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DES OISEAUX PAOLO ROVERSI (VA)
ROVERSI PAOLO
ATELIER EXB
39,00 €
Épuisé
EAN :9782365113861
Maître de la photographie de studio, Roversi a substitué au top-mode, pour une série réalisée au Polaroïd grand format, des oiseaux de fauconnerie. Figure de la photographie de mode, directeur artistique et grand portraitiste, Paolo Roversi collabore depuis plus de quarante ans avec les plus prestigieuses maisons de haute couture, parmi lesquelles Dior ou encore Yohji Yamamoto. Nimbés de lumières saturées, hiboux, chouettes et faucons posent face à l'objectif. L'approche minimaliste du portrait et les tons monochromes, qui ont fait la signature du photographe italien, donnent à voir dans toute leur majesté un faucon royal, un hibou moyen-duc et une chouette princière. Les oiseaux, posés sur un tabouret ou le dossier d'une chaise, se tiennent avec élégance, regards parfois étonnés d'être là, devenu sujet digne d'attention. Le temps paraît suspendu : dans des tons violines ou presque vieil or patiné, la présence tranquille, l'envol soudain, le regard surpris des oiseaux confinent presque au pictural. La grâce de ces rapaces, la beauté de leurs plumes et la puissance de leur présence se révèlent sous la gélatine argentique et dans les couleurs évanescentes caractéristiques du photographe. Cette série inédite de Roversi offre un nouveau regard sur les oiseaux : leurs liens aux hommes, comme modèle artistique.
?La nostalgie de l?enfance est le premier moteur de mon travail?, confesse Paolo Roversi, grand photographe de mode, qui n?a jamais oublié les rivages et les mosaïques byzantines de Ravenne, sa ville natale italienne. S?il est devenu, avec son installation en France, en 1973, un véritable Italien de Paris et que son nom fut longtemps associé à la prestigieuse maison Dior, son style particulier et immédiatement identifiable l?a rapidement et durablement imposé sur la scène internationale.Pudique et réservé, Paolo Roversi développe depuis plus de quarante ans une oeuvre qui semble hantée par la fragilité de toute forme de beauté et par la délicatesse que requiert sa conception de l?élégance. Il tire d?une solide culture picturale et d?une connaissance très fine de l?histoire de la photographie un rendu subtil des couleurs, une stylisation du dépouillement graphique et une recherche constante de formes nouvelles qui signent l?originalité de son talent. Ses modèles et mannequins aux silhouettes souvent androgynes semblent inspirés par les mythes angéliques d?un préraphaélisme revisité par une lumière diaphane, presque irréelle, qui leur confère une présence et une vitalité étonnantes. En 1980, Paolo Roversi, qui se définit comme un photographe peu attiré par l?innovation technologique, découvre le film Polaroïd associé à une chambre grand format; cette rencontre, qu?il assimile à un ?véritable coup de foudre? (il va même jusqu?à noter que l?invention du Polaroïd, en 1947, coïncide avec sa propre année de naissance?), lui ouvre de nouveaux champs de recherches esthétiques et renouvelle sa relation avec le modèle photographié. Certaines de ses créations au Polaroïd, notamment ses nus, appartiennent aujourd?hui à l?histoire de la photographie.Dans la brève autobiographie qu?il a rédigée pour ce Photo Poche, Paolo Roversi précise: ?Quand je regarde en arrière, je ne vois qu?un journal intime écrit jour après jour, photo après photo, avec beaucoup d?amour et de passion.?
Roversi Paolo ; Coccia Emanuele ; De Luca Erri ; B
Le photographe Paolo Roversi et le philosophe Emanuele Coccia ont choisi le genre épistolaire pour nous livrer leurs pensées. Cette correspondance s'articule autour de la lumière, prenant comme point de départ des considérations du photographe, parfois techniques et toujours poétiques, auquel le philosophe répond en élargissant au champ plus vaste offert par sa discipline. Au fil des échanges, ponctués par des photographies emblématiques de Paolo Roversi, les auteurs se dévoilent, laissant apparaître deux personnalités singulières.
