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Rites et mystères chrétiens des Compagnonnages
Ferraton Jean-François ; Rousse-Lacordaire Jérôme
CERF
15,00 €
Épuisé
EAN :9782204114752
En 2010, les Compagnonnages français se sont vus honorés par l'UNESCO d'une reconnaissance internationale au titre du patrimoine culturel immatériel de l'humanité car ils incarnent une organisation originale, multiséculaire, fondée sur la "transmission des savoirs et des identités par le métier". Leurs méthodes de transmission ont été considérées autant pour la pédagogie spécifique de l'itinérance que pour les rites initiatiques de passage, comme l'admission et la réception. Mais, paradoxalement, la réalité spirituelle véhiculée par ces rites pose aujourd'hui question à la nouvelle génération de Compagnons. Dans leur imaginaire, ceux-ci se voient comme les descendants des constructeurs de cathédrales, mais ils ont très peu d'outils pour explorer ce que recèle une telle identification. Comme lieu naturel de symbolisation pour les Compagnonnages, la cathédrale est interprétée dans cette étude comme continuité du Temple de Salomon, l'archétype majeur. Le passage de l'un à l'autre constitue une clef importante pour la compréhension des rites. Par ailleurs, le déchiffrement des légendaires des fondateurs mythiques que sont Salomon, Maître Jacques et le Père Soubise pose de nombreux problèmes. Le sujet est en effet difficile. Il fallait donc l'aborder, l'analyser, l'illustrer pour le remettre dans une perspective qui renouvelle la manière de l'envisager pour des Compagnons d'aujourd'hui. Ceux-ci sont immergés dans la réalité des métiers avec les nécessaires adaptations à notre époque et, simultanément, ils préservent les invariants d'une tradition qui façonne le coeur et l'intelligence de l'homme. Ce n'est pas sans difficulté. Eclairer les racines chrétiennes des Compagnonnages permet par ailleurs de comprendre certains aspects profonds de leur singularité. Ces racines justifient également la permanence de rites essentiels à leur identité.
Résumé : Comme tout recueil d'actes de colloque, celui-ci offre des articles très variés, dont la diversité dérive des compétences et curiosités de chaque auteur, mais aussi de l'étalement dans le temps des sujets traités, qui couvrent une période allant de la fin du XVe siècle jusqu'au XXe. Leur ressort géographique est apparemment moins étendu, puisqu'il est limité à deux provinces voisines et que la Lorraine y bénéficie de plus d'attention que la Champagne, mais ce sont l'une et l'autre des contrées où se croisèrent d'est en ouest les courants artistiques, religieux et culturels issus de France ou du Saint-Empire, et du nord au sud ceux émanés des Flandres, des Pays-Bas ou d'Italie. Toutes influences au jeu desquelles ont pu contribuer les métropoles ecclésiastiques dont relevaient les diocèses : Trèves pour Metz, Toul et Verdun, Lyon pour Langres et Reims pour le reste de la Champagne. Plusieurs centres d'intérêt se dégagent des études ici réunies. Les unes sont consacrées à des compositeurs et d'autres renseignent sur les exécutants et les destinataires de leurs ?uvres. Tous points de vue relevant par ailleurs de l'histoire de l'art sacré et de l'art tout court. Ce dernier lui-même souvent marqué par les traditions et les relations interdynastiques. Mais la musique n'était pas un art réservé aux clercs et aux grands : les cantiques en langue vernaculaire répondaient à la piété de l'humble fidèle, cependant que l'imagerie populaire célébrait joueurs et instruments. Quels que soient les sujets abordés par les articles ici rassemblés, ils offrent ensemble, outre l'intérêt propre à chacun d'eux, celui de reposer tous sur de persévérantes recherches de première main. Ils ont ainsi le mérite insigne de signaler aux musicologues les pistes variées dans lesquelles engager leurs investigations pour approfondir et rénover les connaissances sur l'histoire de la musique en Lorraine et en Champagne. M. A.
