linguistique, une nonne nymphomane, un dandy maniaque, un Indien au goût prononcé pour le violon et le massacre des blancs, deux soldats, trois prostituées... Mais la pampa est immense, vide, insupportable. La civilisation semble de plus en plus lointaine, la frontière entre folie et normalité de plus en plus floue...
Contrairement à l'idée reçue, Don Quichotte n'est pas une épopée. Et c'est précisément en cela qu'il nous est proche. Le Cid, par exemple, voué à la reconquête, progresse à chaque page alors que l'anti-héros de Cervantes est contraint à la répétition du même. Aucune aventure ne le fait avancer. Le seul événement qui transforme vraiment sa destinée, c'est sa mort. A l'échec perpétuel de ses entreprises, il n'oppose aucun démenti qui pourrait remettre en cause son idéal. La réalité ne l'entame pas. Il poursuit inlassablement sa course à l'échec. C'est le premier héros kafkaïen. Or, paradoxalement, cette immobilité en mouvement devient une forme de réussite. Il veut changer le monde et n'y parvient pas mais, ce faisant, c'est le destin du roman qu'il change - donc la représentation du monde. À travers sa démonstration pleine de virtuosité, Juan José Saer arrive à nous convaincre que, contre les héros épiques, c'est l'éternel perdant qui a gagné.
Résumé : Jungle au vert intense, fleuve boueux et langueur tropicale : nous sommes dans la ville de San Cristobál en 1993. Là, le pittoresque côtoie la noirceur, comme le découvre notre narrateur : jeune fonctionnaire aux affaires sociales, il doit y mettre en place un programme d'intégration des communautés indigènes de la région. Très vite, la torpeur locale est perturbée par l'arrivée d'enfants, inconnus et presque sauvages, qui pillent les rues. Mais d'où sortent tous ces enfants ? Quelle est cette langue qu'ils parlent et qui n'appartient qu'à eux ? D'abord étonnante et vaguement inquiétante, leur présence aura des conséquences tragiques. Vingt ans plus tard, l'ancien fonctionnaire se souvient et revient sur la succession d'événements ayant conduit au drame. Dans une échappée à l'ordre établi par les adultes, Andrés Barba nous invite à redéfinir notre idée même de l'enfance avec cette grande fable qui nous hantera longtemps.
Gombrowicz Witold ; Plantagenet Anne ; Méjean Mari
Résumé : En 1944 et 1945, Witold Gombrowicz, alors exilé en Argentine, écrit une suite de huit articles consacrée à la femme sud-américaine. Ces textes, dont un inédit en français, sont réunis ici pour la première fois en un seul et unique volume.
Trois soeurs venues d'Espagne prêtes à conquérir New York. New York, 1936. El Capitán, petit restaurant de quartier de la 14e Rue, une des enclaves de la colonie espagnole, peine à être rentable. Le décès accidentel sur les docks de son propriétaire, le casse-cou bourlingueur Emilio Arenas, oblige ses trois jeunes filles au tempérament fougueux à en prendre les rênes. Abattues mais poussées par la nécessité de subvenir à leurs besoins, Victoria, Mona et Luz devront surmonter bien des obstacles pour voir leur rêve se réaliser, celui de transformer la gargote en night-club latino. Aventures, passions, désillusions, vengeances et victoires : avec Les Trois Filles du Capitán, María Duenas nous offre un roman haletant et envoûtant. Le livre est aussi un hommage aux femmes qui font face à l'adversité et à tous ceux qui ont le courage de vivre l'aventure - souvent épique et toujours incertaine - de l'émigration.
Résumé : Tobias Martins arrive dans l'archipel de Fernando de Noronha avec un but précis : il doit concevoir et rédiger un guide de voyages afin d'attirer de nouveaux touristes vers cette destination de rêve. Car ces îles sont l'un des secrets les mieux gardés du Brésil. Situées au milieu de l'Atlantique, dans la zone intertropicale, elles constituent une superbe réserve naturelle et un paradis pour les amateurs de surf, de plongée et de sports marins. Accompagné de sa playlist aux rythmes de samba et de bossa-nova, Tobias nous fait découvrir les paysages somptueux de l'île principale ; mais il ne tarde pas à comprendre également que, derrière la carte postale, se cache un monde bien plus complexe et dangereux. Une avarie sur l'avion qui relie Fernando de Noronha au continent, un double crime dont le mobile reste obscur, et la menace d'une gigantesque vague déferlante suffiront à montrer une fois de plus aux touristes - et à Tobias - que sous ces joyeux tropiques, les frontières entre fête, rêve et enfer ne sont jamais bien définies.