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Histoire du parti communiste tchécoslovaque. Des origines à la prise du pouvoir
Rupnik Jacques
SCIENCES PO
15,50 €
Épuisé
EAN :9782724604443
Le communisme tchécoslovaque c'est, à la fois, le stalinisme le plus féroce et le plus solide de l'Europe de l'Est, et une tentative capitale pour donner au socialisme "un visage humain". Comment expliquer un si violent contraste ? En en faisant l'histoire. S'appuyant sur toutes les sources aujourd'hui accessibles, Jacques Rupnik rend compte de cette dualité fondamentale du communisme tchécoslovaque. Il montre le poids de la culture politique traditionnelle démocratique du pays et décèle aussi les origines des facteurs indigènes qui ont joué dans la formation de ce qu'il appelle un "stalinisme autochtone". Mis à part l'histoire officielle publiée à Prague, il n'existait pas sur l'histoire du communisme tchécoslovaque d'ouvrage d'ensemble. Partant des éléments épars du puzzle légués par l'historiographie tchécoslovaque, depuis 1968 réduite au silence, Jacques Rupnik continue son oeuvre en tentant ce qu'elle n'a pas eu le temps de produire : une réinterprétation de l'histoire du Parti communiste tchécoslovaque.
Depuis le 1er mai 2004, et pour la première fois dans l'histoire de l'Europe, vingt-cinq pays sont, de par leur volonté démocratique, les membres égaux d'une même entité politique et économique : l'Union européenne. Révolution du nombre avec le quasi-doublement des États, et aboutissement d'un long processus de modernisation des pays post-communistes, le processus d'unification de l'Europe aura pourtant été vécu comme un moment de sa division : sur la guerre en Irak, sur la relation transatlantique, sur l'adoption d'une Constitution européenne. Ouvrage exceptionnel, il réalise la synthèse de l'évolution des élites politiques et des opinions publiques au travers de quinze années d'enquêtes et de sondages réalisés dans les anciens et les nouveaux pays membres, mais aussi aux portes de l'Europe. Ouvrage européen par excellence, il fait appel aux meilleurs spécialistes de chaque pays pour comprendre, par et pour chaque État, espoirs et craintes, stratégies gouvernementales et alliances régionales, rôles des élites politiques et évolutions de l'état de l'opinion. Outil pour demain, ce livre démontre, au-delà des craintes et du décalage entre élites politiques et opinions publiques, l'émergence d'une opinion publique européenne et pose la question du rôle de la société civile. Il souligne l'urgence pour l'Union européenne de redéfinir sa raison d'être, ses institutions, ses frontières et d'apporter des réponses aux attentes fortes sur trois enjeux majeurs : la sécurité, la solidarité et la démocratie dans la gouvernante européenne.
Le plus grand succès de l'Union européenne depuis vingt ans reste la diffusion de son modèle démocratique à l'Est du continent. Mais les plaques tectoniques de l'après 1989 sont en train de bouger. L'Europe redécouvre les limites (géo)politiques du droit et de la démocratisation. Son soft power fondé sur des normes partagées, sur le commerce et sur l'interdépendance se voit remis en cause. L'Europe subit une double déstabilisation : à l'Est, où l'Ukraine est aux prises avec la Russie néo-impériale de Poutine ; au Sud, où l'effondrement des Etats et le chaos succèdent aux Printemps arabes. Ce retour brutal de la Realpolitik replace au premier plan les questions de sécurité, d'énergie et de migrations, imposant à l'UE de revoir sa politique de voisinage. Si l'Europe veut avoir une Influence géopolitique sur ses voisins, si elle a pour ambition d'être une "Europe espace", plus ouverte sur l'extérieur et mieux adaptée à la mondialisation, elle doit d'abord devenir une "Europe puissance", plus politique et plus stratégique. Ecrit par les meilleurs spécialistes, cet ouvrage invite à repenser la relation entre le projet communautaire et ses frontières.
Résumé : En novembre 2013, les révoltés ukrainiens de la place Maïdan revendiquaient d'abord la constitution d'un Etat " normal ", débarrassé des ingérences des oligarques et des agissements d'un président contre lequel ne s'exerçait aucun contre-pouvoir sérieux. De semblables appels ont retenti à plusieurs reprises dans des pays situés entre l'Europe et la Russie, comme la Moldavie ou la Géorgie. L'Europe peut-elle répondre à l'attente suscitée par son modèle politique ?Ou, au contraire, faut-il voir dans la force d'inertie et dans les héritages culturels les facteurs de résistance de régimes plus ou moins autoritaires de la région, soutenus par la Russie ? Entre pessimisme de la raison et optimisme de la volonté, Florent Parmentier propose une analyse d'actualité sur les possibilités d'émergence d'un Etat de droit dans les pays d'Europe orientale et du Caucase, condition sine qua non de leur modernisation et d'un éventuel rapprochement profond et durable avec l'Union européenne.
En 2004, l'Union européenne est passée de quinze à vingt-cinq membres, changeant par là de forme et de nature. Jusqu'où cette nouvelle Europe est-elle susceptible de s'étendre? Les Français ne paraissent pas s'intéresser vraiment à la question. Le défi, pourtant, est de taille, en particulier face aux États-Unis et à la Russie! Mais l'Europe, en s'élargissant, ne change pas seulement vis-à-vis du reste du monde: elle doit se modifier en profondeur, tout à la fois pour accueillir les nouveaux venus, rendre viable l'ensemble qu'elle constitue et créer une Constitution commune, une manière de vivre ensemble. Toutes choses indispensables, si elle ambitionne d'être davantage qu'une simple zone de libre-échange. C'est ce que montrent avec talent Christian Lequesne et Jacques Rupnik. En recensant les problèmes, en récapitulant les similitudes et les divergences, en rappelant les querelles, en pointant les enjeux liés à la constitution et à la question turque, ils ouvrent grand la discussion européenne. Un ouvrage indispensable. Biographie de l'auteur Christian Lequesne est directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques, directeur du Centre français de recherche en sciences sociales de Prague et professeur au Collège d'Europe à Bruges.Jacques Rupnik est directeur de recherche au Centre d'études et de recherches internationales (CERI). Il enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris et au Collège d'Europe à Bruges.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.