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Kateri Tekahkwitha. Traverser le miroir colonial
Roussel Jean-François
PU MONTREAL
29,00 €
Épuisé
EAN :9782760646452
Canonisée en 2012, à l'heure du projet de réconciliation entre la société, les Eglises et les peuples autochtones du Canada, Kateri Tekahkwitha (1656-1680) est célébrée par les uns comme une figure d'unité entre les Premières Nations et la société allochtone, et par les autres comme la victime du colonialisme et de la mission chrétienne. Ce livre examine le processus colonial au coeur de la mission en Iroquoisie et expose la créativité des Iroquois catholiques dans leur invention d'un christianisme original. Kateri Tekahkwitha et les siens ne peuvent avoir été que profondément iroquois, tant par leur cosmologie que par leur réaction au fait colonial, qui ont très probablement orienté leur réception de la foi chrétienne au-delà de ce que les premiers hagiographes pouvaient en comprendre. Cependant, la tradition sur Kateri construit son récit comme un miroir où se mirent les hagiographes d'hier à aujourd'hui, avec leurs propres cultures, sensibilités, aspirations et préoccupations. Ce miroir accommodant, on propose de le dépasser ici, dans cet essai de théologie décoloniale et interculturelle. Si ce livre explore un thème historique, c'est à partir d'une question d'aujourd'hui : comment des allochtones pourraient-ils nouer avec un patrimoine spirituel autochtone un rapport respectueux de son altérité et des premières collectivités auxquelles il appartient, tout autant que porteur d'un chemin de décolonisation spirituelle ?
Résumé : En 2010, les Compagnonnages français se sont vus honorés par l'UNESCO d'une reconnaissance internationale au titre du patrimoine culturel immatériel de l'humanité car ils incarnent une organisation originale, multiséculaire, fondée sur la "transmission des savoirs et des identités par le métier". Leurs méthodes de transmission ont été considérées autant pour la pédagogie spécifique de l'itinérance que pour les rites initiatiques de passage, comme l'admission et la réception. Mais, paradoxalement, la réalité spirituelle véhiculée par ces rites pose aujourd'hui question à la nouvelle génération de Compagnons. Dans leur imaginaire, ceux-ci se voient comme les descendants des constructeurs de cathédrales, mais ils ont très peu d'outils pour explorer ce que recèle une telle identification. Comme lieu naturel de symbolisation pour les Compagnonnages, la cathédrale est interprétée dans cette étude comme continuité du Temple de Salomon, l'archétype majeur. Le passage de l'un à l'autre constitue une clef importante pour la compréhension des rites. Par ailleurs, le déchiffrement des légendaires des fondateurs mythiques que sont Salomon, Maître Jacques et le Père Soubise pose de nombreux problèmes. Le sujet est en effet difficile. Il fallait donc l'aborder, l'analyser, l'illustrer pour le remettre dans une perspective qui renouvelle la manière de l'envisager pour des Compagnons d'aujourd'hui. Ceux-ci sont immergés dans la réalité des métiers avec les nécessaires adaptations à notre époque et, simultanément, ils préservent les invariants d'une tradition qui façonne le coeur et l'intelligence de l'homme. Ce n'est pas sans difficulté. Eclairer les racines chrétiennes des Compagnonnages permet par ailleurs de comprendre certains aspects profonds de leur singularité. Ces racines justifient également la permanence de rites essentiels à leur identité.
