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Glose
Saer Juan José ; Bataillon Laure ; Gailliot Jean-H
LE TRIPODE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782370552013
Glose, l'un des plus grands romans du célèbre écrivain argentin Juan José Saer, est un classique de la littérature mondiale." Un matin de printemps, deux amis, L'Adolescent et le Mathématicien marchent dans la rue ; le premier raconte au second une soirée d'anniversaire, à laquelle aucun des deux n'a assisté, mais dont le récit lui a été fait par un invité rencontré la veille. Au cours de la promenade, ils croisent une autre connaissance, Le Journaliste, qui donne sa propre version des faits.De ce prétexte extrêmement simple, l'Argentin Juan José Saer tire (1937-2005) la plus fascinante des narrations. Et une mise en doute généralisée de tout ce que nous croyons vivre et percevoir. Expérience unique : le lecteur voit le roman s'inventer librement sous ses yeux, comme s'il l'écrivait lui-même. Il voit la conscience des personnages hésiter et leur mémoire se leurrer, comme s'il s'agissait des siennes, tandis que s'accumulent, touche après touche, non-dits, angoisses et illusions mises à mal. Ce roman inclassable, formidablement construit, m'en a davantage appris sur ce que nous sommes que vingt volumes de philosophie.C'est un livre que j'essaye de faire lire à tout le monde. Tous ceux qui ont suivi mon conseil sont sortis de cette lecture aussi euphoriques que moi. Et incrédules : comment expliquer que Glose, ce roman parfait [...] ne soit pas déjà un classique ? "Jean-Hubert Gaillot, auteur de la postface.Juan José Saer (1937-2005) est considéré comme le plus grand romancier argentin du XXe siècle et Glose comme son roman le plus important.
Ces 21 récits qui mêlent fiction et réflexion, réalité et lyrisme, sont une multiplication d?espaces et d?événements déconcertants. Ils se déroulent à Vienne, à Paris, en Argentine, sur la Costa Brava, au Caire, à Madrid, aux deux extrémités d?une ligne de téléphone. Ils mettent en scène des personnages insolites: un vieux juif athée et matérialiste, un astronaute blasé, deux balayeurs des rues africains discutant place Vendôme, le fantôme d?Hélène sur les murailles de Troie, un Sherlock Holmes ayant survécu jusqu?au milieu du XXe siècle, et bien sûr les figures qui traversent toute l?oeuvre de Saer, Tomatis, Pigeon Garay, Barco. Le lieu est ici l?univers unique et mystérieux dans lequel nous vivons, en même temps que l?espace imaginaire, variable à l?infini, grâce auquel chacun de nous construit sa propre représentation du monde.
Parti du jour au lendemain de Santa Fé, Gutiérrez revient dans la ville de sa jeunesse après avoir vécu de nombreuses années en Europe. Il s'achète une maison et fait la connaissance de Nula, philosophe amateur et marchand de vin, de trente ans son cadet. Entre eux une amitié se noue. Chacun à sa manière cherche à revisiter le passé : Gutiérrez voudrait retrouver le monde de sa jeunesse, Nula cherche à comprendre un épisode trouble et opaque qui a eu lieu cinq ans auparavant et auquel est mêlée Lucia, la fille de Gutiérrez. A leurs côtés, Gabriela et Soldi, qui font des recherches sur un mouvement littéraire provincial des années cinquante, le précisionnisme, ainsi que les personnages des autres romans de Juan José Saer. Du mardi au dimanche, entre la rencontre de Gutiérrez et de Nula et un grand déjeuner, tous vont pratiquer l'art de la conversation et des non-dits, et compléter des épisodes mentionnés dans les livres précédents - ou en révéler de nouveaux : amours cachées, morts tragiques, mensonges, compromissions, secrets érotiques, vie de bohème, répression militaire. Tout ce qui agite l'univers romanesque saerien revient dans cette Grande Fugue majestueuse, culmination d'une oeuvre immense qui marque, après Borges et Onetti, le renouveau de toute la littérature latino-américaine et compte parmi les plus séduisants projets de la création littéraire contemporaine.Juan José Saer a publié plusieurs recueils de poésie et de nouvelles, des essais et des romans parmi lesquels Cicatrices (1976), Nadie Nada Nunca (1982), L'Ancêtre (1987), L'Occasion (1989, prix Nadal, 1987), L'Enquête (1996) et Lieu (prix France Culture 2003). Né à Santa Fé, Argentine, en 1937, il est mort à Paris en 2005.
