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Infinitif présent
Rouillan Jann-Marc
DIFFERENCE
18,25 €
Épuisé
EAN :9782729118808
Fresnes, Fleury-Mérogis, Fresnes, Lannemezan? et à nouveau Fresnes? Saint-Maur, Fresnes encore, Les Baumettes, Moulins, Lyon, Moulins, Fleury-Mérogis, Fresnes et en?n Lannemezan? Rouillan raconte son voyage derrière les murs depuis vingt ans, ou comment on brise un homme dans la France démocratique et républicaine. Au long des jours interminables, des bouffées du passé remontent, souvenirs de la clandestinité, de la lutte armée avec ses compagnons Joëlle Aubron, Nathalie Menigon, Georges Cipriani. Les scènes d?un lointain passé se superposent à celles de la veille ou de l?avant-veille et parfois résonne la voix de Joëlle qui se meurt d?un cancer au cerveau dans une autre prison. Est-ce parce que son amie lui intime de rester la mémoire vivante de ce qu?ils ont vécu, ou parce que, en écrivain véritable, il éprouve le besoin impérieux, en prenant la plume, de relater avec exactitude ce qui a été? En tout cas, ce livre est un grand livre. Quand Jann-Marc Rouillan écrit: « Pour moi, jamais plus, le temps ne sera réconcilié. La blessure ne se refermera pas. J?irai la gorge tranchée. Avec la pression urgente de l?hémorragie. Je marche. J?écris. Je marche. J?écris. Je soliloque », l?on pense à une révolte aussi ancienne que le monde, au cri d?Antigone que Créon condamne à être enterrée vivante.
D'abord une rumeur. Puis des cris. Des cris d'homme. Si mes phrases hésitent, mon corps, lui, avait su tout de suite. Du bord de la falaise on la voyait, tapie au creux du vallon, un bon kilomètre devant nous. Sans obstacle, portées par le vent, les voix de la prison volaient jusqu'à nous. La rumeur amplifiait l'architecture de torture. Pétrifié, je suivais les murs, les chemins de ronde, les miradors, les cours de promenade, les myriades de grilles aux fenêtres... Je connaissais si bien le tableau. La puanteur des soirs de peur. Quand on existe malgré tout. Quand la mort rode, de cellule en cellule, invisible sur les coursives, invisible aux yeux des détenus. Comme les autres, je tremble, humilié comme les autres par la défaite féroce des misérables. Mais quelque chose avait changé. Cette fois je témoignais de la rencontre des deux mondes... Longtemps témoin des ravages de la maladie en milieu carcéral, l'auteur témoigne ici d'une expérience plus directe encore:la sienne. Et de retour en prison il évoque les mois de semi-liberté dont il a bénéficié en portant notamment son regard sur le monde de l'Extérieur et le type de liberté qui y a cours.
On expérimentait de nouvelles formes de lutte. Mais on ne partait pas de rien: nos racines venaient du vieux "guérillerisme" ibérique. On diffusait l'expérience acquise à Barcelone dans la lutte du MIL. En France, pour la première fois depuis la guerre d'Algérie, des militants révolutionnaires entraient dans la clandestinité les armes à la main. Ça n'étaient plus des théories sans pratiques véritables. La guérilla devenait l'arme de la lutte quotidienne. Faction incessante du sabotage et de la subversion. Sans aucun regret, on avait coupé les ponts avec la connivence et les bienséances bourgeoises. Ce troisième volume des Mémoires de Jann-Marc Rouillan revient sur le quotidien du groupe toulousain des Gari (Groupes d'action révolutionnaire internationalistes) en lutte contre la dictature de Franco. Au-delà d'un récit d'aventures picaresques et insouciantes qui s'étendent sur tout le territoire européen, on voit se dessiner le point de non-retour vers l'engagement dans la lutte armée.
Depuis le temps que je dois t'écrire ! Les jours passent, les années de même... L'existence rebelle est aventureuse mais tout autant dilettante, tu sais ce que c'est... Pourtant, tôt ou tard, le v?u d'un gamin qui n'a pas encore tracé son cap finit par regagner le rivage. Et maintenant que je suis un prisonnier à vie, pour passer mon temps - puisque la raison d'être des punis est d'égrener le triste rosaire des réclusionnaires - je noircis des pages que l'on dit littéraires. Et figure-toi qu'un camarade m'a passé commande d'un texte sur un vieux de la vieille comme toi. L'occasion fit le larron et j'ai pris mon crayon. Dans les salons protestataires, où l'on s'affuble de trop large, étiquettes qui traînent jusqu'à terre comme de vieux oripeaux, presque des serpillières à force de balayer le caniveau, on a toujours préféré les révolutionnaires des temps jadis. Ou alors ceux d'autres continents, loin au-delà des mers dans des sierras tropicales sud-américaines. Les tartuffes se déguisent pour ne pas avoir à épauler ceux d'ici, pour ne rien risquer jamais et esquiver les questions sur leur propre renoncement, leur perfide trahison qui se distille pareille au quotidien poison
Depuis la prison de Lannemezan où il purge une condamnation à perpétuité et a déjà passé 4 750 matins, Jann-Marc Rouillan décrit son passé de militant d'Action directe, ses camarades, les grandes absentes que sont les femmes, son quotidien de taulard. Entre parloirs et transferts arbitraires, dans cet univers saturé de violence, toujours à la limite de la folie, la fidélité à ses engagements politiques devient pour lui une question de survie, face à cette autre forme de peine de mort qu'est la lente déshumanisation imposée par l'incarcération.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Et si votre meilleur ami avait des raisons de se taire? et si un petit garçon voulait que sa "Nanouche" vole? et si un chien ou un lapin n'était pas en peluche? et si une femme se transformait en faisant laver sa voiture? et si un destin se dessinait à la suite d'un mot mal placé? et si la folie se jouait de la tristesse? et si la maladie, la mort et, surtout, l'amour n'étaient pas ce que l'on croit? Dix-sept nouvelles où se côtoient fiction et réalité, où le vrai et le virtuel s'enchevêtrent dans l'aventure de la vie et de la mort. Toutes, elles racontent les "possibles" d'un monde "avec des si"..., où le téléphone joue un rôle non négligeable. Biographie de l'auteur Claudine Helft est membre de l'Académie Mallarmé, du jury du Prix Alain Bosquet et présidente du Prix Louise Labé. Traduits dans une quinzaine de langues, ses poèmes figurent dans de nombreuses anthologies. De Claudine Helft, La Différence a publié un recueil de poèmes, Une indécente éternité (2007), et un roman, Un divorce d'amour (2009).
Entre 2000 et 2020, entre l'Amérique du Sud et l'Europe, chaque personnage, Lunus, Juan Serafini, Henk, Sofia, Angel, Hernàn et Lucas, en proie à ses démons, emprunte sa voie personnelle. Les uns disparaissent, les autres les recherchent, la crise argentine de 2001 éclate... Chaque protagoniste interagit, de près ou de loin, avec les autres. Au lecteur de rassembler les pièces manquantes de ce puzzle, agencées comme des fractales, ces objets mathématiques qui illustrent si bien "l'effet papillon" ou comment l'inattendu peut se glisser au milieu des phénomènes les mieux ordonnés.