Résumé : La Lorraine, jusqu' prsent, n'avait pas fait l'objet de travaux approfondis : grce Yves Ferraton et ses collaborateurs, voil donc cette lacune heureusement comble. Par rapport d'autres provinces franaises, celles de l'ouest notamment, la Lorraine a profit d'une situation gographique privilgie : terre de passage entre la France, l'Empire et les Flandres, l'ancien duch devenu province franaise en 1766, a su dvelopper sous la conduite de princes clairs notamment Lopold Ier au dbut du XVIIIe sicle une vie musicale brillante. On discerne mieux prsent certaines influences, tant subies qu'exerces, qui font de cette terre une sorte de plaque tournante entre diffrentes cultures. Les tudes rassembles dans ce recueil font ainsi surgir de l'ombre bien des aspects encore mal connus de la vie musicale d'une province franaise au cours des sicles passs. Jean Mongrdien
Vénus & Adonis, ou l'histoire d'un mythe antique revisité à l'époque baroque ; tous les arts, de la peinture à la poésie, de la sculpture au théâtre et à l'opéra s'en emparent. Cette fable n'est-elle pas le modèle idéal pour qui cherche à comprendre, à représenter la découverte inquiète des amours adolescentes, l'émoi craintif des premiers désirs, l'appel de la beauté, la fascination pour l'interdit amoureux qui mène, inéluctablement, vers le tragique ? Dans un monde où la peinture des passions humaines devient obsession, ce mythe permet à l'artiste de toucher des expressions rares et sublimes. Imitant les antiques (Ovide, Bion), inspirés qu'ils étaient par l'exploit poétique de Giambattista Marino, les modernes ont su trouver dans ce mythe une matière immensément riche. Louis XIV en fit la décoration de son Trianon, Fouquet se fit offrir l'idylle de La Fontaine, et Paris accueillit en 1697 l'opéra de Henry Desmarest et Jean-Baptiste Rousseau.
Extrait de l'introduction:ASSOCIATION ET COOPÉRATION:CONTINUITÉ AU XIXe SIÈCLE D'UNE THÉMATIQUE ASSOCIATIONNISTEL'association est à partir de 1830 en France un thème très discuté dans les milieux réformistes, notamment par les saint-simoniens et les fouriéristes, mais aussi par des auteurs proches du catholicisme naissant et des milieux libéraux (Rosanvallon, 2004, p. 164-165). Une double dimension caractérise alors l'association:- la première relève de l'«esprit d'association» que les auteurs opposent à l'individualisme. Dans cette perspective, l'association détermine une inclination du comportement marquée par des valeurs désintéressées;- la seconde dimension de l'association se rattache à l'organisation économique; elle pourra alors prendre des formes variées (association de production, de consommation et de crédit, sociétés de secours mutuels, etc.) et fonctionner suivant des règles différentes selon les auteurs qui la préconisent, soit qu'ils visent à modifier l'ordre économique et social existant basé sur la propriété privée du capital et la concurrence, soit qu'ils cherchent à apporter une solution au paupérisme, voyant dans l'association un moyen pour les ouvriers de se constituer un capital et d'acquérir des habitudes de prévoyance et d'épargne. La première perspective est partagée par de nombreux réformateurs sociaux alors que la seconde est davantage le fait d'auteurs libéraux.C'est sur ces premières idées et pratiques associationnistes en France au cours de la période 1830-1852 que repose en grande partie le développement de l'économie sociale. À partir des années 1860, cet associationnisme se prolonge par l'intermédiaire de l'idée de coopération. À la différence de l'association, elle se rattache essentiellement à l'organisation économique, mais elle est souvent invoquée afin de promouvoir la diffusion de valeurs désintéressées dans le champ économique. La coopération fédère ainsi un ensemble d'idées destinées soit à favoriser l'intégration économique et sociale des classes ouvrières car elle est considérée comme un moyen efficace de capitalisation des épargnes ouvrières, soit à modifier la répartition de la richesse en faveur du travail et au détriment du capital.
Résumé : Les mots nous manquent pour dire le plus banal des paysages. Vite à court de phrases, nous sommes incapables de faire le portrait d'une orée. Un pré, déjà, nous met à la peine, que grêlent l'aigremoine, le cirse et l'ancolie. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Au temps de Goethe et de Humboldt, le rêve d'une " histoire naturelle " attentive à tous les êtres, sans restriction ni distinction aucune, s'autorisait des forces combinées de la science et de la littérature pour élever la " peinture de paysage " au rang d'un savoir crucial. La galaxie et le lichen, l'enfant et le papillon voisinaient alors en paix dans un même récit. Ce n'est pas que l'homme comptait peu : c'est que tout comptait infiniment. Des croquis d'Alfred Wallace aux " proêmes " de Francis Ponge, des bestiaires de William Swainson aux sonnets de Rainer Maria Rilke, ce livre donne à entendre le chant, aussi tenace que ténu, d'un très ancien savoir sur le monde - un savoir qui répertorie les êtres par concordances de teintes et de textures, compose avec leurs lueurs des dictionnaires éphémères, s'abîme et s'apaise dans le spectacle de leurs métamorphoses.
