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Animation et propagande. Les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale
Roffat Sébastien
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782747585675
Pinocchio, Bugs Bunny, le premier long métrage d'animation en Chine, en Italie, au Japon, les courts métrages couleurs... Le point commun à tout cela ? La période. Tous ces films ont été tournés durant la Seconde Guerre mondiale. Les combats font rage partout à la surface du globe, quatre-vingt douze millions de personnes sont mobilisées. Par quel tour de force, les gouvernements en guerre ont-ils orchestré la mise en œuvre de la propagande par le dessin animé ? Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, que pouvons-nous dire du millier de dessins animés produits durant cette période ? Que nous apprennent ces bandes d'animation sur la vie de réalisateurs de dessins animés des années quarante ? Quels intérêts les régimes totalitaires ou démocratiques ont-ils eus à soutenir une forme de cinéma aussi coûteuse ? Plongée dans les coulisses de cette production de guerre méconnue, de l'agression japonaise en Mandchourie en 1931 à l'immédiat après-guerre. Prolongez la lecture par une visite de www.cellulo.net.
Ce volume s'intéresse à la mise en place des premiers jalons de la mise en oeuvre d'une industrie culturelle encore balbutiante en France, à savoir le cinéma d'animation. Sur un continent totalement dominé par la production américaine des cartoons et en particulier des films de Walt Disney dont le premier long métrage, Blanche-Neige et les sept nains, sort à Paris en mai 1938, des artistes français tentent un pari fou : créer en France des dessins animés. Face à ce monopole économique et à l'américanisation du dessin animé français, le studio Les Gémeaux créé par André Sarrut et Paul Grimault en 1936 fait figure d'exception. Le temps est-il venu qu'advienne un dessin animé français ? Est-ce enfin, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, l'émergence d'une école française du dessin animé après vingt années d'errements ? La mise en place d'une logique industrielle et la rationalisation des moyens de production est un moyen d'atteindre ce rêve disneyen. Basée sur une documentation totalement inédite, l'Histoire du dessin animé français entre 1936-1940 marque une date importante dans l'historiographie du cinéma d'animation comme en histoire du cinéma. Pour Hervé Joubert-Laurencin, cette saga "est du début à la fin une narration foisonnante et vraie, qu'on lit avec le rare plaisir de découvrir neuf ce qu'on croyait déjà connaître". Ce travail a été récompensé du prestigieux prix Aguirre-Basualdo 2013 décerné par la Chancellerie des universités de Paris.
Résumé : Full Animation vs. Limited Animation... Drôle de sous-titre pour un ouvrage en français ! Mais l'opposition entre "pleine" (ou entière, complète, totale...) et "limitée" ne fonctionnerait pas aussi bien pour faire comprendre l'importance des termes full animation et limited animation dans le monde de l'animation au niveau international. S'intéresser à l'histoire, aux discours et aux techniques derrière ces deux syntagmes est une façon renouvelée d'entrer dans l'analyse des films d'animation, par le biais de la qualité. De fait, la "qualité" de l'animation n'est que fort peu discutée par le grand public, et elle l'est même assez peu en réalité au sein des groupes de spécialistes ; pourtant, cette question est d'une grande importance, en termes techniques, économiques et esthétiques, pour comprendre le phénomène même d'animation. Cet ouvrage est le premier centré sur cette approche et permet ainsi de prendre à bras le corps le concept de "limitation" comme opérateur épistémologique afin d'expliciter plus avant les enjeux de la mise en mouvement des phases arrêtées composant l'animation.
Emile Reynaud (1844-1918) est-il un pionnier parmi d'autres ou le pionnier du cinéma ? C'est la question posée par des chercheurs internationaux exceptionnellement rassemblés sur cette thématique. Ce livre interroge tour à tour la pratique photographique du pionnier et ce que l'on sait aujourd'hui de son invention principale, le Théâtre optique (1889), et de ses Pantomimes lumineuses "dessins animés" en couleurs et sonorisés projetés sur un écran, pour la première fois au monde au musée Grévin, à Paris, en 1892. Métaphoriquement, Emile Reynaud. Nouveaux regards est aux ouvrages qui l'ont précédé ce que le nouveau télescope James-Webb est à l'ancien télescope Hubble : il permet en étudiant la face cachée, la conservation actuelle, l'historiographie et la contemporanéité de Reynaud de distinguer le big-bang qui a vu naître le cinéma. Espace polymorphe et dédalique, ce volume, qui met en lumière quelques zones en jachère, est, en outre, jalonné de nombreux documents iconographiques inédits. Cet incontournable de l'historiographie cinématographique contemporaine, dirigé par Sébastien Roffat, Sylvie Saerens et Pascal Vimenet, est dédié à Sébastien Roffat, décédé le 5 septembre 2022.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.