Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Histoire politique et économique du dessin animé français sous l'Occupation (1940-1944). Un âge d'or
Roffat Sébastien ; Creton Laurent ; Bertin-Maghit
L'HARMATTAN
36,50 €
Épuisé
EAN :9782343036205
Sous le gouvernement de Vichy, le dessin animé trouve une mise en avant inédite. Il est organisé et de nouvelles institutions créées. Plane pourtant en permanence le spectre allemand puisque les nazis sont bien décidés à créer en Europe une industrie du dessin animé capable de rivaliser avec les Etats-Unis ; la France devant servir de relais à cette ambition. Les quatre années d'Occupation sont pour le dessin animé une période de tergiversations politiques. En effet, si on sent bien la volonté de promouvoir un art français du dessin animé, la finalité est-elle pour tous la même ? A quoi cela sert-il de réaliser des dessins animés sous l'Occupation ? Qui en prend l'initiative et pourquoi ?Y a-t-il conflits d'intérêts entre l'occupant allemand et les autorités de Vichy ? Comment s'organise et se structure cette nouvelle industrie ? Quels sont les acteurs qui entrent en jeu ? Avant-guerre, la production française de dessins animés était rendue impossible en raison de la trop forte concurrence américaine ; l'interdiction de leur projection permet de se débarrasser des cartoons américains. Demeure cependant le problème du financement de ces dessins animés tournés en France. Pour la première fois, l'Etat français s'intéresse à la question et propose des moyens de financement originaux. Comment s'organise la nouvelle politique économique de Vichy en matière de dessins animés ? Comment sont produits et financés ces dessins animés français ? Comment sont prévus les remboursements de ces avances ? Jean-Pierre Bertin-Maghit note : "Il s'agit là d'un ouvrage passionnant, qui brasse des centaines de fonds d'archives provenant de France et d'Allemagne pour nous emmener dans les coulisses de la fabrication et de la diffusion de ces dessins animés. Cette publication est exceptionnelle par son originalité, sa modernité et son côté novateur, elle est issue d'une thèse qui a reçu le prix très convoité de la Chancellerie des universités de Paris en 2013. Une étude qui marquera, sans nul doute, une date dans l'historiographie du dessin animé !"
Biographie de l'auteur Sébastien ROFFAT est historien, spécialiste du cinéma d'animation. Il a déjà publié Animation et Propagande : les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale. Enseignant et conférencier, il poursuit ses recherches sur le dessin animé français sous l'Occupation.
Noverre Maurice ; Roffat Sébastien ; Saerens Sylvi
En 1926, Maurice Noverre, premier historien du cinéma, publie un livre qui fait polémique : Emile Reynaud serait le véritable inventeur de la projection animée. C'est en réalité l'aboutissement d'une bataille de longue haleine durant laquelle Maurice Noverre tenta de réhabiliter Georges Méliès et d'autres "oubliés" des premiers temps du cinéma en adoptant une position clairement antilumiériste. Publié à compte d'auteur, l'ouvrage était introuvable. Sébastien Roffat, historien spécialiste du cinéma d'animation, a décidé de diriger la publication de la nouvelle édition.
Résumé : En mettant pour la première fois en avant le dessin animé français, en organisant sa production et en facilitant son financement et sa diffusion, le gouvernement de Vichy n'entend-il pas marquer d'une empreinte quelconque l'esthétique de la production française ? N'a-t-il pas cherché à utiliser ce nouvel outil comme moyen de propagande ? Comment se positionne la société les Gémeaux entre obsession disneyenne du public, nostalgie d'une splendeur passée des journalistes, promotion de l'art français du gouvernement et recherche d'une voie nouvelle par Grimault et Sarrut ? Durant quatre années entre 1940 et 1944, les tensions s'exacerbent entre promotion de l'art français dans le dessin animé (désaméricanisation), tentation d'un retour à la disneyfication, recherche d'une voie médiane, dessins animés de propagande politique. Le multicephalisme des preneurs de décisions ne fait rien pour clarifier les choses. Et pourtant, ne voit-on pas émerger sous l'Occupation une école typiquement française du dessin animé ou bien une simple hybridation des formes qui rejette en bloc les "ravages de l'impressionnisme" ? Dans la préface, Sébastien Denis note : "Sébastien Roffat continue d'explorer une époque avec force détails, riche d'une documentation exceptionnelle, à la recherche de la difficile définition d'une animation "française"." Ce travail a été récompensé du prestigieux prix Aguirre-Basualdo 2013 décerné par la Chancellerie des universités de Paris.
Le 29 mai 1953 sort sur les écrans parisiens un film très attendu : La Bergère et le Ramoneur réalisé par Paul Grimault, scénario de Jacques Prévert, musique de Joseph Kosma, produit par André Sarrut par le studio les Gémeaux. Il est très attendu car il a fait l'objet depuis son prix au festival de Venise en septembre 1952 d'une série de procès intentés par le réalisateur et le scénariste contre leur producteur. Paul Grimault a en effet été évincé de la réalisation de son propre film par André Sarrut en décembre 1950. L'affaire défraye depuis la chronique. Au nom du droit d'auteur qu'ils estiment bafoué, Paul Grimault et Jacques Prévert peuvent-ils interdire un film dont la production a duré 10 ans et le budget a été multiplié par dix ? Peuvent-ils léser le travail de près de deux cents personnes ? Quelle est leur part de responsabilité dans le naufrage qui s'annonce ? Le producteur n'est-il pas un coupable trop idéal ? Cet ouvrage raconte l'histoire incroyable de ce film à partir d'archives et de témoignages totalement inédits. Parlent ainsi pour la première fois la famille du producteur, le directeur technique, des animateurs, des traceurs, des gouacheurs, des opérateurs de prises de vues. La version des faits rapportés par les deux auteurs depuis les années cinquante est ici remise en cause par une enquête de près de vingt ans à travers une documentation totalement renouvelée issue de centres de ressources français, italien ou suisse, une étude exhaustive de la presse et de toutes les pièces de l'imposant dossier judiciaire et de toutes les archives économiques. En 1980, Paul Grimault sort Le Roi et l'Oiseau, une nouvelle version de La Bergère et le Ramoneur qu'il estime être la bonne. Encensé par la presse, le film reçoit le prix Louis-Delluc. Retour sur la production de deux films mythiques qui dans l'esprit du public n'en forment souvent qu'un.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.