«Existe-t-il une logique de l'histoire ? Y a-t-il, par-delà tout le fortuit et tout l'imprévisible des événements particuliers, une structure pour ainsi dire métaphysique de l'humanité qui soit essentiellement indépendante de tous les phénomènes visibles, populaires, spirituels et politiques de la surface ? Qui soit au contraire la cause première de cette réalité de second ordre ? Est-ce que les grands traits de l'histoire universelle n'apparaissent pas toujours au regard du clairvoyant sous une forme qui autorise des déductions ? Et dans l'affirmative, à quoi se réduisent ces déductions ? Est-il possible dans la vie même - car l'histoire humaine est l'ensemble des immenses courants vitaux que l'usage linguistique, pensée ou action, assimile déjà sans le vouloir, comme en étant la personne et le moi, à des individus, d'ordre supérieur appelés "antiquité", "culture chinoise" ou ""civilisation moderne"- de trouver les degrés qu'il faut franchir et de les franchir dans un ordre qui ne souffre point d'exception ? Peut-être les concepts de naissance, de mort, de jeunesse, de vieillesse, de durée de la vie, qui sont à la base de tout organisme, ont-ils à cet endroit un sens strict que nul n'a encore pénétré ? En un mot, y a-t-il, au fond de tout ce qui est historique, des formes biographiques primaires et universelles ? Le déclin de l'Occident, phénomène d'abord limité dans l'espace et le temps, comme le déclin de l'antiquité qui lui correspond, est, on le voit, un thème philosophique qui, si on l'entend dans sa gravité, implique en soi tous les grands problèmes de l'être.» Oswald Spengler."
Résumé : Voici une histoire par dates du VIIe au XXe siècle, riche en surprises, qui rend compte des profonds renouvellements qui ont transformé notre vision de ce qu'on appelait autrefois les "Grandes Découvertes". Les dates "canoniques", revisitées à l'aune d'une réflexion critique sur les raisons de leur élection par les chronologies officielles, alternent avec les dates "décalées" qui font surgir des paysages et des personnages méconnus. ll est ici question de détricoter le discours qui, associant exploration du monde et "entrée dans la modernité", en réserve le privilège et le bénéfice à l'Europe, et, pour ce faire, de documenter d'autres voyages au long cours extra-européens. Il est également question, prenant le contre-pied d'une histoire héroïque des expéditions lointaines qui en attribue le mérite à quelques singularités, de rappeler qu'il faut beaucoup d'illusions, et plus encore d'intérêts, pour faire un "rêve", et que Christophe Colomb n'aurait jamais appareillé sans les vaisseaux des frères Pinzón. Il s'agit ainsi de substituer des lieux, des instants et des visages aux cultures en carton-pâte et aux croyances en papier mâché ; de donner à voir les échecs autant que les réussites, les naufrages dans les estuaires de la même façon que les entrées triomphales dans les cités soumises ; d'inclure amiraux ottomans, navigateurs chinois, interprètes nahuatls et pilotes arabes dans le musée imaginaire de l'histoire globale ; de mettre en lumière tout un petit peuple d'assistants et d'auxiliaires, de sherpas et de supplétifs (que seraient Magellan sans le Malais Enrique ou Cortés sans la Malinche ? ) ; de passer outre une histoire au masculin en rendant droit de cité aux voyageuses et aux exploratrices ; et enfin de prêter une égale attention aux êtres et aux choses, sachant que, s'il faut une nef pour traverser un océan, une vague ou un bacille suffisent à la vider de ses occupants. Ce sont donc à la fois une autre histoire du monde et une autre histoire de l'Europe qui se dévoilent au fil des 90 récits d'aventures proposés par 80 des meilleurs historiennes et historiens de ces questions.
Toute l'histoire du monde en 300 cartes. De la préhistoire à nos jours. Pour comprendre les grandes invasions, les civilisations précolombiennes, l'influence des croisades, la Première Guerre mondiale ou bien encore les rapports internationaux depuis la chute du Mur, cet ouvrage permet de visualiser, à travers 300 cartes mises à jour, les grandes périodes, les enjeux majeurs, les événements fondamentaux. Une bonne carte vaut mieux qu'un long discours : l'Atlas historique Duby met en scène les grandes étapes de l'histoire de l'humanité (depuis l'apparition du genre Homo jusqu'aux principales zones de tension dans le monde actuel), clarifie les conflits les plus compliqués (la guerre de Trente Ans, les partages de la Pologne...) et les périodes les plus troubles (la Chine des Qing, les conflits du Caucase...), donne à voir les grands mouvements inscrits dans la durée (exil des communautés juives d'Europe au Moyen Age, tensions intercommunautaires dans les Balkans, décolonisation...), mais aussi les phénomènes économiques et artistiques. Il fait aussi une large place aux enjeux géopolitiques actuels. Accompagné de textes explicatifs, de chronologies et d'un important index, cet atlas s'adresse à tous ceux, depuis le collégien jusqu'au passionné d'histoire, qui ont besoin de voir pour comprendre.