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Je hais les matins
Rouillan Jann-Marc
DENOEL
15,30 €
Épuisé
EAN :9782207252246
Voici plus de treize ans que je matricule en rond. J'ai beaucoup désappris. J'ai désappris la nuit. Il ne fait jamais nuit dans vos prisons. Nous sommes toujours sous les projecteurs au halo orangé, comme sur les autoroutes belges et les parkings de supermarché. J'ai désappris le silence. La prison ne connaît pas le silence. Il s'en écoule toujours une plainte, un cri, une rumeur. " (Jean-Marc Rouillan) " Si vous pensiez trouver ici un essai de critique politique rédigé par un "ennemi de l'intérieur", vous serez déçu. Ce livre n'est pas celui d'un donneur de leçon ou d'un idéologue. Ce livre, au risque de faire hurler certains, est celui d'un citoyen. [...] Jean-Marc Rouillan ne cherche pas à attirer l'attention sur sa condition propre. Il parle beaucoup plus des autres que de lui-même. Il parle de l'humanité humiliée qui l'entoure... " (Martin Winckler)
Fresnes, Fleury-Mérogis, Fresnes, Lannemezan? et à nouveau Fresnes? Saint-Maur, Fresnes encore, Les Baumettes, Moulins, Lyon, Moulins, Fleury-Mérogis, Fresnes et en?n Lannemezan? Rouillan raconte son voyage derrière les murs depuis vingt ans, ou comment on brise un homme dans la France démocratique et républicaine. Au long des jours interminables, des bouffées du passé remontent, souvenirs de la clandestinité, de la lutte armée avec ses compagnons Joëlle Aubron, Nathalie Menigon, Georges Cipriani. Les scènes d?un lointain passé se superposent à celles de la veille ou de l?avant-veille et parfois résonne la voix de Joëlle qui se meurt d?un cancer au cerveau dans une autre prison. Est-ce parce que son amie lui intime de rester la mémoire vivante de ce qu?ils ont vécu, ou parce que, en écrivain véritable, il éprouve le besoin impérieux, en prenant la plume, de relater avec exactitude ce qui a été? En tout cas, ce livre est un grand livre. Quand Jann-Marc Rouillan écrit: « Pour moi, jamais plus, le temps ne sera réconcilié. La blessure ne se refermera pas. J?irai la gorge tranchée. Avec la pression urgente de l?hémorragie. Je marche. J?écris. Je marche. J?écris. Je soliloque », l?on pense à une révolte aussi ancienne que le monde, au cri d?Antigone que Créon condamne à être enterrée vivante.
Après le premier tome De mémoire sur "Les jours du début : un automne 1970 à Toulouse" , années de formation au métier de militant encore dominé par l'insouciance ; le deuxième sur "Le deuil de l'innocence : un jour de septembre 1973 à Barcelone" , maqué par la traque mortelle de la Guardia Civil du temps du MIL sous la dictature de Franco ; ce dernier volume de la trilogie de Jean-Marc Rouillan ferme la période qui donnera naissance à ses Dix ans d'Action directe. Un témoignage, 1977-1987. Dans ce troisième volume, Jean-Marc Rouillan revient sur le quotidien du groupe toulousain des GARI (Groupes d'action révolutionnaire internationalistes) en lutte contre la dictature de Franco. Au-delà d'un récit d'aventures picaresques qui s'étendent sur tout le territoire européen, on voit se dessiner le point de non-retour vers l'engagement dans la lutte armée. Paru pour la première fois en 2009, ce texte a été écrit par de Jean-Marc Rouillan en prison, comme presque toute la quinzaine de livres qu'il a édités. On peut voir cette oeuvre comme la poursuite de la politique par d'autres moyens par l'auteur libéré de toute peine liée à son engagement dans la lutte armée.
Depuis la prison de Lannemezan où il purge une condamnation à perpétuité et a déjà passé 4 750 matins, Jann-Marc Rouillan décrit son passé de militant d'Action directe, ses camarades, les grandes absentes que sont les femmes, son quotidien de taulard. Entre parloirs et transferts arbitraires, dans cet univers saturé de violence, toujours à la limite de la folie, la fidélité à ses engagements politiques devient pour lui une question de survie, face à cette autre forme de peine de mort qu'est la lente déshumanisation imposée par l'incarcération.
Et Jaume seul dans la montagne, avec ses pauvres mots, ses délires d'altitude, ses armes désormais pour le seul don de soi et l'existence désobéissante, qu'y pouvait-il ? Face à la clameur, ses balles et ses mots ne pesaient pas lourd. Ils étaient trop humains, porteurs d'une charge émotionnelle à retardement, de cette passion triste qui fait les bombes à l'heure et le désespoir qui s'acharne à ne pas réintégrer son exil quotidien. Le refus, toujours le refus et qui à cet instant se tait. Ne plus dire ce que l'on sait, ne plus défaire le faux du vrai. Motus. Rien. Le néant... en cette humanité de l'inaccepté, de l'indicible plainte et de la souffrance. Derrière le bruit national s'accumulait le silence. A travers le parcours d'un homme dont la conscience de classe s'éveille dans les bras d'une fille de patron, ce roman raconte les vies de paysans pauvres " qui furent du parti bien avant qu'il ne soit créé ". En Espagne, des années 1920 à l'orée des années 1950, entre guerre sociale et guerre civile, Jaume et les siens rêvent d'un autre monde, affrontent le pouvoir des propriétaires, de l'Eglise, de l'Etat; ils gagnent, perdent, fuient, s'arrêtent sur un autre front, celui du maquis français contre l'occupant nazi; ils reviennent et perdent encore...
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...
Résumé : Au plus froid de l'hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l'hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l'appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n'est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales. Inspiré de contes russes, L'Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.