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Les Européens face à l'élargissement. Perceptions, acteurs, enjeux
Rupnik Jacques
SCIENCES PO
22,50 €
Épuisé
EAN :9782724609288
Depuis le 1er mai 2004, et pour la première fois dans l'histoire de l'Europe, vingt-cinq pays sont, de par leur volonté démocratique, les membres égaux d'une même entité politique et économique : l'Union européenne. Révolution du nombre avec le quasi-doublement des États, et aboutissement d'un long processus de modernisation des pays post-communistes, le processus d'unification de l'Europe aura pourtant été vécu comme un moment de sa division : sur la guerre en Irak, sur la relation transatlantique, sur l'adoption d'une Constitution européenne. Ouvrage exceptionnel, il réalise la synthèse de l'évolution des élites politiques et des opinions publiques au travers de quinze années d'enquêtes et de sondages réalisés dans les anciens et les nouveaux pays membres, mais aussi aux portes de l'Europe. Ouvrage européen par excellence, il fait appel aux meilleurs spécialistes de chaque pays pour comprendre, par et pour chaque État, espoirs et craintes, stratégies gouvernementales et alliances régionales, rôles des élites politiques et évolutions de l'état de l'opinion. Outil pour demain, ce livre démontre, au-delà des craintes et du décalage entre élites politiques et opinions publiques, l'émergence d'une opinion publique européenne et pose la question du rôle de la société civile. Il souligne l'urgence pour l'Union européenne de redéfinir sa raison d'être, ses institutions, ses frontières et d'apporter des réponses aux attentes fortes sur trois enjeux majeurs : la sécurité, la solidarité et la démocratie dans la gouvernante européenne.
Le plus grand succès de l'Union européenne depuis vingt ans reste la diffusion de son modèle démocratique à l'Est du continent. Mais les plaques tectoniques de l'après 1989 sont en train de bouger. L'Europe redécouvre les limites (géo)politiques du droit et de la démocratisation. Son soft power fondé sur des normes partagées, sur le commerce et sur l'interdépendance se voit remis en cause. L'Europe subit une double déstabilisation : à l'Est, où l'Ukraine est aux prises avec la Russie néo-impériale de Poutine ; au Sud, où l'effondrement des Etats et le chaos succèdent aux Printemps arabes. Ce retour brutal de la Realpolitik replace au premier plan les questions de sécurité, d'énergie et de migrations, imposant à l'UE de revoir sa politique de voisinage. Si l'Europe veut avoir une Influence géopolitique sur ses voisins, si elle a pour ambition d'être une "Europe espace", plus ouverte sur l'extérieur et mieux adaptée à la mondialisation, elle doit d'abord devenir une "Europe puissance", plus politique et plus stratégique. Ecrit par les meilleurs spécialistes, cet ouvrage invite à repenser la relation entre le projet communautaire et ses frontières.
En 2004, l'Union européenne est passée de quinze à vingt-cinq membres, changeant par là de forme et de nature. Jusqu'où cette nouvelle Europe est-elle susceptible de s'étendre? Les Français ne paraissent pas s'intéresser vraiment à la question. Le défi, pourtant, est de taille, en particulier face aux États-Unis et à la Russie! Mais l'Europe, en s'élargissant, ne change pas seulement vis-à-vis du reste du monde: elle doit se modifier en profondeur, tout à la fois pour accueillir les nouveaux venus, rendre viable l'ensemble qu'elle constitue et créer une Constitution commune, une manière de vivre ensemble. Toutes choses indispensables, si elle ambitionne d'être davantage qu'une simple zone de libre-échange. C'est ce que montrent avec talent Christian Lequesne et Jacques Rupnik. En recensant les problèmes, en récapitulant les similitudes et les divergences, en rappelant les querelles, en pointant les enjeux liés à la constitution et à la question turque, ils ouvrent grand la discussion européenne. Un ouvrage indispensable. Biographie de l'auteur Christian Lequesne est directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques, directeur du Centre français de recherche en sciences sociales de Prague et professeur au Collège d'Europe à Bruges.Jacques Rupnik est directeur de recherche au Centre d'études et de recherches internationales (CERI). Il enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris et au Collège d'Europe à Bruges.
