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Chambre 152
Rossignol Isabelle
PANSEUR
13,00 €
Épuisé
EAN :9782490834105
C'est trop tard". Ce fut dit, un murmure entendu, une vérité qui a traversé les corps : la mort est à la porte, on l'attend. Mais les médecins et leurs machines prouvent, peuvent et décident du contraire. Non, il n'est pas encore temps ! De part et d'autre de la chambre 152 se joue le combat d'une fille dont la parole seule peut rompre le silence d'une mère mourante et ainsi faire valoir sa volonté. Les éclats de voix sont poussés jusqu'à l'essoufflement et les souvenirs surgissent, laissant entrevoir toute la complexité d'une relation où l'amour révèle aussi les manques. Car ce dernier combat pour une mort digne est aussi celui, universel, du temps où il faut apprendre à se dire adieu. A travers une écriture fragmentée, Isabelle Rossignol oscille entre puissance et douceur pour mieux glisser dans les silences tout ce qui peut se jouer dans la vie de deux femmes. Chambre 152 est un texte d'une grande intensité où se déploie le chaos des sentiments qui hantent ceux qui restent quand leurs proches les quittent.
Un jour, mamie Colette a cessé d'être comme avant, pimpante, fringante, marrante. Elle est partie en vélo chercher de la farine pour des crêpes. Elle est revenue à pied, avec du sucre en poudre. Ce jour-là, elle a confié un secret à Antoine : «Ta mamie vieillit.» Un secret à ne dire à personne. Le problème, c'est que maintenant tout le monde est au courant. Mamie Colette est enfermé » dans une maison pour les gens comme elle. Elle sent mauvais, elle fait peur à Antoine. Il veut plus aller la voir. Il n'y a que des vieux dans cet endroit. Pourtant, un jour, Antoine croise une fille dans les couloirs. Une vraie fille, in infirmière ni malade. Elle est belle, elle est franche et directe, elle est joyeuse dans cette ambiance de mort. Antoine veut comprendre.
Dans la classe, tout le monde sait nager, sauf Alice. Elle vient d'arriver à Juan-les-Pins, elle est nouvelle au CM1. Alice est la plus forte en calcul, en dictée, en récitation, mais, avec son corps trop lourd, son maillot marron trop moulant et sa serviette trop petite, au bord de la piscine où elle doit entrer pour la première fois de sa vie, elle se sent un zéro, un éléphant, une statue de honte et de peur. Les moqueries fusent et, sitôt qu'Alexandre, le beau maître nageur, prend Alice sous son aile, la jalousie donne aux autres l'envie de monter un complot contre elle. Pas grave ! Ses parents sont si gentils qu'ils lui offrent le maillot turquoise et la serviette jaune d'or dont elle rêve, et Alice sait qu'Alexandre la protégera contre vents et marées, rivales et angoisses. Mais voilà, la semaine suivante, il est en congé, et c'est Jérôme, un sportif brutal et impatient, qui le remplace... 2884802118
Je ne suis pas normale. Nina est ma cousine et ma meilleure amie, mon idole et mon contraire. Dans la famille, tout le monde nous appelle les inséparables. Mais moi, ce n'est pas comme une cousine que jel'aime. Ni comme une amie. J'ai envie de la voir nue, de caresser sa peau à la folie, de me frotter contre elle, de me cacher avec elle. Ça m'a pris le jour du déménagement quand je l'ai serrée dans mes bras, avant de la quitter jusqu'aux prochainesvacances. Je n'ai pas le droit. Je sais que je commets le péché de chair, comme disent les religieuses du collège. Alors j'entre à l'église, et je jure que je ne la toucherai plus. Et puis je recommence. Je suis lourde, mal, idiote, suppliante, amoureuse. Et pas elle.
De retour chez elle, Iris rencontre une certaine Viviana, qui lui propose de la rendre heureuse, c'est-à-dire de faire d'elle une petite fille riche. Difficile de refuser, d'autant que Viviana lui donne déjà beaucoup d'argent et lui en promet encore à condition de l'accompagner jusqu'à son palais. Iris la suit, ravie. Elle ignore encore qu'elle va le payer très cher.