Paolo Roversi et Christian Caujolle se rencontrent et s'entretiennent sur ce qui leur tient le plus à coeur : la photographie. Cette idée de collectionner, à quoi ça correspond chez toi ? la photographie c'est un papier sensible qui est passé sous un agrandisseur, qui est traité d'une certaine façon, une photographie c'est un objet créé par la lumière et cela me fascine toujours car je peux apprécier la qualité du travail, c'est par admiration que je collectionne, j'ai certains tirages de Penn qui sont sublimes, chaque fois que je les regarde j'ai le coeur qui s'emballe. Tu sais de Penn j'ai ces fameux tirages au platine des deux enfants de Couszco, c'est une des photos qui m'a toujours le plus touché et qui m'a donné envie de faire des photos, des portraits. Un jour je l'ai rencontré Penn et je lui ai parlé de cette photo et je lui ai demandé en quelle langue il avait échangé avec ces petits garçons ? Il m'a répondu, Paulo, tu sais très bien que l'on a pas besoin de parler quand l'on prend une photo, je ne sais même pas s'il parlait espagnol, c'était des petits enfants descendus de la montagne pour la fête de Couzsco, lui il s'était fait prêter un studio par un photographe du village, c'est là qu'il les a photographié. Ce qui est magnifique pour moi, c'est que ce sont des enfants misérables, habillés de chiffons, leur veste n'a même pas de bouton, ils sont pieds nus ils sont comme une princesse et un petit prince, ils sont d'une noblesse, d'une aristocratie incroyable pour moi, et cela car il y a toute l'humanité et toute l'âme de Penn qui se reflète dans ce garçon, dans son sujet, c'est ça la force d'un photographe pour moi, c'est qu'avec son âme il arrive à éclairer la photo. J'aimerais bien avoir une camera qui photographierait les rêves, tu vois, ça c'est vraiment mon rêve. Tout ce que tu peux éclairer est photographiable, mais la musique, la voix, les idées, les pensées, les rêves ne sont pas photographiable, car tu ne peux les éclairer, donc tu ne peux les photographier. C'est là une belle définition de la photographie !
Roversi Paolo ; Mondenard Anne de ; Boulouch Natha
Résumé : Exposition du 16 mars au 14 juillet 2024 au Palais Galliera Arrivé à Paris en 1973, Paolo Roversi, originaire de Ravenne, réalise ses premières séries en 1977. Dès lors, il se consacre à la photographie de mode, travaillant pour les plus grands créateurs et pour les magazines les plus prestigieux. Acteur majeur de la photographie française de ces quarante dernières années, il se tient tout à la fois au coeur du système et à distance, loin des courants éphémères de la mode. A la recherche de la beauté, il construit avec honnêteté une oeuvre unique et mystérieuse sur laquelle le temps n'a pas prise. Le choix du studio, de la chambre grand format et du Polaroid, définissent pour les années à venir la manière de travailler et le style du photographe. Au coeur de son oeuvre il y a les rencontres et les relations fidèles avec les créateurs de mode et les mannequins. L'univers de Paolo Roversi s'accorde harmonieusement avec celui de Yamamoto, mais aussi de Romeo Gigli, Rei Kawakubo ou Dior. Chaque nouvelle collaboration est un défi pour se renouveler. L'ouvrage qui accompagne l'exposition au Palais Galliera a été imaginé et conçu en lien étroit avec l'artiste.
De l'émergence de l'agriculture, il y a plus de 10 000 ans, aux questions que soulèvent les semences hybrides actuelles, en passant par la découverte des usages des graines à travers les cultures et les époques, l'ouvrage explore les enjeux de la diversité. La graine est une merveille d'apparence, une perfection de forme et de couleur. Elle possède une morphologie à la fois nécessaire et bizarre, propre à susciter l'étonnement, l'interrogation ou la contemplation. Choisies, éclairées et cadrées avec le plus grand soin, les graines photographiées par Thierry Ardouin, perturbent notre subjectivité de spectateur : elles deviennent des symboles qui, loin d'une image générique, interrogent notre rapport à l'origine. De l'émergence de l'agriculture, il y a plus de 10 000 ans, aux questions que soulèvent les semences hybrides actuelles, en passant par la découverte des usages des graines à travers les cultures et les époques, l'ouvrage explore les enjeux de la diversité. De la domestication à la commercialisation, les graines parlent de l'évolution de nos pratiques tant sociales que culturelles. Elles racontent la grande histoire des hommes : leur diffusion, acclimatation, réglementation font écho à la mondialisation, croissance des productions et acculturations de nos sociétés. Issues, pour la plupart des collections du Muséum national d'histoire naturelle, ces graines sauvages ou cultivées venues du monde entier fascinent par leur beauté formelle : couleurs, textures, contours, apparences, elles captent le regard, interrogent nos perceptions. Accompagnées d'un corpus de textes signés de botanistes, ethnologues et ingénieurs agronomes, les images de Thierry Ardouin ouvrent des champs de réflexion sur l'avenir de nos sociétés et leur aptitude à imaginer demain. Comment consommer sans dégrader, produire sans appauvrir, vivre sans détruire ?
