Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Histoire du dessin animé français entre 1936 et 1940. Une politique culturelle d'Etat ?
Roffat Sébastien ; Joubert-Laurencin Hervé
L'HARMATTAN
40,00 €
Épuisé
EAN :9782343023335
Ce volume s'intéresse à la mise en place des premiers jalons de la mise en oeuvre d'une industrie culturelle encore balbutiante en France, à savoir le cinéma d'animation. Sur un continent totalement dominé par la production américaine des cartoons et en particulier des films de Walt Disney dont le premier long métrage, Blanche-Neige et les sept nains, sort à Paris en mai 1938, des artistes français tentent un pari fou : créer en France des dessins animés. Face à ce monopole économique et à l'américanisation du dessin animé français, le studio Les Gémeaux créé par André Sarrut et Paul Grimault en 1936 fait figure d'exception. Le temps est-il venu qu'advienne un dessin animé français ? Est-ce enfin, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, l'émergence d'une école française du dessin animé après vingt années d'errements ? La mise en place d'une logique industrielle et la rationalisation des moyens de production est un moyen d'atteindre ce rêve disneyen. Basée sur une documentation totalement inédite, l'Histoire du dessin animé français entre 1936-1940 marque une date importante dans l'historiographie du cinéma d'animation comme en histoire du cinéma. Pour Hervé Joubert-Laurencin, cette saga "est du début à la fin une narration foisonnante et vraie, qu'on lit avec le rare plaisir de découvrir neuf ce qu'on croyait déjà connaître". Ce travail a été récompensé du prestigieux prix Aguirre-Basualdo 2013 décerné par la Chancellerie des universités de Paris.
Pinocchio, Bugs Bunny, le premier long métrage d'animation en Chine, en Italie, au Japon, les courts métrages couleurs... Le point commun à tout cela ? La période. Tous ces films ont été tournés durant la Seconde Guerre mondiale. Les combats font rage partout à la surface du globe, quatre-vingt douze millions de personnes sont mobilisées. Par quel tour de force, les gouvernements en guerre ont-ils orchestré la mise en œuvre de la propagande par le dessin animé ? Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, que pouvons-nous dire du millier de dessins animés produits durant cette période ? Que nous apprennent ces bandes d'animation sur la vie de réalisateurs de dessins animés des années quarante ? Quels intérêts les régimes totalitaires ou démocratiques ont-ils eus à soutenir une forme de cinéma aussi coûteuse ? Plongée dans les coulisses de cette production de guerre méconnue, de l'agression japonaise en Mandchourie en 1931 à l'immédiat après-guerre. Prolongez la lecture par une visite de www.cellulo.net.
Biographie de l'auteur Sébastien ROFFAT est historien, spécialiste du cinéma d'animation. Il a déjà publié Animation et Propagande : les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale. Enseignant et conférencier, il poursuit ses recherches sur le dessin animé français sous l'Occupation.
Le 29 mai 1953 sort sur les écrans parisiens un film très attendu : La Bergère et le Ramoneur réalisé par Paul Grimault, scénario de Jacques Prévert, musique de Joseph Kosma, produit par André Sarrut par le studio les Gémeaux. Il est très attendu car il a fait l'objet depuis son prix au festival de Venise en septembre 1952 d'une série de procès intentés par le réalisateur et le scénariste contre leur producteur. Paul Grimault a en effet été évincé de la réalisation de son propre film par André Sarrut en décembre 1950. L'affaire défraye depuis la chronique. Au nom du droit d'auteur qu'ils estiment bafoué, Paul Grimault et Jacques Prévert peuvent-ils interdire un film dont la production a duré 10 ans et le budget a été multiplié par dix ? Peuvent-ils léser le travail de près de deux cents personnes ? Quelle est leur part de responsabilité dans le naufrage qui s'annonce ? Le producteur n'est-il pas un coupable trop idéal ? Cet ouvrage raconte l'histoire incroyable de ce film à partir d'archives et de témoignages totalement inédits. Parlent ainsi pour la première fois la famille du producteur, le directeur technique, des animateurs, des traceurs, des gouacheurs, des opérateurs de prises de vues. La version des faits rapportés par les deux auteurs depuis les années cinquante est ici remise en cause par une enquête de près de vingt ans à travers une documentation totalement renouvelée issue de centres de ressources français, italien ou suisse, une étude exhaustive de la presse et de toutes les pièces de l'imposant dossier judiciaire et de toutes les archives économiques. En 1980, Paul Grimault sort Le Roi et l'Oiseau, une nouvelle version de La Bergère et le Ramoneur qu'il estime être la bonne. Encensé par la presse, le film reçoit le prix Louis-Delluc. Retour sur la production de deux films mythiques qui dans l'esprit du public n'en forment souvent qu'un.
De 1936 à 1958, la société Les Gémeaux fondée par Paul Grimault (1905-1994) et André Sarrut (1910-1997) a été le plus grand studio d'animation d'Europe. Outre des dessins animés publicitaires, ont été tournés Le Marchand de notes, Les Passagers de la Grande Ourse, L'Epouvantail, Le Voleur de Paratonnerres, La Flûte magique et Le Petit Soldat. A partir de 1948, la société se lance dans la production du premier long métrage de dessins animés français : La Bergère et le Ramoneur (devenu Le Roi et l'Oiseau). Ce livre retrace l'histoire de la première décennie du studio allant de sa création au début de la production de La Bergère. Au fil d'une incroyable épopée qui prend place en pleine Occupation allemande de la France se croisent, outre les créateurs du studio, les scénaristes Aurenche, Blondeau, Leenhardt, Prévert, les compositeurs Wiéner, Delannoy, Désormière, Kosma et toute une équipe de près de quarante personnes. Il est aussi question de la Direction générale de la Cinématographie nationale, du COIC, du Crédit national, de banques protestantes, de la Continental-Films et d'Alfred Greven, du ministère allemand de la Propagande et de Goebbels qui tous s'intéressent aux dessins animés de Paul Grimault et d'André Sarrut.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.