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REVOLUTION MUSICALE ANCIENNE EDITION
RUFFAT/ARCHAMBAUD
MOT ET LE RESTE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782915378597
Quand Penny Lane de The Beatles sort en février 1967, les baby boomers occidentaux ne sont plus des teenagers. A la fin des années soixante apparaît une contre-culture avec ses valeurs, ses codes, ses aspirations au changement et, surtout, sa musique. Le rock, encore nommé rock'n'roll, arrive à maturité: les 45 tours sont remplacés peu à peu par des 33 tours. Le son de cette génération qui rêvait d'un monde meilleur évolue aussi face aux réalités d'un monde qui bouge. 1968 est l'année des révolutions. 1969 portera à l'apogée la génération du Flower Power à Woodstock, avant de sombrer au festival d'Altamont, organisé par The Rolling Stones. Quatre-vingt-dix albums de l'époque sont étudiés dans cet ouvrage. Chefs-d'oeuvre reconnus ou pépites méconnues, ils sont les multiples facettes d'une révolution musicale, se confrontant ou s'écartant d'une révolution sociale dont les soubresauts nous accompagnent encore. Ces albums reflètent surtout un paysage en pleine mutation: l'album est devenu le vecteur principal des constructions et des explorations musicales. Le monde change, la musique aussi. Ce foisonnement artistique devient une véritable industrie. Les décennies à venir surferont sur cette immense vague qui s'est articulée au cours de ces trois années. Voici le son d'une génération en marche. Biographie: Professeur certifié de lettres modernes et d'histoire des arts, Guillaume Ruffat est membre de l'association B-Side Rock dont l'activité tend à promouvoir la culture rock en France. Il a écrit de nombreux articles critiques ou historiques pour le webzine Inside Rock (www.inside-rock.fr). Cet ouvrage a été réalisé avec la collaboration d'Audrey Le Bail et Cyrille Archambaud ainsi que la contribution de Fabien Archambaud et Marie Berjon. La collection Formes reçoit le concours financier de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Sous le gouvernement de Vichy, le dessin animé trouve une mise en avant inédite. Il est organisé et de nouvelles institutions créées. Plane pourtant en permanence le spectre allemand puisque les nazis sont bien décidés à créer en Europe une industrie du dessin animé capable de rivaliser avec les Etats-Unis ; la France devant servir de relais à cette ambition. Les quatre années d'Occupation sont pour le dessin animé une période de tergiversations politiques. En effet, si on sent bien la volonté de promouvoir un art français du dessin animé, la finalité est-elle pour tous la même ? A quoi cela sert-il de réaliser des dessins animés sous l'Occupation ? Qui en prend l'initiative et pourquoi ?Y a-t-il conflits d'intérêts entre l'occupant allemand et les autorités de Vichy ? Comment s'organise et se structure cette nouvelle industrie ? Quels sont les acteurs qui entrent en jeu ? Avant-guerre, la production française de dessins animés était rendue impossible en raison de la trop forte concurrence américaine ; l'interdiction de leur projection permet de se débarrasser des cartoons américains. Demeure cependant le problème du financement de ces dessins animés tournés en France. Pour la première fois, l'Etat français s'intéresse à la question et propose des moyens de financement originaux. Comment s'organise la nouvelle politique économique de Vichy en matière de dessins animés ? Comment sont produits et financés ces dessins animés français ? Comment sont prévus les remboursements de ces avances ? Jean-Pierre Bertin-Maghit note : "Il s'agit là d'un ouvrage passionnant, qui brasse des centaines de fonds d'archives provenant de France et d'Allemagne pour nous emmener dans les coulisses de la fabrication et de la diffusion de ces dessins animés. Cette publication est exceptionnelle par son originalité, sa modernité et son côté novateur, elle est issue d'une thèse qui a reçu le prix très convoité de la Chancellerie des universités de Paris en 2013. Une étude qui marquera, sans nul doute, une date dans l'historiographie du dessin animé !"
En se posant en groupe d'intérêt comparable aux autres grands groupes admis à s'exprimer dans la vie de la nation, le mouvement consommateur est-il parvenu à lever les ambiguïtés qui pesaient sur son entreprise ?
En 1834, Amans Dausse, pharmacien à Paris, créé la première fabrique d'extraits de plantes médicinales : ainsi naissent les laboratoires Dausse. En 1899, Joseph Robert, pharmacien à Paris et adepte du pasteurisme, met au point un nouveau procédé de stérilisation des pansements : c'est l'acte de naissance des Laboratoires Robert & Carrière. C'est de la fusion de ces deux sociétés que naîtra Synthélabo en 1970, aujourd'hui troisième laboratoire pharmaceutique français. Dans ce livre, Michèle Ruffat retrace l'histoire des laboratoires constitutifs du groupe, de l'officine à la grande industrie, du XIXe siècle jusqu'à nos jours, en éclairant de nombreuses questions : quels types de médicaments consommait-on alors ? Quelles étaient les relations entre cette industrie naissante, les médecins et les consommateurs ? Comment la législation a-t-elle au cours des années freiné ou favorisé le progrès pharmaceutique ? Elle suit les grands bouleversements survenus depuis la Seconde Guerre mondiale avec l'industrialisation et l'internationalisation de cette industrie. La fusion avec Métabio-Joullié en 1980 et l'intégration des Laboratoires Delagrange et Delalande en 1992 doublent à chaque fois la taille du groupe. La cas de Synthélabo, aujourd'hui filiale de l'Oréal, éclaire la manière dont s'est construite l'industrie pharmaceutique française. D'où l'intérêt particulier de cet ouvrage - illustré de 150 photos et documents, dont beaucoup en couleur -, dont la réalisation a été permise par un contrat entre le CNRS et Synthélabo, qui a ouvert à l'auteur l'ensemble des archives du groupe.
