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Broussaille de prose et de vers. (Où se trouve pris le mot paysage)
Sacré James
OBSIDIANE
13,20 €
Épuisé
EAN :9782911914904
Je sais aussi, j'en fais l'expérience dès que j'aligne trois mots, que le plus vrai dans ce que j'écris c'est en fait ce mensonge qui se montre non seulement dans les maniements formels de la langue, mais dans toute la matière de celle-ci, dès que j'entends l'écrire, c'est à dire la versifier ou la proser. Cette fausseté (et laisse-t-elle vraiment paraître au moins cela, qu'elle est fausse?) n'est-ce pas elle qui constitue la trame de ce que serait mon style? Le style comme ce qu'ily a de plus faux dans une écriture? Et de plus vrai, dans la mesure où c'est pas possible d'écrire autrement qu'empêtré dans le mensonge. Mon style: ça devient peu à peu ma vraie façon de mentir, maisencore faudrait-il pouvoir lui garder une fraîcheur de mensonge ou que reste agréablement dosées, ou proposées de façon surprenante, sa part de mensonge rusé et celle de mensonge naïf. Le mieux étant peut-être de n'y pas penser (en tout cas pas trop) quand justement on se mêle d'écrire.J. S.
Ayant vécu aux Etats-Unis de 1965 à 2000, James Sacré s'est servi de cartes postales achetées durant ses voyages, de photos datant de la fin du XIXe et de livres et journaux afin d'écrire les textes de Ne sont-elles qu'images muettes et regards qu'on ne comprend pas ? Il s'est aussi bien sûr appuyé sur beaucoup de rencontres et de conversations avec des femmes indiennes. Colette Deblé a réalisé ses lavis originaux d'après les photos qui ont inspiré James Sacré.
Résumé : Choix de poèmes, la collection qui invite une voix importante de la poésie actuelle à composer librement son anthologie personnelle dans une traversée chronologique de son oeuvre.
Résumé : Je regarde des photos qui m'accompagnent. Retour A des endroits connus, croit-on, mais n'en reste Qu'un brasillement de couleurs dans la mémoire, et l'immense Mouvement du ciel qui fait aller ses bleus et ses nuées Comme une caresse exaspérée A tout ce paysage d'été sec et d'arbres pétrifiés. Des photos que les nuages N'y bougent plus. Leur couleur aussi pétrifiée. Quelque part un ?il méduse opère et c'est nulle part Entre le temps qui n'existe plus, et le paysage arrêté. Son ?il de pierre aveugle, Celui de l'appareil photo, ou l'?il d'encre Du poème arrêté.
Poursuivant son " enquête " poétique monumentale sur l'aventure de la poésie à travers les cultures et les langues, par le prisme élocutoire du créole, Monchaochi présente ainsi, ce troisième volume de son cycle Lémistè : " Fugue vs Fug ouvre ainsi sur la circonstance décisive en Grèce antique, de l'avènement des voyelles ("Les Saintes Filles") dans une écriture alphabétique jusqu'alors consonantique, par conséquent sans voix. Ce "sans voix" loin d'être une carence, appelle au contraire le répondeur, le juste de voix, l'homme dont la vocation est de bailler à hauteur la voix égale, d'être un entretien avec le monde et, plus encore, un chant (Hölderlin). Là où il existe par conséquent dans l'écriture, le sans voix est cela même qui ménage et aménage le lieu de l'homme. Captant et captivant ainsi la voix, l'écriture alphabétique gréco-latine ouvre à une totalité insigne, suffisante, qui menace à terme de taire l'entretien en faisant retraire le répondeur. Ce terme, c'est cette nuit épaisse en laquelle présentement sont noyées les solitudes fébriles, tâtonnant sans fin sur la toile leurres et simulacres. "
L'amère philosophie de ces 7 poèmes anciens ne reflète pas la métaphysique actuelle de l'auteur. Ces pièces n'en marquent pas moins une limite incandescente dans ce qu'il considère aujourd'hui comme son long apprentissage de la connais-sance. Ils sont à ses yeux comme une image obscure (ou inverse) de l'humaine "nostalgie de Dieu" . Ce court ensemble est suivi d'un sonnet retrouvé et de deux nouvelles traductions de Léopardi par l'auteur
Avec Sous la cendre les étoiles, Maurice Kamto nous dévoile "l'aube primordiale" d'un très grand chant où se mélangent l'enfance du poète et celle d'une nation. D'un côté, l'insouciance et le geignement de l'enfant bousculé par l'absence brève mais profonde des figures de l'amour. De l 'autre, la difficile parturition d'un nouveau pays. Alors se déploie un panorama où l'attention du poète se manifeste aussi bien à l'égard des enfants des rues, des femmes, des arbres que pour la geste continentale. L'espoir soutient chaque vers, cha - que syllabe. Ce pourrait être la définition du poème. Léopold Sédar Senghor trouve en Maurice Kamto un digne continuateur de la poésie épique, mais réinventée, transfigurée.