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Les Arts Florissants de William Christie
Rouvière Olivier
GALLIMARD
35,50 €
Épuisé
EAN :9782070732746
En vingt-cinq ans, les Arts Florissants se sont non seulement hissés au premier rang des ensembles français consacrés à la musique ancienne, mais aussi dans le peloton de tête des groupes baroques les plus demandés sur le plan international. Ce livre en forme de reportage, ou d'état des lieux, s'articule autour de trois grandes parties : une visite des "coulisses" des Arts Florissants, qui permet de faire connaissance avec les membres du groupe, leurs origines, leurs rapports... Bref, la réalité humaine et sociale d'un groupe musical ; un rappel des grands moments de l'ensemble, à travers un portrait de William Christie et un "historique" des événements marquants, non seulement musicaux, mais aussi financiers, qu'il s'agisse des sponsors ou des subventions ; enfin, une analyse critique des mises en scène, des chorégraphies, des choix dans le répertoire baroque... Des annexes importantes, en particulier une discographie des quelque soixante-dix albums enregistrés et des fiches pour chaque spectacle produit, ainsi que de très nombreuses illustrations, font de ce volume la relation la plus fidèle qui soit à ce jour de l'aventure d'un ensemble qui a marqué non seulement les passionnés du baroque, mais aussi tous les mélomanes au sens le plus large du terme.
Rusalka, la "petite sirène" de Dvorak, abandonne sa voix pour devenir humaine : pour vivre, elle doit cesser de chanter. C'est aussi ce que l'on exige d'Antonia, l'une des héroïnes des Contes d'Hoffmann d'Offenbach. A l'inverse, semble-t-il, le demi-dieu Orphée doit chanter pour arracher son épouse à la mort — se rendant ainsi mortel lui-même. Tandis que c'est la voix — le chant — des sorcières qui guide le Macbeth de Verdi dans son combat pour l'immortalité... Puisque l'opéra est un art dans lequel on s'exprime en chantant, il est naturel que ce chant nourrisse la plupart des sujets d'opéras : on ne compte plus les livrets dans lesquels dire, entonner, équivaut à provoquer, conclure ou nourrir l'intrigue. D'ailleurs, le chant ne compte-t-il pas parmi les toutes premières expressions artistiques de l'homme ? Ne peut-on pas imaginer, même, qu'il ait précédé la parole, l'échange dialogué ? Ne peut-on imaginer, finalement, que le chant se trouve à l'origine de toute histoire, de toute fantasmagorie ? Ces intuitions ont guidé ce livre, construit à rebours : c'est en constatant la récurrence d'une certaine thématique (l'apparition d'un destin, liée à la profération) dans les livrets d'opéra, que l'auteur s'est penché sur le statut de la parole au sein de l'art lyrique, et, plus généralement, dans le cadre des arts représentatifs. Située aux confluents des sciences du texte, des arts et de la musique, cette prospective se veut accessible à tous ceux qui se sont un jour interrogés sur les pouvoirs du "dire".
La bande dessinée Astérix est aujourd'hui traduite en 107 langues et dialectes et vendue à plus de 310 millions d'exemplaires à travers le monde. On ne peut plus invoquer seulement la parodie de "nos ancêtres les Gaulois", lorsque l'écho de la série dépasse ainsi le cadre national. Quelle part universelle demeure donc dans Astérix, qui résiste encore et toujours à la variété des traductions? Nicolas Rouvière montre que la série interroge sans cesse la frontière incertaine entre la civilisation et la barbarie. Goscinny et Uderzo confrontent en effet une utopie villageoise démocratique à des régimes absolutistes, voire totalitaires. Et chaque régime a un impact symbolique particulier sur la construction subjective des individus. Une telle modélisation n'est pas sans lien avec l'histoire personnelle des auteurs, qui savent combien le vernis de la civilisation est fragile, dans les sociétés humaines. Créée en 1959 en pleine vague gaullienne résistancialiste, la série fait un retour critique sur les compromissions des années de guerre, et s'amuse du tournant de l'histoire de l'individualité, qui intervient dans les années 1965-1975. De la chute d'Obélix dans la marmite, au couple incongru formé par Agecanonix et son épouse, l'auteur passe en revue tous les thèmes forts de la série. Une lecture stimulante et radicalement nouvelle, à la double lumière de l'anthropologie et de la psychanalyse.
Au IIe s. avant notre ère, à Rome, une famille d'aristocrates, les Cornelii Scipiones, semble avoir pris en charge, pour un temps, les destinées de la patrie. Culte de la gloire et de la grandeur sont les deux moteurs de toutes leurs actions. Cornelia, la propre fille du grand Scipion, que l'on a surnommé l'Africain, partage avec les siens ce même idéal. Et ce n'est pas son statut de femme, éternelle mineure, pourtant, à Rome, qui va la gêner. Elle va gérer sa vie comme elle l'entend, une vie dont les rebondissements constituent le plus extraordinaire des romans. Car ce livre n'invente rien ! Il se borne à retracer la vie de cette femme exceptionnelle qui, après avoir perdu son mari, puis neuf de ses douze enfants, refusé la main d'un pharaon, va mettre sa formidable énergie au service de l'éducation de ses deux fils, Tiberius et Caïus Gracchus. Son ambition vise à en faire les maîtres de Rome, quitte à ce qu'ils adoptent des opinions les mettant en contradiction avec leur propre classe. Ils paieront ces choix de leur vie. Mais au soir de son existence, Cornelia admettra que c'était sûrement le prix exigé pour demeurer à jamais dans la mémoire des hommes. Et être pour toujours la mère des Gracques ! Une plongée au cœur de la Rome antique, à travers la vie d'une femme hors du commun.
En business-to-business, les commerciaux font face à un challenge permanent : exigences toujours plus fortes, banalisation de l?offre dans tous les secteurs, processus de décisions complexes et une fonction achats qui se professionnalise. Dans ce contexte, le commercial doit à la fois défendre les parts de marché acquises et trouver de nouveaux clients : Quelles sont les démarches efficaces de prospection en B to B ? Comment construire une proposition différenciante et la défendre face au client ? Comment fidéliser un client important et devenir un partenaire privilégié ? Comment optimiser son temps pour atteindre ses objectifs ? Entièrement revue et actualisée, cette 2e édition très opérationnelle contient de nombreuses fiches pratiques, des conseils, des quiz et des exercices qui vous prépareront à la pratique de la vente en B to B. Les + Une démarche structurée en étapes progressives ; Des techniques concrètes pour initier et construire des relations fortes avec les entreprises.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.