Résumé : En mettant pour la première fois en avant le dessin animé français, en organisant sa production et en facilitant son financement et sa diffusion, le gouvernement de Vichy n'entend-il pas marquer d'une empreinte quelconque l'esthétique de la production française ? N'a-t-il pas cherché à utiliser ce nouvel outil comme moyen de propagande ? Comment se positionne la société les Gémeaux entre obsession disneyenne du public, nostalgie d'une splendeur passée des journalistes, promotion de l'art français du gouvernement et recherche d'une voie nouvelle par Grimault et Sarrut ? Durant quatre années entre 1940 et 1944, les tensions s'exacerbent entre promotion de l'art français dans le dessin animé (désaméricanisation), tentation d'un retour à la disneyfication, recherche d'une voie médiane, dessins animés de propagande politique. Le multicephalisme des preneurs de décisions ne fait rien pour clarifier les choses. Et pourtant, ne voit-on pas émerger sous l'Occupation une école typiquement française du dessin animé ou bien une simple hybridation des formes qui rejette en bloc les "ravages de l'impressionnisme" ? Dans la préface, Sébastien Denis note : "Sébastien Roffat continue d'explorer une époque avec force détails, riche d'une documentation exceptionnelle, à la recherche de la difficile définition d'une animation "française"." Ce travail a été récompensé du prestigieux prix Aguirre-Basualdo 2013 décerné par la Chancellerie des universités de Paris.
Dans les années soixante-dix, le sud des Etats-Unis voit émerger une vague de groupes talentueux, fédérés sous la bannière du southern rock. Si chacun cultive sa propre identité, The Allman Brothers Band, Lynyrd Skynyrd, ZZ Top, Molly Hatchet ou encore Blackfoot, tous partagent des caractéristiques communes : un ancrage dans les musiques du Deep South (blues, soul, country) et un esprit rebelle qui les voit adopter un son chaud, râblé, ardent. Avec plusieurs guitaristes solistes ? particularité du genre ?, ils multiplient les possibilités harmoniques et favorisent les longs soli à la manière des improvisations que l'on retrouve dans le jazz. Une fois posé le vernaculaire de cet élan spontané, Arnaud Choutes présente les différents protagonistes du rock sudiste, de 1969 à nos jours.
Tout commence, tout peut commencer à recommencer, dans la salle des pas perdus, à la gare de Paris-Saint-Lazare. Je m'y retrouvais l'autre soir, avec du temps devant moi, en attendant le train pour Rouen. Au tout début des années soixante-dix, on pouvait voir dans ces parages un homme d'une trentaine d'années habillé d'un caban et d'une casquette de marin. Il n'était ni matelot, ni pêcheur, ni armateur. Interrogé par les Renseignements Généraux, il aurait dit (du moins à voix basse) qu'il était "l'esprit en dérive de l'Europe erratique". "Territoire" est sans doute un mot-clé dans le paysage mental d'aujourd'hui. Kenneth White a traversé beaucoup de territoires, physiques et culturels, en Europe, en Afrique, en Amérique et en Asie, toujours en quête d'un espace de l'esprit, auquel il donne substance, formes et couleurs. Il se concentre ici sur la France, sa terre d'élection, depuis le Pas-de-Calais et la côte normande jusqu'à son installation sur le littoral breton, en passant par les hauteurs du Morvan et des Pyrénées, les fins fonds du Périgord, les lumineuses terres provençales, faisant de longues marches dans les Cévennes, la Narbonnaise, l'Aquitaine, avec une incursion vers les territoires d'outre-mer.
Thoreau Henry-David ; Granger Michel ; Mallet Nico
Dans la continuité du passage de Walden en poche, nous mettons à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable. Par un travail de réhabilitation de ses textes d'abord, par la déclinaison de chacun de ses essais en format de poche ensuite. A l'image du recueil Essais chaque volume sera rehaussé d'un appareillage critique assuré par le spécialiste Michel Granger. Cinquième d'une série de douze ouvrages, La Désobéissance civile est un essai à charge contre le gouvernement et sa politique esclavagiste. A partir de 1842, Thoreau fait le geste symbolique de ne plus payer ses impôts locaux en signe de protestation et sera brièvement emprisonné en réponse à cet acte de résistance. Un ouvrage qui exhorte les citoyens à une résistance réfléchie face au gouvernement.
Résumé : Entre "Mirza", "Le téléfon" ou "Le sud", Nino Ferrer a illuminé les années soixante en recréant un rhythm'n'blues à la française, puis s'est lancé dans les années soixante-dix dans une musique ambitieuse guère éloignée du rock progressif. Cas à part dans l'univers musical français, il est un paradoxe à lui seul : rares sont les artistes à avoir bénéficié d'une telle notoriété, en ayant connu une aussi longue traversée du désert. Il a choisi de bâtir sa carrière en coupant tous les ponts avec le show-business, en s'exonérant de la charge qui incombe à un artiste populaire. A partir des interviews données par Nino Ferrer, de rencontres avec sa famille et des témoins essentiels, cet ouvrage retrace le parcours d'un homme libre et replace son oeuvre dans la grande histoire de la pop music au-delà des classiques.