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Esthétique et réception du dessin animé français sous l'Occupation (1940-1944). L'émergence d'une éc
Roffat Sébastien ; Denis Sébastien
L'HARMATTAN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782343044644
En mettant pour la première fois en avant le dessin animé français, en organisant sa production et en facilitant son financement et sa diffusion, le gouvernement de Vichy n'entend-il pas marquer d'une empreinte quelconque l'esthétique de la production française ? N'a-t-il pas cherché à utiliser ce nouvel outil comme moyen de propagande ? Comment se positionne la société les Gémeaux entre obsession disneyenne du public, nostalgie d'une splendeur passée des journalistes, promotion de l'art français du gouvernement et recherche d'une voie nouvelle par Grimault et Sarrut ? Durant quatre années entre 1940 et 1944, les tensions s'exacerbent entre promotion de l'art français dans le dessin animé (désaméricanisation), tentation d'un retour à la disneyfication, recherche d'une voie médiane, dessins animés de propagande politique. Le multicephalisme des preneurs de décisions ne fait rien pour clarifier les choses. Et pourtant, ne voit-on pas émerger sous l'Occupation une école typiquement française du dessin animé ou bien une simple hybridation des formes qui rejette en bloc les "ravages de l'impressionnisme" ? Dans la préface, Sébastien Denis note : "Sébastien Roffat continue d'explorer une époque avec force détails, riche d'une documentation exceptionnelle, à la recherche de la difficile définition d'une animation "française"." Ce travail a été récompensé du prestigieux prix Aguirre-Basualdo 2013 décerné par la Chancellerie des universités de Paris.
Ce volume s'intéresse à la mise en place des premiers jalons de la mise en oeuvre d'une industrie culturelle encore balbutiante en France, à savoir le cinéma d'animation. Sur un continent totalement dominé par la production américaine des cartoons et en particulier des films de Walt Disney dont le premier long métrage, Blanche-Neige et les sept nains, sort à Paris en mai 1938, des artistes français tentent un pari fou : créer en France des dessins animés. Face à ce monopole économique et à l'américanisation du dessin animé français, le studio Les Gémeaux créé par André Sarrut et Paul Grimault en 1936 fait figure d'exception. Le temps est-il venu qu'advienne un dessin animé français ? Est-ce enfin, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, l'émergence d'une école française du dessin animé après vingt années d'errements ? La mise en place d'une logique industrielle et la rationalisation des moyens de production est un moyen d'atteindre ce rêve disneyen. Basée sur une documentation totalement inédite, l'Histoire du dessin animé français entre 1936-1940 marque une date importante dans l'historiographie du cinéma d'animation comme en histoire du cinéma. Pour Hervé Joubert-Laurencin, cette saga "est du début à la fin une narration foisonnante et vraie, qu'on lit avec le rare plaisir de découvrir neuf ce qu'on croyait déjà connaître". Ce travail a été récompensé du prestigieux prix Aguirre-Basualdo 2013 décerné par la Chancellerie des universités de Paris.
Noverre Maurice ; Roffat Sébastien ; Saerens Sylvi
En 1926, Maurice Noverre, premier historien du cinéma, publie un livre qui fait polémique : Emile Reynaud serait le véritable inventeur de la projection animée. C'est en réalité l'aboutissement d'une bataille de longue haleine durant laquelle Maurice Noverre tenta de réhabiliter Georges Méliès et d'autres "oubliés" des premiers temps du cinéma en adoptant une position clairement antilumiériste. Publié à compte d'auteur, l'ouvrage était introuvable. Sébastien Roffat, historien spécialiste du cinéma d'animation, a décidé de diriger la publication de la nouvelle édition.
Biographie de l'auteur Sébastien ROFFAT est historien, spécialiste du cinéma d'animation. Il a déjà publié Animation et Propagande : les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale. Enseignant et conférencier, il poursuit ses recherches sur le dessin animé français sous l'Occupation.
Résumé : Full Animation vs. Limited Animation... Drôle de sous-titre pour un ouvrage en français ! Mais l'opposition entre "pleine" (ou entière, complète, totale...) et "limitée" ne fonctionnerait pas aussi bien pour faire comprendre l'importance des termes full animation et limited animation dans le monde de l'animation au niveau international. S'intéresser à l'histoire, aux discours et aux techniques derrière ces deux syntagmes est une façon renouvelée d'entrer dans l'analyse des films d'animation, par le biais de la qualité. De fait, la "qualité" de l'animation n'est que fort peu discutée par le grand public, et elle l'est même assez peu en réalité au sein des groupes de spécialistes ; pourtant, cette question est d'une grande importance, en termes techniques, économiques et esthétiques, pour comprendre le phénomène même d'animation. Cet ouvrage est le premier centré sur cette approche et permet ainsi de prendre à bras le corps le concept de "limitation" comme opérateur épistémologique afin d'expliciter plus avant les enjeux de la mise en mouvement des phases arrêtées composant l'animation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.