Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Bande dessinée et enseignement des humanités
Rouvière Nicolas
UGA EDITIONS
29,00 €
Épuisé
EAN :9782377470693
Depuis la fin des années 1990, la bande dessinée s'est en partie affranchie du cadre conceptuel des "paralittératures" pour s'inscrire dans le champ plus légitime des "littératures dessinées". Si ce mouvement s'est accompagné en France d'une reconnaissance officielle de la part des plus hautes autorités éducatives, le médium peine cependant à trouver sa place dans les pratiques de classe, par faute de théorisation didactique. Le présent ouvrage tente de combler ce retard. De l'école élémentaire à l'Université, il expose les enjeux éducatifs contemporains, liés à l'étude de la bande dessinée dans les classes de littérature, d'histoire, de langue et civilisation, et propose des repères théoriques et didactiques pour cet enseignement. Quelle démarche spécifique faut-il adopter pour étudier un album intégral à l'école, depuis le choix d'un univers d'auteur, jusqu'aux dispositifs de présentation et de questionnement des oeuvres dans la classe ? Comment intégrer la BD comme source documentaire, dans le cadre d'une histoire culturelle et sociale des représentations ? Comment éviter les effets d'instrumentalisation prétexte, au profit d'une approche intégrée, où la bande dessinée est davantage étudiée pour elle-même, dans sa dimension littéraire et plastique ? Par-delà l'immersion de la BD dans la culture médiatique, l'enjeu est bien de placer les élèves en situation de questionnement face aux oeuvres, pour promouvoir les Humanités comme cultures de l'interprétation.
Résumé : Lorsque l'on demandait à René Goscinny quel personnage d'Astérix avait sa préférence, le scénariste répondait sans hésiter : "Obélix, car c'est celui qui a le plus de facettes, le plus de traits de caractère différents". Naïf, brutal et psychologiquement fragile, Obélix est une figure enfantine dont la logique déconcertante nous renvoie sans cesse à l'histoire de notre propre développement. Et s'il fallait prendre ses mots d'enfant au sérieux ? Astérix en effet ne manque pas d'enfants terribles : une sorte de folie ordinaire hante littéralement les relations humaines. "Ils sont fous, ces humains", en conclut Obélix ; peut-être existe-t-il en effet une folie "normale", constitutive de l'homme, qui hante la vie de tous les jours ? Obélix l'enfant, Obélix le naïf, pourrait bien être alors, contre toute attente, le meilleur des guides, dans les méandres des logiques irréductibles qui hantent le développement de la personnalité.
La bande dessinée Astérix est aujourd'hui traduite en 107 langues et dialectes et vendue à plus de 310 millions d'exemplaires à travers le monde. On ne peut plus invoquer seulement la parodie de "nos ancêtres les Gaulois", lorsque l'écho de la série dépasse ainsi le cadre national. Quelle part universelle demeure donc dans Astérix, qui résiste encore et toujours à la variété des traductions? Nicolas Rouvière montre que la série interroge sans cesse la frontière incertaine entre la civilisation et la barbarie. Goscinny et Uderzo confrontent en effet une utopie villageoise démocratique à des régimes absolutistes, voire totalitaires. Et chaque régime a un impact symbolique particulier sur la construction subjective des individus. Une telle modélisation n'est pas sans lien avec l'histoire personnelle des auteurs, qui savent combien le vernis de la civilisation est fragile, dans les sociétés humaines. Créée en 1959 en pleine vague gaullienne résistancialiste, la série fait un retour critique sur les compromissions des années de guerre, et s'amuse du tournant de l'histoire de l'individualité, qui intervient dans les années 1965-1975. De la chute d'Obélix dans la marmite, au couple incongru formé par Agecanonix et son épouse, l'auteur passe en revue tous les thèmes forts de la série. Une lecture stimulante et radicalement nouvelle, à la double lumière de l'anthropologie et de la psychanalyse.
Un vrai défi. Construire une cabane pour accueillir l'abominable bête des neiges. Viendra, viendra pas ? On est impatient de le savoir et elle n'est peut-être pas là où on voudrait qu'elle soit... L'auteur Nicolas Rouvière invente un récit d'images afin d'emporter les enfants dans un voyage extraordinaire : la découverte des photographies conservées à Lausanne au sein des incroyables collections de Photo Elysée.4e de couverture : Un vrai défi. Construire une cabane pour accueillir l'abominable bête des neiges. Viendra, viendra pas ? On est impatient de le savoir et elle n'est peut-être pas là où on voudrait qu'elle soit... L'auteur Nicolas Rouvière invente un récit d'images afin d'emporter les enfants dans un voyage extraordinaire : la découverte des photographies conservées à Lausanne au sein des incroyables collections de Photo Elysée.
