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Peintures et écrits
Rubercy Eryck de ; Brion-Guerry Liliane
KLINCKSIECK
50,00 €
Épuisé
EAN :9782252027417
Sous l'impulsion de Caspar David Friedrich et de Philipp Otto Runge nat, au dbut du XIXe sicle, la peinture allemande romantique. Comme Novalis, Runge semble contempler le monde avec fasciniation et effroi, mais exprimer cette vision, nave en apparence, par la profondeur d'un art trs raffin. A l'instar de Friedrich, et plus que lui, Runge fut un thoricien de l'art. Sa peinture repose sur une logique mthodique. Il rdigea un trait des couleurs (Farbenkugel) paru, comme la Thorie des couleurs de Goethe, en 1810, et qui suscita l'intrt des savants. Pour claircir son sujet, Runge se ressoura aux crits mystiques de Jacob Bhme, collabora troitement avec le physicien Steffens, enfin entra en correspondance avec Schelling et Goethe, Brentano et Tieck. Runge entreprend en 1802, dans son langage propre hiroglyphique , la grande oeuvre de sa vie : les Moments de la Journe. Il s'agit de paysages spirituels, absolus malgr la prsence de nombreux personnages, des enfants notamment. Selon la premire ide qu'il se fait de ces peintures, Runge les voit accompagnes de musique. Tieck proposa d'en crire les pomes. Runge comptait ainsi raliser l'oeuvre d'art totale, ce Gesamtkunstwerk qui hanta les romantiques, allait s'panouir dans le Drame musical de Richard Wagner et plus tard inspira le mouvement artistique du Blaue Reiter. Pour ses Romances du Rosaire - vaste pope lyrique d'inspiration religieuse - Clemens Brentano avait rv d'une fusion intime entre arts pictural et potique. Il s'adressa Runge pour le prier de suggrer par son pinceau les prolongements mystiques de sa pense. Runge disparut avant d'avoir pu se mettre la tche.
L'odeur fournit un surcroît de vie, de rêve et de vérité sur les êtres et les choses. C'est pourquoi il faudrait songer plus souvent à raconter ce que sent le monde. Toutes ces odeurs du monde qui volent en liberté. Celles qui s'offrent et celles qui se dérobent, celles qui n'attendent pour s'éveiller que notre attention, celles qui sont le comble de l'évidence et celles qui sont le comble du mystère. A chacun donc d'aiguiser son flair, ce cinquième sens aux performances étonnantes, qu'on n'aura jamais fini d'explorer.
Résumé : Les arbres sont innombrables, marquant les paysages, arrivés d'eux-mêmes ou plantés, aussi bien dans les campagnes qu'en ville. Ils nous environnent sans que nous parvenions toujours à les distinguer. Or, il y a beaucoup à apprendre de leurs variétés et de leurs nuances. Ils nous enseignent qu'il n'y a jamais de fin à ce que l'on peut voir en se disposant à regarder une racine qui devient un tronc fait de branches et de rameaux. Eryck de Rubercy les connaît bien. Il a presque toujours vécu à côté d'eux dans l'activité de sauvegarde d'un parc paysager. Cette proximité avec La Matière des arbres lui permet d'en parler avec la complicité de grands écrivains. Témoin sensible de leur vie, son essai initie le lecteur à ce qui fait, au rythme des saisons et suivant les essences, leur spécificité botanique : "cette force sourde et mystérieuse qui est en eux et les tient debout". Sa dilection intime pour les arbres le fait être aussi le fin descripteur du parc d'agrément au sein duquel il les côtoie chaque jour : la plus belle connaissance des arbres étant celle de vivre dans leur proximité.
Résumé : Tannhäuser fait figure de véritable tournant dans l'évolution musicale et théâtrale de Richard Wagner. Il ne cessera d'y apporter des corrections et en présentera deux versions, dont celle remaniée est appelée " la version de Paris ". Paul Scudo, critique musical attitré de la Revue des Deux Mondes, s'en fit l'écho en se déchaînant contre Wagner. La Revue des Deux Mondes n'en fut pas moins pleinement wagnérienne puisqu'elle publiait en 1869 l'article du musicologue Édouard Schuré sur Le drame musical de Richard Wagner, véritable événement fondateur du wagnérisme en France.
Important trait paru en 1649, l'ouvrage de Pacheco constitue un jalon de tout premier plan dans l'histoire des thories esthtiques de l'Europe pr-baroque. Il prend place dans la tradition, la suite des grands traits italiens du Manirisme. Les nombreux et prcieux lments sur Velzquez, gendre de Pacheco, que l'on peut y puiser, ont longtemps port la critique d'art en ngliger l'intrt thorique. Il nous offre une rflexion tout espagnole et personnelle sur la peinture de ce temps, ses thmes, sa problmatique, au moment o le Naturalisme des Carrache et celui si diffrent de Caravage prsentent une nouvelle vision de l'art, en rupture avec le Manirisme. Ce lien entre Rome et Sville s'claire d'un coup grce la personnalit minente de Pacheco. Peintre, thoricien, philosophe, pote, collectionneur et familier du Tribunal de l'Inquisition, il dirige une acadmie qui est le lieu privilgi o s'panouit la pense humaniste svillane. Cet rudit reflte parfaitement le climat et les ides de son poque : ses Additions d'iconographie religieuse furent pendant plus d'un sicle un guide l'usage des artistes de la Contre-Rforme. Traduit de l'espagnol pour la premire fois, l'Art de la Peinture est une chronique de la vie artistique Sville, ponctue d'humour et de savoureuses expressions andalouses. Commentaires et anecdotes sur les contemporains (Espagnols et Italiens) de l'artiste y abondent et font de ce grand trait d'esthtique un incomparable tmoignage de son temps.