Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La ville humide
Dumas Claire
PANSEUR
9,50 €
Épuisé
EAN :9782490834075
Sur mes poumons, je ne sais plus si c'est la caresse des écharpes de brume ou s'il me coule des chapes de bétons. Au coucher du soleil, le brouillard envahit tout, et la bruine, quand ce n'est pas des torrents, ronge chaque jour la pierre à sa base. Elle grignote à petit, comme la maladie grignote maman. Et tout le monde s'étonne, rage, peste. L'homme est un grand saut qui a bâti la ville sur l'eau, en plein pays de brouillard". Par un texte fulgurant et poétique, Claire Dumas nous invite à entrer dans le brouillard de La Ville Humide. L'auteure nous livre le souffle d'une jeune femme "emmurée" , incapable d'emprunter la moindre rue, subissant les odeurs de vin et de femme d'un père alcoolique, se confrontant impuissante à une mère rongée par la maladie. Mais c'était sans compter l'arrivée d'un jour neuf, un jour chamboule tout.
Sur un sujet classique, la découverte de soi à travers une quête, Claire Dumas a écrit une histoire à fleur de peau, un roman de sensations à la manière impressionniste.
Résumé : 1961, Urbain Pujol est chauffeur de taxi parisien. Une cliente au fort accent slave oublie dans son véhicule un stylo-plume de grande qualité. Ce geste anodin va déclencher une série d'aventures rocambolesques qui entraîneront notre héros et ses amis dans des poursuites effrénées au parfum d'espionnage et de guerre froide. Tibéri et Julié nous embarquent dans un récit rétro à souhait qui ravira tous les nostalgiques d'actions, d'automobiles et de bandes dessinées des années 60.
Les filles de Justice, décidément, sont bien embarrassantes. Depuis deux siècles, elles ont été sans cesse transférées de prisons en quartiers correctionnels, de maisons pénitentiaires en écoles de préservation. Confinées derrière une clôture. Qui sont-elles ? Qu'ont-elles fait ? Des mineures qui, pour diverses raisons, sont passées devant un juge. Elles ne sont pas forcément délinquantes, mais elles seraient susceptibles de l'être ; elles ne sont pas forcément prostituées, mais elles seraient au bord de l'être. Toujours considérées comme difficiles, voire vicieuses. L'État se sentant impuissant s'est déchargé sur les congrégations religieuses et leur a " confié " la rééducation de ces filles, sous forme d'une mission de service public. La congrégation Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur d'Angers, déjà spécialisée dans les filles perdues, a ainsi acquis un monopole. Contre des prix de journée versés par l'État, elle les a reçues au milieu d'autres femmes et adolescentes, pensionnaires de tous âges. Cette situation a perduré sous la Ille République, au moment du vote des lois de 1901 et de 1905, en plein conflit entre confessionnels et laïques. Un scandale cependant vient éclabousser la réputation de la congrégation quand, à Nancy, l'évêque entre en conflit avec la supérieure ; il s'ensuit un procès qui se solde par la fermeture en 1903 du Bon-Pasteur de la ville. Cet ouvrage a pour fil conducteur l'histoire d'un de ces établissements, ouvert en 1839, à Bourges (Cher). Un hectare, en plein centre ville, un îlot hors du temps. En 1966, une mère supérieure éclairée commence à moderniser la maison lorsqu'elle reçoit l'ordre de procéder à la vente du patrimoine. L'acquéreur en est le ministère de la Justice qui cherche le lieu idéal pour expérimenter des pédagogies auprès des filles dans le secteur public. Comment s'est réalisé ce passage du monde religieux à la culture laïque ? D'autres établissements du Bon-Pasteur ont connu le même sort et, à partir des années 1960, ont progressivement lâché ce qui constituait leur identité. Pourquoi, après avoir résisté si longtemps ?
