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Les Gémeaux : l'histoire d'un studio d'animation mythique
Roffat Sébastien
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343234045
De 1936 à 1958, la société Les Gémeaux fondée par Paul Grimault (1905-1994) et André Sarrut (1910-1997) a été le plus grand studio d'animation d'Europe. Outre des dessins animés publicitaires, ont été tournés Le Marchand de notes, Les Passagers de la Grande Ourse, L'Epouvantail, Le Voleur de Paratonnerres, La Flûte magique et Le Petit Soldat. A partir de 1948, la société se lance dans la production du premier long métrage de dessins animés français : La Bergère et le Ramoneur (devenu Le Roi et l'Oiseau). Ce livre retrace l'histoire de la première décennie du studio allant de sa création au début de la production de La Bergère. Au fil d'une incroyable épopée qui prend place en pleine Occupation allemande de la France se croisent, outre les créateurs du studio, les scénaristes Aurenche, Blondeau, Leenhardt, Prévert, les compositeurs Wiéner, Delannoy, Désormière, Kosma et toute une équipe de près de quarante personnes. Il est aussi question de la Direction générale de la Cinématographie nationale, du COIC, du Crédit national, de banques protestantes, de la Continental-Films et d'Alfred Greven, du ministère allemand de la Propagande et de Goebbels qui tous s'intéressent aux dessins animés de Paul Grimault et d'André Sarrut.
Ce volume s'intéresse à la mise en place des premiers jalons de la mise en oeuvre d'une industrie culturelle encore balbutiante en France, à savoir le cinéma d'animation. Sur un continent totalement dominé par la production américaine des cartoons et en particulier des films de Walt Disney dont le premier long métrage, Blanche-Neige et les sept nains, sort à Paris en mai 1938, des artistes français tentent un pari fou : créer en France des dessins animés. Face à ce monopole économique et à l'américanisation du dessin animé français, le studio Les Gémeaux créé par André Sarrut et Paul Grimault en 1936 fait figure d'exception. Le temps est-il venu qu'advienne un dessin animé français ? Est-ce enfin, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, l'émergence d'une école française du dessin animé après vingt années d'errements ? La mise en place d'une logique industrielle et la rationalisation des moyens de production est un moyen d'atteindre ce rêve disneyen. Basée sur une documentation totalement inédite, l'Histoire du dessin animé français entre 1936-1940 marque une date importante dans l'historiographie du cinéma d'animation comme en histoire du cinéma. Pour Hervé Joubert-Laurencin, cette saga "est du début à la fin une narration foisonnante et vraie, qu'on lit avec le rare plaisir de découvrir neuf ce qu'on croyait déjà connaître". Ce travail a été récompensé du prestigieux prix Aguirre-Basualdo 2013 décerné par la Chancellerie des universités de Paris.
Le 29 mai 1953 sort sur les écrans parisiens un film très attendu : La Bergère et le Ramoneur réalisé par Paul Grimault, scénario de Jacques Prévert, musique de Joseph Kosma, produit par André Sarrut par le studio les Gémeaux. Il est très attendu car il a fait l'objet depuis son prix au festival de Venise en septembre 1952 d'une série de procès intentés par le réalisateur et le scénariste contre leur producteur. Paul Grimault a en effet été évincé de la réalisation de son propre film par André Sarrut en décembre 1950. L'affaire défraye depuis la chronique. Au nom du droit d'auteur qu'ils estiment bafoué, Paul Grimault et Jacques Prévert peuvent-ils interdire un film dont la production a duré 10 ans et le budget a été multiplié par dix ? Peuvent-ils léser le travail de près de deux cents personnes ? Quelle est leur part de responsabilité dans le naufrage qui s'annonce ? Le producteur n'est-il pas un coupable trop idéal ? Cet ouvrage raconte l'histoire incroyable de ce film à partir d'archives et de témoignages totalement inédits. Parlent ainsi pour la première fois la famille du producteur, le directeur technique, des animateurs, des traceurs, des gouacheurs, des opérateurs de prises de vues. La version des faits rapportés par les deux auteurs depuis les années cinquante est ici remise en cause par une enquête de près de vingt ans à travers une documentation totalement renouvelée issue de centres de ressources français, italien ou suisse, une étude exhaustive de la presse et de toutes les pièces de l'imposant dossier judiciaire et de toutes les archives économiques. En 1980, Paul Grimault sort Le Roi et l'Oiseau, une nouvelle version de La Bergère et le Ramoneur qu'il estime être la bonne. Encensé par la presse, le film reçoit le prix Louis-Delluc. Retour sur la production de deux films mythiques qui dans l'esprit du public n'en forment souvent qu'un.
Pinocchio, Bugs Bunny, le premier long métrage d'animation en Chine, en Italie, au Japon, les courts métrages couleurs... Le point commun à tout cela ? La période. Tous ces films ont été tournés durant la Seconde Guerre mondiale. Les combats font rage partout à la surface du globe, quatre-vingt douze millions de personnes sont mobilisées. Par quel tour de force, les gouvernements en guerre ont-ils orchestré la mise en œuvre de la propagande par le dessin animé ? Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, que pouvons-nous dire du millier de dessins animés produits durant cette période ? Que nous apprennent ces bandes d'animation sur la vie de réalisateurs de dessins animés des années quarante ? Quels intérêts les régimes totalitaires ou démocratiques ont-ils eus à soutenir une forme de cinéma aussi coûteuse ? Plongée dans les coulisses de cette production de guerre méconnue, de l'agression japonaise en Mandchourie en 1931 à l'immédiat après-guerre. Prolongez la lecture par une visite de www.cellulo.net.
Emile Reynaud (1844-1918) est-il un pionnier parmi d'autres ou le pionnier du cinéma ? C'est la question posée par des chercheurs internationaux exceptionnellement rassemblés sur cette thématique. Ce livre interroge tour à tour la pratique photographique du pionnier et ce que l'on sait aujourd'hui de son invention principale, le Théâtre optique (1889), et de ses Pantomimes lumineuses "dessins animés" en couleurs et sonorisés projetés sur un écran, pour la première fois au monde au musée Grévin, à Paris, en 1892. Métaphoriquement, Emile Reynaud. Nouveaux regards est aux ouvrages qui l'ont précédé ce que le nouveau télescope James-Webb est à l'ancien télescope Hubble : il permet en étudiant la face cachée, la conservation actuelle, l'historiographie et la contemporanéité de Reynaud de distinguer le big-bang qui a vu naître le cinéma. Espace polymorphe et dédalique, ce volume, qui met en lumière quelques zones en jachère, est, en outre, jalonné de nombreux documents iconographiques inédits. Cet incontournable de l'historiographie cinématographique contemporaine, dirigé par Sébastien Roffat, Sylvie Saerens et Pascal Vimenet, est dédié à Sébastien Roffat, décédé le 5 septembre 2022.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.