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Le complexe d'Obélix
Rouvière Nicolas ; Goscinny Anne
PUF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782130631422
Lorsque l'on demandait à René Goscinny quel personnage d'Astérix avait sa préférence, le scénariste répondait sans hésiter : "Obélix, car c'est celui qui a le plus de facettes, le plus de traits de caractère différents". Naïf, brutal et psychologiquement fragile, Obélix est une figure enfantine dont la logique déconcertante nous renvoie sans cesse à l'histoire de notre propre développement. Et s'il fallait prendre ses mots d'enfant au sérieux ? Astérix en effet ne manque pas d'enfants terribles : une sorte de folie ordinaire hante littéralement les relations humaines. "Ils sont fous, ces humains", en conclut Obélix ; peut-être existe-t-il en effet une folie "normale", constitutive de l'homme, qui hante la vie de tous les jours ? Obélix l'enfant, Obélix le naïf, pourrait bien être alors, contre toute attente, le meilleur des guides, dans les méandres des logiques irréductibles qui hantent le développement de la personnalité.
La bande dessinée Astérix est aujourd'hui traduite en 107 langues et dialectes et vendue à plus de 310 millions d'exemplaires à travers le monde. On ne peut plus invoquer seulement la parodie de "nos ancêtres les Gaulois", lorsque l'écho de la série dépasse ainsi le cadre national. Quelle part universelle demeure donc dans Astérix, qui résiste encore et toujours à la variété des traductions? Nicolas Rouvière montre que la série interroge sans cesse la frontière incertaine entre la civilisation et la barbarie. Goscinny et Uderzo confrontent en effet une utopie villageoise démocratique à des régimes absolutistes, voire totalitaires. Et chaque régime a un impact symbolique particulier sur la construction subjective des individus. Une telle modélisation n'est pas sans lien avec l'histoire personnelle des auteurs, qui savent combien le vernis de la civilisation est fragile, dans les sociétés humaines. Créée en 1959 en pleine vague gaullienne résistancialiste, la série fait un retour critique sur les compromissions des années de guerre, et s'amuse du tournant de l'histoire de l'individualité, qui intervient dans les années 1965-1975. De la chute d'Obélix dans la marmite, au couple incongru formé par Agecanonix et son épouse, l'auteur passe en revue tous les thèmes forts de la série. Une lecture stimulante et radicalement nouvelle, à la double lumière de l'anthropologie et de la psychanalyse.
Prego Ignacio ; Rouvière Nicolas ; Durand Jean-Mar
Construire un Palais de Justice à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), quand on est une agence d'architecture parisienne, sans faire un geste souverain d'autorité métropolitaine déconnectée des réalités, est à la fois un défi et une grande responsabilité. Un Palais de Justice est souvent un bâtiment traditionnellement imposant, qui affirme par sa seule apparence la puissance régalienne. C'est précisément à rebours de cette tradition emphatique, présomptueuse et intimidante de l'architecture que le nouveau Palais de Justice de Pointe-à-Pitre a été pensé et construit, faisant le choix de s'ajuster au cadre social, politique, géographique et historique caribéen. Situé dans le centre-ville, près de la mer, dans le coeur le plus vibrant de la cité, le bâtiment frappe par la neutralité de son geste formel. A la tentation de la majesté formaliste, les architectes ont préféré la rigueur discrète qui traduit l'idée que la Justice doit être remise au coeur de la Cité, se rapprocher des citoyens plutôt que de s'en distancier, les rassurer plutôt que les pétrifier. Il se veut incarner ainsi une justice apaisée et rien chez lui ne cherche à intimider le passant ordinaire, qui peut saisir d'emblée que le service public de la justice lui est accessible. Dans un livre lui-même sobre et élégant, le texte de Jean-Marie Durand et les photographies de Laure Vasconi et Luc Boegli témoignent de la réussite de cette réalisation qui parvient à résoudre avec force et humilité les tensions inhérentes à ce genre de programme.
Depuis la fin des années 1990, la bande dessinée s'est en partie affranchie du cadre conceptuel des "paralittératures" pour s'inscrire dans le champ plus légitime des "littératures dessinées". Si ce mouvement s'est accompagné en France d'une reconnaissance officielle de la part des plus hautes autorités éducatives, le médium peine cependant à trouver sa place dans les pratiques de classe, par faute de théorisation didactique. Le présent ouvrage tente de combler ce retard. De l'école élémentaire à l'Université, il expose les enjeux éducatifs contemporains, liés à l'étude de la bande dessinée dans les classes de littérature, d'histoire, de langue et civilisation, et propose des repères théoriques et didactiques pour cet enseignement. Quelle démarche spécifique faut-il adopter pour étudier un album intégral à l'école, depuis le choix d'un univers d'auteur, jusqu'aux dispositifs de présentation et de questionnement des oeuvres dans la classe ? Comment intégrer la BD comme source documentaire, dans le cadre d'une histoire culturelle et sociale des représentations ? Comment éviter les effets d'instrumentalisation prétexte, au profit d'une approche intégrée, où la bande dessinée est davantage étudiée pour elle-même, dans sa dimension littéraire et plastique ? Par-delà l'immersion de la BD dans la culture médiatique, l'enjeu est bien de placer les élèves en situation de questionnement face aux oeuvres, pour promouvoir les Humanités comme cultures de l'interprétation.
Nicolas Rouvière est maître de conférences à l'IUFM de Grenoble, où il travaille sur la littérature de jeunesse et la littérature populaire. Auteur de nombreux articles sur la bande dessinée, il a notamment publié Astérix ou les Lumières de la civilisation (PUF, 2006), qui a reçu le prix Le Monde de la recherche universitaire.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.