Résumé : En vingt-cinq ans, les Arts Florissants se sont non seulement hissés au premier rang des ensembles français consacrés à la musique ancienne, mais aussi dans le peloton de tête des groupes baroques les plus demandés sur le plan international. Ce livre en forme de reportage, ou d'état des lieux, s'articule autour de trois grandes parties : une visite des "coulisses" des Arts Florissants, qui permet de faire connaissance avec les membres du groupe, leurs origines, leurs rapports... Bref, la réalité humaine et sociale d'un groupe musical ; un rappel des grands moments de l'ensemble, à travers un portrait de William Christie et un "historique" des événements marquants, non seulement musicaux, mais aussi financiers, qu'il s'agisse des sponsors ou des subventions ; enfin, une analyse critique des mises en scène, des chorégraphies, des choix dans le répertoire baroque... Des annexes importantes, en particulier une discographie des quelque soixante-dix albums enregistrés et des fiches pour chaque spectacle produit, ainsi que de très nombreuses illustrations, font de ce volume la relation la plus fidèle qui soit à ce jour de l'aventure d'un ensemble qui a marqué non seulement les passionnés du baroque, mais aussi tous les mélomanes au sens le plus large du terme.
Cet ouvrage propose une histoire sociale du fascisme italien, de la prise du pouvoir de Mussolini en 1922 à l'effondrement en 1943. Il suit la mise en place progressive d'un régime totalitaire, la transformation de l'Etat, des mentalités, des cultures et l'organisation du consensus pendant les années 1930, jusqu'à la politique de répression en direction des minorités. L'auteure met en lumière l'enracinement du fascisme dans la société et son emprise sur la vie quotidienne des Italiens (paternalisme, conformisme, résistance, etc.). Elle retrace les contours de l'organisation de masse du Parti fasciste, le rôle majeur de la propagande, la surveillance et la répression exercée sur la population mais également les initiatives à destination de l'enfance, des jeunes, de la famille, des travailleurs, les moyens avec lesquels le régime assure la mobilisation de la population masculine tels que la milice et le sport notamment. Il s'agit d'un livre fondamental pour comprendre les héritages du fascisme et du populisme dans la société actuelle. Comme l'indique l'auteure dans l'introduction : " [...] il est nécessaire de revenir aux origines du fascisme italien [...] afin de mettre en lumière les phénomènes de continuité et de rupture et les héritages du fascisme dans la société du temps présent."
Les débats contemporains sur les classifications psychiatriques illustrent la complexité des troubles mentaux. Ces tensions ne sont pas seulement cliniques mais relèvent de défis théoriques, méthodologiques et épistémologiques. L'un de ces débats concerne la tendance à s'éloigner des catégories diagnostiques conventionnelles. L'attention se porte alors sur les symptômes individuels et leurs interactions. Une telle interaction entre des symptômes s'aligne sur l'intuition du praticien à qui apparaît un ensemble de manifestations cliniques : il perçoit en effet un réseau de problèmes qui s'influencent mutuellement. Les réseaux de symptômes discutent cette intuition clinique au prisme de la philosophie de la psychiatrie et de la modélisation. Cette introduction aux réseaux de symptômes est destinée à un public de cliniciens et de chercheurs en psychologie et en psychiatrie non spécialistes, mais intéressés par les nouvelles classifications, les approches émergentes, la modélisation, les apports de la science des réseaux et la philosophie de la psychiatrie.
Puisant dans l'émerveillement que les dinosaures ont toujours suscité en nous, l'auteur retrace l'histoire de l'avancée des connaissances humaines en géologie, notre combat permanent pour comprendre la nature du temps géologique, la signification des fossiles et notre propre place dans le majestueux arbre de la vie. Plongez dans les temps reculés où les dinosaures régnaient sur la Terre pour découvrir comment ils ont accompli des prouesses inégalées au sein du règne animal. Percez les secrets des paléontologues pour trouver des fossiles. Creusez des questions aussi passionnantes et amusantes que u un bébé manchot est-il un dinosaure ? " et "en quoi les petits bras de T. rex sont-ils le secret de sa puissance et de sa férocité ? " Enfin, découvrez les dernières hypothèses sur la disparition brutale des dinosaures, et le parallèle saisissant entre leur situation et la nôtre. Les dinosaures, héros du temps est un ouvrage puissant et passionnant, qui nous rappelle combien notre place sur cette planète est à la fois précaire et potentiellement fugace.
D'où viennent les ZAD (zones à défendre) ? Qu'est-ce que l'"autonomie politique" comme régime d'action ? En donnant à lire l'autonomie politique dans son contexte actuel puis s'appuyant sur une enquête menée en grande partie sur la ZAD Notre-Dame-Des-Landes, cet ouvrage analyse des occupations territoriales associant stratégie défensive et déploiement de formes de vie totales. Se plaçant en dehors du système marchand et capitaliste, l'autonomie politique défend jusque dans ses alliances les plus récentes avec l'écologie, l'idée que des formes politiques et sociales émergentes sont irréductibles et doivent résister à toute tentative de formalisation (notamment par la sociologie) ou d'institutionnalisation. L'étude menée par Sylvaine Bulle restitue l'épaisseur d'un monde, celui des ZAD, qui par sa nouveauté et sa radicale différence, échappe au regard de la sociologie classique et en questionne la posture. L'enquête permet d'identifier la diversité au sein des groupes autonomes et affinitaires, mais également les fondements normatifs, économiques d'un projet incarné spatialement et dont les grammaires sont structurées autour de principes : la non domination, la solidarité ainsi que le refus de toute extériorité renvoyant à l'Etat. Sylvaine Bulle tente une incursion dans ce que certains ont appelé la "zone du dehors", auprès d'acteurs qui bousculent l'ordre social jusqu'à la démarche sociologique même.