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UN HOMME DANS L'OMBRE
RYLSKI EUSTACHY
NOIR BLANC
16,00 €
Épuisé
EAN :9782882504616
Aleksander Ra?ski confie à sa mère : " Je me sens un peu maladroit dans la vie. Cela ne date pas d'hier. " Il est notaire à Varsovie. Nous sommes au début des années 1990 et le capitalisme déferle sur le pays avec la violence d'une rupture de digue. Polonais par son père, Ra?ski est également russe par sa mère, laquelle était la fille d'un général de l'Armée blanche. C'est cette part de lui-même ? qu'il ne cesse d'interroger ? qui provoquera le déraillement de son existence. Ra?ski s'ennuie et, surtout, il souffre d'une écrasante mélancolie, persuadé " qu'il est déjà trop tard pour tout ". Un beau jour, un businessman russe se présente à sa porte : il a besoin d'un notaire connaissant sa langue et son pays. Sebek est un homme violent, séduisant ; ses affaires sont on ne peut plus louches. Le mafieux russe, car c'en est un, entraîne Ra?ski dans les premiers cercles de son enfer : ceux des paillettes, de l'argent facile, des filles de nuit. Tout ce bazar de mauvais polar écoeure et fascine le petit notaire, " comme une romance russe : malgré le faux, le toc, la viscosité de la matière, on a du mal à résister à sa force attractive ". S'il se compromet, s'il se rue dans les plaisirs avec les prostituées que lui fournit son mentor, il parvient à rester comme en surplomb. Insidieusement, Ra?ski alimente la peur de son client mafieux, avant de l'abandonner " dans le tunnel de la paranoïa ". Il s'ensuivra un meurtre et une condamnation, mais Ra?ski ne pourra se croire libéré qu'un instant : on ne quitte pas la table d'un tel jeu.
Résumé : Il y a la main tendue d'un père à son fils et, quelques années plus tôt, celle d'un autre père à un autre fils. Dans les deux cas, un mur d'incommunication, un gouffre d'indifférence ou d'incompréhension. Il y a aussi, d'un côté, cinq années de violence en Russie, de 1915 à 1920, avec leurs atrocités infligées, subies ou observées, et, de l'autre, une simple journée, celle du difficile retour au pays et à la vie civile. Entre ces deux plateaux d'une balance déséquilibrée, il y a l'évocation des quatre générations de Rogoyski, qui, partis de rien, avec une insolente bonne santé, ont acquis un immense domaine terrien au grand dam de la noblesse polonaise locale. Pour relier le tout, il y a la futilité de la guerre et de la mort, le dérisoire de la vie et de la paix, l'inanité de toute entreprise, l'atavisme d'une schizophrénie rampante. Avec, pourtant, la volonté explosive de chaque Rogoyski de se réaliser pleinement. Les retours ne sont pas seulement géographiques ou spatiaux : ils finissent toujours par déboucher sur l'intemporalité du retour à soi-même. " D'une manière ou d'une autre, nous revenons tous ", dit un personnage. Ce à quoi répond un autre, comme en contrepoint : " il n'y a pas de retour si on ne vient de nulle part ". C'est bien entre ces deux constats apparemment inconciliables qu'oscille le mystère du présent ouvrage, tour à tour cruel, feutré, serein, impitoyable comme une démonstration mais émouvant comme une saga.
Dans un milieu hostile, sauvage et implacable lequel, de l'homme ou de l'animal, est le plus féroce ? Selon la règle établie par la nature, seul les plus forts, les mieux adaptés et les plus intelligents survivent. Cela se vérifiera-t-il cette fois-ci
Dans un récit sec et fort comme un clou de girofle, ou un coup de fouet, Eustachy Rylski dépeint l'affrontement mortel de deux hommes qui s'opposent en tous points. Andrzej Rangult, membre de la noblesse polonaise, est déjà un héros, une figure de la légende napoléonienne. Sans culture et sans idéal, il est une tête brûlée que ses hommes suivent dans le feu. Semen Hoszowski, son adversaire, effectue sans enthousiasme son service d'officier de liaison. Obscur fils de pope, il se laisse tourmenter par de vagues aspirations à une vie bourgeoise. Leur histoire se noue durant le siège de Moscou, en 1812, par un duel dénué de sens, un duel raté, recommencé, empêché, au pistolet, aux cartes, aux dés. Forcés de déserter sur un malentendu, au commencement même de la retraite de Russie, ils sont jetés ensemble dans une abominable errance à travers les enfers de neige et, plus chaotiques encore, leurs paysages intérieurs.
En ouvrant ce superbe album, on découvre 23 animaux qui semblent bondir de chaque page. Les tout-petits rencontreront Léon le lion coquet, Amadou le hibou savant, Lulu la tortue flegmatique... Avec humour et poésie, chacun dévoile ses petites habitudes et ses grandes passions, ses charmants défauts et ses plus beaux secrets.