Il est des auteurs que la grâce accompagne à chacun de leur livre" franck Bouysse Lauréat du Prix Nadal (l'équivalent espagnol du prix Goncourt) L'Occasion est un western psychologique, une plongée vertigineuse dans la jalousie d'un homme qui, blessé dans son orgueil, se perd dans l'immensité de la pampa argentine. Dans les années 1850, Bianco a connu les délices de la gloire grâce à ses facultés de télépathie et de distorsion des objets. Mais une représentation chaotique réduit de manière brutale et définitive son triomphe naissant. Hanté par son humiliation, Bianco s'exile en Argentine, où il tente de combler le trou noir qui l'habite avec des titres de propriété, du bétail et une épouse. Réfugié dans les confins de la pampa, dans un paysage désertique à la monotonie silencieuse, Bianco porte désormais sur le monde un regard inquiet et s'égare dans la spirale de ses pensées fiévreuses. Un soir qu'il rentre chez lui, il découvre le visage de Gina animé par une expression d'intense plaisir tandis qu'elle tire une bouffée de son cigare et que, assis en face d'elle, Garay Lopez, son ami, la contemple avec un sourire. De cette vision, Bianco fera une obsession, et ce qui n'était qu'un simple doute se transformera bientôt en une certitude écrasante : Gina lui est infidèle. L'Occasion , deuxième roman historique de Juan José Saer après L'Ancêtre , est une plongée dans les méandres d'un esprit blessé. Avec une écriture à la fois ciselée et lyrique, l'auteur déploie une véritable poétique du doute et de la jalousie, la chute d'un homme qui se perd dans une obsession vaine et tragique. L'Occasion a reçu, à sa publication en Argentine, le prestigieux prix Nadal, équivalent du prix Goncourt.
Déporté à Buchenwald, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton, le 11 avril 1945. L'étudiant du lycée Henri-IV, le lauréat du concours général de philosophie, le jeune poète qui connaît déjà tous les intellectuels parisiens découvre à Buchenwald ce qui n'est pas donné à ceux qui n'ont pas connu les camps : vivre sa mort. Un temps, il va croire qu'on peut exorciser la mort par l'écriture. Mais écrire renvoie à la mort. Pour s'arracher à ce cercle vicieux, il sera aidé par une femme, bien sûr, et peut-être par un objet très prosaïque : le parapluie de Bakounine, conservé à Locarno. Dans ce tourbillon de la mémoire, mille scènes, mille histoires rendent ce livre sur la mort extrêmement vivant. Semprun aurait pu se contenter d'écrire des souvenirs, ou un document. Mais il a composé une oeuvre d'art, où l'on n'oublie jamais que Weimar, la petite ville de Goethe, n'est qu'à quelques pas de Buchenwald.
Quatrième de couverture Savez-vous lire l'heure en effeuillant un artichaut ? Tuer les fourmis à Rome ? Monter un escalier en connaissance de cause ? Poser correctement un tigre ? Vous faut-il des instructions pour pleurer ? Pour avoir peur comme il faut ? Vous arrive-t-il de jeter les timbres-poste que vous trouvez laids ? De tremper un toast dans vos larmes naturelles ? Avez-vous parfois envie de dessiner sur le dos d'une tortue une hirondelle ?Si vous répondez «oui» à six de ces questions, vous êtes un Cronope, un de ces êtres qui font, depuis quinze ans, carrière en Amérique latine : on dit - on écrit même dans la presse - que Monsieur X ou Y est ou n'est pas un Cronope authentique. Cela suffit pour que le lecteur sache à qui il a affaire.Dans le cas contraire, vous risquez d'être un de ces Fameux qui conservent leurs souvenirs enveloppés dans un drap noir : pour votre tranquillité, mieux vaut s'abstenir de lire ce livre.Publiées en Argentine en 1962, ces histoires sont le miroir du regard intime de Julio Cortázar. Elles lui ont même valu un siège au Collège de Pataphysique. Précédant les grands romans et les nouvelles fantastiques qui ont fait sa réputation en France, ces mini-textes éclairent le comportement de tant de personnages farfelus et graves qui sont les protagonistes des œuvres maîtresses de Cortázar.
Que de tours et de malices chez cette "vilaine fille", toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le "bon garçon". Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores "la petite Chilienne" allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Cassa, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher. Mario Vargas Llosa nous offre un cadeau inattendu: une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela: la géographie moderne d'un amour fou.
Alors que le Brésil, en renversant l'empire et la société traditionnelle, se dote d'une république musclée, un prophète se lève dans le désert du Nordeste pour, rassemblant les gueux, prostituées, monstres et bandits du sertão, fonder une sorte de phalanstère mystique. Un Écossais, anarchiste et phrénologue, le suit à la trace et cherche vainement à rejoindre ce paradis libertaire, mais ses pulsions humaines, trop humaines, viennent ruiner ses espoirs. Cette cité rebelle aux lois, qui fulmine contre l'Antéchrist et refuse en bloc le paiement de l'impôt, le système décimal, le recensement, la circulation de l'argent et l'économie de marché, résistera victorieusement à trois sanglantes opérations militaires avant de succomber.