Artiste mythique du New York des années 1960, Bettina Grossman (1928-2021) a développé pendant plus de soixante ans une oeuvre prolifique passant de la photographie, à la sculpture, du cinéma au dessin. Cet ouvrage est le premier qui présente son exceptionnel travail photographique, nourri de la pratique d'une sculpture concep-tuelle. Personnalité excentrique totalement dédiée à son art, Bettina réside à partir de 1968 au célèbre Chelsea Hotel, suite à l'incendie de son atelier dans lequel elle perd toutes ses archives. Vivant telle une recluse dans cette communauté d'artistes, qui a vu passer aussi bien Jack Kerouac que Sid Vicious. Dans ce bouillon culturel, elle produit et accumule dans son minuscule studio une oeuvre considérable et majeure qui s'inscrit pleinement dans la grande histoire des avant-gardes artistiques du xxe siècle. Ses recherches sur la forme, qu'elle soit graphique, sculpturale ou photographique, la conduisent à expérimenter, questionner, l'idée même de processus artistique. Durant des années, images, dessins, modelages, élaborent une oeuvre singulière qui reconsidère en permanence l'idée d'oeuvre d'art. Ses pièces sont suspendues dans l'atelier, accrochées aux murs, posées à même le sol : elles envahissent l'espace dans un continuum menant au vertige, le geste artistique se fait expérience physique et visuelle. Aux confins de l'abstraction, Bettina manipule, tord, étale, étire matière, lumière et ombre. Sa pratique sérielle - sujet majeur des arts con-temporains - donne à voir un univers hypnotique et d'une grande puissance visuelle, présenté ici pour la première fois.
Arndt Tom ; Hermanson Meister Sarah ; Nakamori Yas
Résumé : Photographe originaire de Minneapolis profondément inscrit dans la grande tradition de la photographie documentaire américaine née avec Walker Evans, Tom Arndt dresse depuis plus de cinquante ans un portrait sociologique et poétique de son pays. Chacune de ses images raconte une histoire, saisit des fragments de vie de femmes et d'hommes issus de la middle class, du monde agricole, des mornes banlieues ou des rues agitées des grandes métropoles que sont New York, Chicago, Los Angeles ou encore sa ville natale, Minneapolis. Travaillant exclusivement en argentique, Arndt capture dans des noirs et blancs veloutés une Amérique populaire, avec ses quartiers pauvres, ses comptoirs de diners, ses vitrines de supérette, ses trucks et Cadillac... Des instantanées de vie restitués avec empathie et une grande science du cadrage. Les enseignes lumineuses, les reflets dans les vitrines (thème qui traverse toute l'oeuvre du photographe), les silhouettes prises sur le vif, sont autant de détails qui structurent l'image photographique. Lumières et lignes architecturales composent des images puissantes, des icônes d'une Amérique intemporelle. De la série des Farmers, réalisée dans le Dakota, aux rues de New York avec ses gosses et sa faune de noctambules, Tom Arndt montre la solitude, l'errance, l'ennui, le quotidien, la simplicité et l'âpreté du monde. Pour ce premier ouvrage monographique publié en français, Tom Arndt a ouvert ses archives. Au fil d'une centaine d'images, c'est un demi-siècle d'histoire américaine qui est conté dans une déambulation menée tel un road-movie. Une Amérique désinvolte et familière, dont les symboles appartiennent désormais à la culture populaire. Des essais signés de Sarah Meister, ancienne directrice du département Photographie du MoMA de New York, et de Yasufumi Nakamori, senior curator à la Tate Modern de Londres, replacent l'oeuvre photographie de Arndt dans l'histoire de la photographie américaine.
Résumé : Dans ce nouvel ouvrage, ce sont les moments d'attente qui l'intéressent, les instants suspendus entre deux voyages, dans un quotidien rassurant et familier. De l'Asie à l'Amérique, de l'Europe au continent Africain, Raymond Depardon a passé sa vie à sillonner le monde. L' " Entre-temps " est pour lui cet espace dans lequel le temps se dissout, un endroit où il retrouve ses habitudes. C'est donc entre deux moments forts, entre deux voyages, qu'il va s'attarder à photographier les petites choses, à l'opposé de ce qu'il voit à l'étranger : des rues parisiennes connues, des cafés, des scènes de vie en famille, des détails de la ville, une forme de solitude urbaine qui le caractérise bien. Chaque image devient alors un récit unique. Au contraire de certaines séries dans lesquelles les photographies s'enchainent pour créer une narration, les images d'Entre-temps fonctionnent en miroir : l'une répond à l'autre sur la double page du livre, par opposition ou par complémentarité. L'histoire est fragmentée, plus libre, prompt à être réinventée. L'espace-temps est perdu de manière volontaire et devient presque inutile. L'ouvrage Entre-temps célèbre cette force qu'a l'artiste de projeter des détails de sa propre vie pour les faire résonner dans la nôtre.