En une cinquantaine d années, la construction européenne a connu six vagues d élargissement et acquis une dimension continentale. Certains voient dans le changement d échelle du projet européen, qui concerne aujourd hui vingt-sept États contre six à l origine, la source de tous les maux qui affectent l Union européenne: blocages institutionnels, lenteur décisionnelle, perte de cohésion, délocalisations, dumping social... Or, la liste des pays candidats à l adhésion (Croatie, Islande, Turquie...) est encore longue.À trop s élargir, l Union ne compromet-elle pas sa capacité à s approfondir, mettant ainsi en péril la réalisation d une Europe politique?Cette question, aussi ancienne que le processus d élargissement lui même, mobilise désormais les opinions publiques et bouleverse les clivages politiques traditionnels. Pour y répondre, l auteur de cet ouvrage dresse un historique et un bilan des élargissements passés. Il en tire également des leçons pour l avenir, et se demande comment et jusqu'où l Union peut raisonnablement étendre ses frontières: pour pouvoir dire non à ses voisins, ne doit-elle pas clarifier au préalable le sens et la finalité mêmes du projet européen?SOMMAIRE:Préface de Jacques RUPNIKIntroductionPartie 1 - Une dynamique historiqueDes Communautés à 6 à l'Union à 15Le "grand élargissement" de 2004-2007: un changement d'échellePartie 2 - Une perspective de plus en plus débattueUne source de clivages politiques depuis les années 1990L'élargissement et le débat sur la finalité du projet européenPartie 3 - Quel bilan? Une mécanique bien rodéeGestion et "digestion" des élargissements par les institutions européennesUn premier bilan contrasté de l'Union à 27Partie 4 - Tirer des leçons pour l'avenirD'autres modalités d'adhésion étaient-elles possibles?Jusqu'où étendra-t-on les frontières de l'Union?L'Union osera-t-elle un jour dire non?Conclusion
Les bouleversements du monde contemporain ont mis à mal nos façons de penser l'univers : des forces, des idées, des mouvements nouveaux sont apparus. Autour des chercheurs du Centre d'études et de recherches internationales (CERI), " L'idée du monde " aura pour ambition, chaque année, de faire le point sur l'une des grandes questions de notre temps et d'ouvrir le débat. La fin du XXe siècle est marquée par le retour de la nation et des nationalismes. Avec force et souvent violence à l'Est et au Sud, en douceur à l'Ouest, c'est l'ingrédient majeur de l'après-guerre froide. Partout les hommes réaffirment leurs particularismes locaux, leurs identités nationales, ethniques ou religieuses... Pourquoi ce regain ? S'agit-il d'un " nouveau tribalisme " rétrograde ou du triomphe de l'Etat-nation comme passage obligé vers la modernité ? Dans ce volume, les meilleurs spécialistes internationaux se penchent sur l'Allemagne réunifiée, la Russie après l'Empire, la Yougoslavie en guerre, les procédures de divorce à la tchèque, à la québécoise, à la belge ou à l'italienne, la mue islamique du nationalisme arabe, la dérive ethnique du nationalisme indien ou l'improbable invention de l'Etat en Asie centrale... En conclusion, ils s'interrogent sur l'universalité du phénomène, sur sa durée et sur la capacité de résistance des sociétés " ouvertes " qui croyaient en avoir fini avec le nationalisme. Etude de Francis Delpérée, Alain Dieckhoff, Ernest Gellner, Pierre Hassner, Michael Ignatieff, Christophe Jaffrelot, Georges Nivat, Stevan K. Pavlowitch, Petr Pithart, Olivier Roy, Gian Enrico Rusconi, Jacques Rupnik, Chassan Salamé, Michael Stürmer.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.