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Géopolitique de la démocratisation - L'Europe et ses voisinages
Rupnik J.
SCIENCES PO
22,00 €
Épuisé
EAN :9782724615807
Le plus grand succès de l'Union européenne depuis vingt ans reste la diffusion de son modèle démocratique à l'Est du continent. Mais les plaques tectoniques de l'après 1989 sont en train de bouger. L'Europe redécouvre les limites (géo)politiques du droit et de la démocratisation. Son soft power fondé sur des normes partagées, sur le commerce et sur l'interdépendance se voit remis en cause. L'Europe subit une double déstabilisation : à l'Est, où l'Ukraine est aux prises avec la Russie néo-impériale de Poutine ; au Sud, où l'effondrement des Etats et le chaos succèdent aux Printemps arabes. Ce retour brutal de la Realpolitik replace au premier plan les questions de sécurité, d'énergie et de migrations, imposant à l'UE de revoir sa politique de voisinage. Si l'Europe veut avoir une Influence géopolitique sur ses voisins, si elle a pour ambition d'être une "Europe espace", plus ouverte sur l'extérieur et mieux adaptée à la mondialisation, elle doit d'abord devenir une "Europe puissance", plus politique et plus stratégique. Ecrit par les meilleurs spécialistes, cet ouvrage invite à repenser la relation entre le projet communautaire et ses frontières.
Rupnik Jacques ; Tinguy Anne de ; Serrano Silvia ;
L'Union européenne fait face à la double contrainte de stabiliser ses périphéries et d'éviter l'inclusion comme seule finalité de ses relations avec ses nouveaux voisins. Quelles sont en effet les limites géographiques, institutionnelles et politiques du processus d'élargissement ? L'Union peut-elle poursuivre l'" européanisation " de sa périphérie sans offrir de perspective d'intégration ? Quel type d'influence l'Union peut-elle exercer sur son voisinage proche qui ne passe pas par l'élargissement ? Une analyse des politiques de voisinage, de leur réception par les pays concernés (Ukraine, Géorgie, Moldavie, Balkans, pays de la Méditerranée, Turquie), et un éclairage des enjeux auxquels l'Europe doit répondre, des frontières russes au partenariat euroméditerranéen.
Résumé : Qui aurait pu prédire que la fin du communisme se passerait sans effusion de sang ? Des leaders démocrates pacifistes eurent le culot de s'attaquer à des régimes que l'on considérait comme immuables, dans des sociétés que l'on croyait totalement apathiques et démobilisées. D'où venaient-ils ? Quels étaient leurs idéaux ? Comment, malgré l'extraordinaire triomphe de la liberté et des valeurs démocratiques, des individus totalement inexpérimentés sont-ils parvenus à surmonter le passif laissé par 40 années de communisme ? Les communistes ont-ils réellement accepté de quitter le pouvoir ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre. Le choix de se concentrer sur les élites politiques locales, ces " pionniers de la démocratie ", relève d'une volonté de retour aux fondements des nouveaux régimes érigés dans les pays est européens, avec tous les espoirs, peurs et fragilités inhérents aux débuts, afin de redonner leur sens et leur dimension véritables à des processus qui, aujourd'hui, paraissent parfois (trop) évidents aux citoyens des deux parties de l'Europe. Au-delà de la description de l'aventure humaine très personnelle qu'a pu revêtir la construction démocratique, ce travail s'inscrit dans une réflexion plus globale sur l'avenir de l'Europe et les conditions de réussite des entreprises de démocratisation.
Depuis le 1er mai 2004, et pour la première fois dans l'histoire de l'Europe, vingt-cinq pays sont, de par leur volonté démocratique, les membres égaux d'une même entité politique et économique : l'Union européenne. Révolution du nombre avec le quasi-doublement des États, et aboutissement d'un long processus de modernisation des pays post-communistes, le processus d'unification de l'Europe aura pourtant été vécu comme un moment de sa division : sur la guerre en Irak, sur la relation transatlantique, sur l'adoption d'une Constitution européenne. Ouvrage exceptionnel, il réalise la synthèse de l'évolution des élites politiques et des opinions publiques au travers de quinze années d'enquêtes et de sondages réalisés dans les anciens et les nouveaux pays membres, mais aussi aux portes de l'Europe. Ouvrage européen par excellence, il fait appel aux meilleurs spécialistes de chaque pays pour comprendre, par et pour chaque État, espoirs et craintes, stratégies gouvernementales et alliances régionales, rôles des élites politiques et évolutions de l'état de l'opinion. Outil pour demain, ce livre démontre, au-delà des craintes et du décalage entre élites politiques et opinions publiques, l'émergence d'une opinion publique européenne et pose la question du rôle de la société civile. Il souligne l'urgence pour l'Union européenne de redéfinir sa raison d'être, ses institutions, ses frontières et d'apporter des réponses aux attentes fortes sur trois enjeux majeurs : la sécurité, la solidarité et la démocratie dans la gouvernante européenne.
Résumé : En novembre 2013, les révoltés ukrainiens de la place Maïdan revendiquaient d'abord la constitution d'un Etat " normal ", débarrassé des ingérences des oligarques et des agissements d'un président contre lequel ne s'exerçait aucun contre-pouvoir sérieux. De semblables appels ont retenti à plusieurs reprises dans des pays situés entre l'Europe et la Russie, comme la Moldavie ou la Géorgie. L'Europe peut-elle répondre à l'attente suscitée par son modèle politique ?Ou, au contraire, faut-il voir dans la force d'inertie et dans les héritages culturels les facteurs de résistance de régimes plus ou moins autoritaires de la région, soutenus par la Russie ? Entre pessimisme de la raison et optimisme de la volonté, Florent Parmentier propose une analyse d'actualité sur les possibilités d'émergence d'un Etat de droit dans les pays d'Europe orientale et du Caucase, condition sine qua non de leur modernisation et d'un éventuel rapprochement profond et durable avec l'Union européenne.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.