Dans cette brève histoire de la Pologne, pratique et moderne, le lecteur trouvera les faits essentiels qui se sont produits depuis les origines jusqu?à nos jours. Elle se présente sous la forme de dix-sept chapitres, qui correspondent moins à des périodes historiques classiques qu?à des moments forts de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays. La lecture de l?ouvrage y gagne ainsi en logique et en intérêt. L?histoire d la Pologne est ici envisagée dans un cadre plus large sur toile de fond européenne et internationale. Cet ouvrage de référence permet de comprendre le rythme de l?histoire polonaise avec ses périodes heureuses aussi bien que ses époques récentes plus troublées.
Hérétique, schismatique, Juif converti à l'islam puis au christianisme, libertin, hors-la-loi, tour à tour misérable et richissime, vertueux et abominable, Jakób Frank a traversé l'Europe des Lumières comme la mèche allumée d'un baril de poudre. De là à se prendre pour le Messie, il n'y avait qu'un pas ? et il le franchit allègrement. Le dessein de cet homme était pourtant des plus simples : il voulait que ceux de son peuple puissent, eux aussi, connaître la sécurité et le respect d'autrui. Il voulait l'égalité. La vie de ce personnage historique, qui fut considéré comme le Luther du monde juif, est tellement stupéfiante qu'elle semble imaginaire. Un critique polonais, saluant la réussite absolue de ce roman de mille pages, dit qu'il a fallu à Olga Tokarczuk une " folie méthodique " pour l'écrire. On y retrouve les tragédies du temps, les guerres, les pogroms et la ségrégation, mais on y goûte aussi les merveilles de la vie quotidienne : les marchés, les cuisines, les petits métiers, les routes incertaines et les champs où l'on peine, l'étude des mystères et des textes sacrés, les histoires qu'on raconte aux petits enfants, les mariages où l'on danse, les rires et les premiers baisers. Ainsi que le dit le père Chmielowski, l'autre grand personnage de ce roman, auteur naïf et admirable de la première encyclopédie polonaise, la littérature est une forme de savoir, elle est " la perfection des formes imprécises ". Au milieu du XVIIIe siècle, dans le royaume de Pologne et bientôt à travers toute l'Europe des Lumières, le singulier destin de Jakób Frank : mystique, habile politique, débauché, chef religieux ou charlatan, il fut pour les uns le Messie de la tradition juive, pour les autres un hérétique, ou pire, un traître. Pour conserver à son héros toute son ambiguïté, sa complexité et la polysémie de son apparition, la romancière a choisi de ne le montrer qu'à travers les yeux et les propos d'une foule de personnages de tout milieu et de toute condition. Cette épopée universelle sur l'appartenance, l'émancipation, la culture et le désir, est une réussite absolue : elle illustre la lutte contre l'oppression, en particulier des femmes et des étrangers, mais aussi contre la pensée figée, qu'elle soit religieuse ou philosophique.
Résumé : De 1952 à sa disparition en 1977, Charlie Chaplin vit avec sa famille au manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey (Suisse). Dès son installation sur les bords du lac Léman, le génie du 7e art choisit comme photographe personnel un jeune homme arrivé de Paris quatre ans plus tôt : Yves Debraine. Leur collaboration perdurera jusque dans les années 1970. Le photographe est chargé de réaliser les cartes de voeux des Chaplin, mises en scène dans des situations à chaque fois différentes par le grand cinéaste. Mais aussi de documenter les fêtes de famille, les réceptions, la vie de famille, les remises de prix, les visites en Suisse, le maître au travail sur ses derniers films et l'écriture de ses mémoires. Pour la première fois réunies dans un livre, ces photographies montrent un Chaplin apaisé, toujours créatif, à l'abri du tumulte du monde derrière les hautes frondaisons du manoir de Ban. Discret observateur de l'intimité de Charlie Chaplin, de sa femme Oona et de leurs enfants, Yves Debraine donne la pleine mesure de son talent, alors reconnu par les plus grands magazines internationaux, dont Life aux Etats-Unis. Chaplin personal propose une sélection des archives Chaplin d'Yves Debraine, dont un bon nombre d'images inédites. Il accueille également un texte inédit du photographe, où il témoigne de son expérience à la fois professionnelle et humaine au manoir de Ban. Le livre comporte une introduction et une biographie du reporter-photographe par son fils Luc Debraine, directeur du Musée suisse de l'appareil photographique à Vevey (Suisse). Un témoignage de l'un des enfants de Charlie Chaplin est aussi attendu.
Résumé : Mikhaïl Chichkine, qui s'était donné pour mission d'adapter le modernisme "à la Joyce" aux lettres russes, se révèle ici au lecteur dans une simplicité et une intimité nouvelles. Qu'il évoque les relations entre la Suisse et la Russie, l'importance du mot ou le destin de l'écrivain, ses textes sont émaillés de détails biographiques qui leur confèrent la saveur toute personnelle du souvenir. Le texte sur Robert Walser, auquel il voue une grande admiration, est un chef-d'oeuvre : c'est, selon Paul Nizon, l'hommage éblouissant d'un écrivain à un autre écrivain. Une enfance soviétique, une jeunesse rebelle, la haine de la violence ordinaire, l'appel de la littérature, l'exil, qui lui fit craindre de perdre sa langue maternelle, puis le rapprocha de "sa" langue d'écrivain et de la littérature russe : on trouve, dans ce recueil, le "code" de tous les livres de Mikhaïl Chichkine, ses sources d'inspiration autant que ses obsessions.