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Pour une méthode d'investigation du cinéma de Laurent Cantet. Les déplacés, vertiges de soi
Lebtahi Yannick ; Roussel-Gillet Isabelle
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782747590822
Cet ouvrage est le premier consacré à l'ensemble de l'?uvre de Laurent Cantet, cinéaste français contemporain, remarqué notamment pour ses longs métrages Ressources humaines (1999) et L'emploi du temps (2001), en prise avec le réel, le travail, le non-travail, les mutations sociales et les questions identitaires. Les auteures proposent une méthode d'analyse globale en abordant l'analyse filmique depuis les dispositifs de production jusqu'à ceux de la réception. Elles questionnent de manière originale les problématiques du cinéma cantétien par des approches thématique et psychosociologique. Des concepts opératoires comme l'intertextualité, l'hybridité fiction/réalité... offrent un point d'appui à cette investigation des rapports entre l'imaginaire et le social. Les contributions des experts, Vincent de Gaulejac, Charles Tesson et Serge Tisseron, ainsi que Pierre Chevalier et Marcel Trillat, apportent une véritable réflexion interdisciplinaire croisant sémiologie, sociologie, filmologie, psychanalyse, pratiques audiovisuelles et culturelles. Elles témoignent de toute la richesse de l'univers cantétien.Cet ouvrage s'adresse aux étudiants et jeunes chercheurs en cinéma, et plus largement aux chercheurs et enseignants en sciences sociales et humaines.
Ce vingt et unième numéro de la revue CIRCAV a pour objectif d'explorer les relations entre deux institutions majeures : la justice et la télévision. Comment se construisent ces relations ? Que nous apprennent-elles de la justice, de la télévision et plus généralement de la société ? Un constat historique s'impose : à la télévision, la justice n'est pas seulement présente dans les émissions d'information. Elle a envahi le divertissement dès les années 1950, et plus récemment, les séries fictionnelles. Fiction et sérialisation constituent aujourd'hui des voies de contestation esthétiques de l'institution judiciaire. Ce que fait la télévision de la justice et la justice de la télévision : voilà ce dont il est question. En complément des réflexions des chercheurs, nous avons associé celles des professionnels de la procédure judiciaire dont le point de vue décentré permet de mieux rendre compte de l'intrication des enjeux pour chacune de ces institutions.
Les universités ou les lieux d'enseignement sont des îlots de résistance humanistes nécessaires à la construction d'un territoire plus global d'actions citoyennes et interdépendantes. Par nature bien insérés dans leur époque, d'autant plus que nourris de tous les héritages artistiques, scientifiques, philosophiques, culturels, socio-historiques, les enseignants d'aujourd'hui sont engagés dans l'aventure du futur. Ils sont garants de la vie de l'esprit, des aspects continus et discontinus de ses conquêtes. Rappelons que, de tout temps, ce sont les minorités agissantes, y compris au sein des universités, qui en s'appropriant l'objet-monde au sens d'Edgar Morin, ont impulsé d'inédites orientations — sociales, culturelles, éthiques et politiques —, toujours au bénéfice du bien vivre ensemble. Conscients des bouleversements sociétaux, les auteurs de cet ouvrage ne pouvaient pas ne pas penser la crise mondiale majeure enracinée dans la pandémie, fragilisant les principes de fraternité et affaiblissant les solidarités générationnelles, au premier chef, la relation enseignant-enseigné dès lors que les pratiques "distancielles" se substituent à celles dites "présentielles". Les auteurs assument volontairement le risque de se placer, non seulement au carrefour de contradictions entre l'institution et le politique, mais aussi dans un espace d'incertitudes et d'obstacles identifiés accompagnés de solutions pour les surmonter. Le dialogue ouvert entre différents acteurs de l'éducation dessine un champ de possibles — dans ce contexte impossible — capable de se métamorphoser vers une pensée nouvelle et libératrice.
Cet ouvrage collectif traite des nouvelles pratiques engendrées par les supports numériques, les confronte aux anciennes et examine les changements qui se sont opérés dans le champ publicitaire. Dans ce numéro 20 de la revue Circav, le croisement des regards de professionnels, de chercheurs et d'universitaires met en exergue, de façon inédite, les discours, les formes et les pratiques publicitaires de notre monde contemporain.
On oublie trop souvent aujourd'hui dans nos métiers d'enseignant-chercheur qu'il est nécessaire parfois de porter un regard réflexif sur les fondements théoriques qui soutiennent nos travaux et surtout de prendre le temps de dialoguer avec nos pairs. A l'image de l'itinéraire atypique de François Jost, ce vingt-troisième numéro de la revue CIRCAV repose sur le principe d'une ouverture stimulante sur de multiples objets de recherche, de paradigmes et d'auteurs aux horizons parfois éloignés. La diversité des réflexions réunies noue un dialogue complexe avec les inventions conceptuelles de François Jost. Parce qu'il cherche à comprendre le contemporain dans sa complexité et à légitimer des objets perçus comme non académiques, François Jost et son parcours nous semblent exemplaires d'un chercheur inscrit dans son époque.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.