C'était au temps des géants et des forçats, harnachés comme des colporteurs, poussiéreux sous la canicule, enrobés de boue dans la tempête. C'était au temps du joyeux Dédé, du sombre Tonin, des frères Pélissier, du Roi René, et de Gino le pieux, qui peuplaient les rêves des gosses de la communale et inspiraient des tirades pagnolesques aux stratèges de comptoir. Avides d'en découdre, arc-boutés dans l'effort, le nez sur le guidon, ces merveilleux fous pédalaient sur leurs drôles de machines en apercevant à peine le monde ivre qui s'agitait autour d'eux dans une danse de vie et de mort. C'est leur temps, celui de l'entre-deux-guerres, passionnant et tragique, tumultueux et magnifique, que ce livre évoque à travers le récit du plus formidable des événements populaires et sportifs du XXe siècle: Le Tour de France. Grâce à son oncle, pittoresque fabricant de chasse-clous destinés aux vélos de course, Jean Roussel s'immergea de très bonne heure dans le Tour de France. Son livre est un hommage rendu à une enfance émerveillée par les prouesses des géants et des humbles qui s'obstinent à coloniser sa mémoire
Roussel Jean - Becqué-Ickowicz Solange - Bigot Jea
Les défis du secteur de la construction se renouvellent perpétuellement : pour le constructeur et ses sous-traitants qui génèrent des risques techniques lourds de responsabilités ; pour l'assureur qui accepte d'en assumer la charge financière. L'ouvrage se présente, pour les praticiens, comme un outil de travail.
Tout ce qu'on a retrouvé de François-Jean Arrnorin (1923-1950), disparu à Bahreïn dans unemystérieuse catastrophe aérienne, c'est la serviette contenant le reportage qu'il venait d'accomplirans le sud-est asiatique. Joseph Kessel et tous ses confrères ont vu en lui un ardent continuateurd?Albert Londres. Peu avant la création d'Israël, il a alors vingt-quatre ans, il est indigné par le sort réservé aux Juifs, survivants de la Shoah, qui quittent les enfers éteints de l'Europe pour la terre promise... et interdite, la Palestine étant alors toujours sous mandat britannique. Déguisé en médecin, il embarque à bord d'un cargo pirate surchargé d'émigrants à la recherche du bonheur. Il est, comme eux, pourchassé violemment par les Anglais et interné à Chypre au camp de Xylotymbou. Il a revécu, avec une vérité criante, la tragédie de l'Exodus qui bouleversa l'opinion mondiale et la presse du monde entier: «On ne s'attendait pas à une telle conduite de la part d'un gouvernement britannique, encore moins d'un gouvernement travailliste» (Manchester Guardian).
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.
L'étendue des expérimentations locales dans le domaine de l'intervention psychosociale auprès des jeunes et de leur famille est largement méconnue. Pourtant, si l'on innove, c'est pour répondre à la nécessité souvent criante de s'adapter à l'environnement de travail et à la clientèle. Or, lorsque les pratiques originales restent dans l'ombre, les intervenants courent le risque de passer à côté de trouvailles utiles et de reproduire les erreurs du passé. Ce livre décrit une trentaine d'initiatives en cours dans le réseau des centres jeunesse du Québec. Les auteurs sont des praticiens et des universitaires dont la collaboration a permis de trouver des solutions prometteuses pour offrir aux jeunes en difficulté un soutien individuel et familial adéquat.
Ait Kabboura Mounia ; Fadil Mohamed ; Geoffroy Mar
Cet ouvrage examine en profondeur le dilemme de l'intrication du politique et du religieux dans la Polis contemporaine de l'Islam (l'Etat-nation) et en met à jour les rapports intimes ainsi que la façon dont il a évolué au fil des siècles — de l'islam ethnique et culturel à l'islam idéologico-politique. Il rassemble des contributions critiques et originales de plusieurs chercheurs appartenant à différentes institutions universitaires (du Québec, du Maroc, de la Tunisie et de la France) et à des disciplines diverses (sociologie, histoire, science politique, philosophie). Ce regard croisé souligne le rôle de l'islam dans la construction de l'identité politique et de l'imaginaire collectif, en tenant compte de leurs modes d'agir idéologique, social,culturel et juridique à des époques et dans des espaces culturels et géographiques donnés, tout en s'attardant sur de grandes questions comme la radicalisation, l'islamophobie et la condition féminine. Destiné à ceux et celles qui s'intéressent particulièrement aux modèles politico-religieux liés a l'islam, ce livre s'adresse également au grand public, dans la mesure où la question de l'islam et de l'islamisme est de plus en plus populaire en Occident comme dans le monde arabo-musulman.
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."