Résumé : Assise à une table, devant son cahier, un ordinateur, elle rédige, maladroite, inhibée, il faut dire qu'elle n'est pas d'ici. Peu à peu, elle s'apprivoise ; elle regarde comment font les autres ; elle apprend, gagne en habileté, écrit pour la radio et la publicité ; elle connaît des poètes, et invente même une langue qu'elle brode. Alors plus rien de ce qui s'écrit ne lui fait peurâ : lettres d'amour, témoignages juridiques, cahiers de réclamations, condoléances, sms, éloges funèbres, accroches publicitaires, voix off, plaques commémoratives... Elle s'y lance avec gourmandise. Mais cette aisance en fait-elle une écrivaine ? Non bien sûr, une habile rédactrice tout au plus. Jusqu'au jour où elle prend la plume pour écrire son premier livre. Et là, elle ne sait plus... En glissant du plus trivial vers le plus sensible, cette rédactrice se cogne à une question : et si l'écrivain était celui qui ne sait pas écrire ?
Sur mes poumons, je ne sais plus si c'est la caresse des écharpes de brume ou s'il me coule des chapes de bétons. Au coucher du soleil, le brouillard envahit tout, et la bruine, quand ce n'est pas des torrents, ronge chaque jour la pierre à sa base. Elle grignote à petit, comme la maladie grignote maman. Et tout le monde s'étonne, rage, peste. L'homme est un grand saut qui a bâti la ville sur l'eau, en plein pays de brouillard". Par un texte fulgurant et poétique, Claire Dumas nous invite à entrer dans le brouillard de La Ville Humide. L'auteure nous livre le souffle d'une jeune femme "emmurée" , incapable d'emprunter la moindre rue, subissant les odeurs de vin et de femme d'un père alcoolique, se confrontant impuissante à une mère rongée par la maladie. Mais c'était sans compter l'arrivée d'un jour neuf, un jour chamboule tout.
Résumé : Il arrive que les plus grandes tragédies se jouent sur un bout de rue maquillé à la craie... Des ruelles poussiéreuses de Ouagadougou aux pelouses des terrains de football européens, il n'y a qu'un pas, celui de l'espoir. Mais l'espoir peut rapporter gros à celui qui sait y faire : il suffit d'un peu de magie pour enfermer dans le creux de ses mains une armée de gamins qui rêvent d'étoiles brodées d'or. Par dizaines, le Sorcier Blanc les tient sous sa semelle, monnayant leurs espérances comme leur vie. Jusqu'au jour où un jeune gardien de but abandonne tout désir de gloire pour faire équipe, et ose se dresser face à l'emprise du Sorcier Blanc. Telle une déclamation (dans un registre Spoken-Word), où l'élégance du verbe contraste avec la véhémence de la logorrhée, ce roman rend conte de l'espoir et des illusions de jeunes footballeurs, puisque rêver de gloire ou simplement de jours meilleurs peuvent conduire à la chute... Avec ce premier roman, Mathieu Vivion nous livre une oeuvre engagée à vocation scénique et nous entraîne, avec poésie, à faire le lien troublant entre les réseaux exploitant les réfugiés et les rouages méconnus du monde footballistique.
C'est dans un monde figé sur minuit-pile que le voyage de Lui Beadles commence. Né dans une Irlande unie et libre, Lui va explorer la nuit perpétuelle, rejoindre les black blocs, poser la main sur le dernier baobab d'Afrique, sombrer dans l'obscurité lumineuse de Paris. Partout, le jeune Beadles se cognera aux mêmes murs ; partout, il prendra part la lutte... Sublimé par les illustrations d'edwood, Jules Pétrichor signe un premier roman ponctué d'humour et terriblement lucide, une ode la lutte et au pouvoir des livres, une main tendue pour ne pas se noyer dans la nuit. Partez la rencontre de femmes et d'hommes, ces enragés, ces engagés, ces colibris du quotidien, qui agissent dans l'ombre pour que l'aube se lève enfin.