Une femme parle très simplement, sur un ton de confidence... Sandra, qui ne s'est jamais remise d'un amour perdu, vient d'épouser Daniel, sympathique notaire d'âge déjà mûr, dont elle n'est pas amoureuse mais c'est un bon compagnon. Elle quitte Paris pour le suivre dans une jolie vieille maison de Provence où il exerce son métier de notaire et vit avec des enfants d'un premier mariage. Le drame ne viendra pas des infidélités du charmant Daniel. Cette infidélité ne paraît pas grave à Sandra mais bouleverse une de ses belles-filles, Yanou, adolescente dont elle a gagné l'amitié. Yanou, révoltée par l'attitude de sa belle-mère, fait une fugue sans issue. Les orages se précipitent jusqu'à l'issue dramatique. Un roman où la romancière dénonce la faiblesse désabusée des adultes, l'intransigeance de la jeunesse, la difficulté de communiquer.
De quoi se compose l'ossature d'une famille ? De membres essentiels ? D'une construction invisible qui les soutient tous ? Ossature, le mot implique la globalité et une sélection, l'acceptation et l'exclusion. Qui est superflu ? Qui ne fait pas partie de l'ossature Raba ? Raba. Le nom transmis par son père, Anwar, qui fuit ses origines. Le nom de Léa, sa mère, qui ne sera jamais invitée pour l'Aïd. Raba, leur nom à eux : Hakim, Farah, Imane, Salim, Noria et Amira, sa cousine, qu'il tentera de saisir pour unifier l'irréconciliable et comprendre la dissémination familiale. Enchâssés, les événements surgissent et les souvenirs se déplient, le vécu s'entremêle aux paroles et aux gestes rapportés, reconstruits, inventés, pour raconter les Raba afin que leur histoire ne soit plus un cadavre à transporter de génération en génération.
Orné d'une cicatrice qui le balafre, L'Ouïe est reconnaissable entre tous. Bon soldat, il déambule dans les rues, il veille à ce que les enfants jouent en sécurité, que chacun ait sa place dans la communauté et que le pouvoir de Mohamed soit respecté. Mais la guerre fait rage. Subversifs, les Poètes soufflent leurs vers et détruisent dans de terribles explosions toute forme d'autorité. L'Ordre est menacé. Les Poètes sont traqués, réduits au silence, jusqu'au jour où L'Ouïe écoute l'un d'entre eux et le sauve au lieu de le tuer. Après L'homme qui n'aimait plus les chats, Isabelle Aupy signe un second roman en rupture des genres littéraires pour une expérience unique : vivre un texte plus que le lire, car les mots sont vivants !
Résumé : D'un côté comme de l'autre, plongez dans deux univers dissemblables et pourtant communs, deux sociétés miroir qui cohabitent sans le savoir et qui se répondent sans le comprendre. L'en-Bas est un monde où la terre n'est qu'un marécage piétiné par des bambous géants. Seuls les enfants agiles et légers peuvent arpenter la vase sans s'y enfoncer et y chasser au risque d'y périr écrasé. Ils courent alors, jusqu'au soir où ils rejoignent les adultes aux orées protectrices. Mais dans le coeur des frondaisons se cache une obscurité dont personne ne veut parler, d'où s'échappent les cris des victimes de l'Ogre. Aux adultes, le jour, de le rejoindre et de veiller chaque soir à ce que le monstre ne puisse atteindre les enfants. Jusqu'à ce que certains ouvrent les yeux sur l'obscurité et fassent naître l'espoir de ne plus nourrir l'Ogre. L'en-Haut est un monde où les adultes marchent au-dessus de tout, traînant leurs échasses de plateforme en plateforme, tantôt cueilleurs d'eau ou pécheurs d'oiseaux. Ils survivent, tellement haut qu'ils ne savent plus vivre, que seuls les utiles ont droit de pitance et d'existence. Voutés à déformer leur corps, les marcheurs sont d'étranges oiseaux solitaires qui s'enivrent de vertiges, risquant leur vie au moindre déséquilibre, fermant les yeux sur ce que dissimulent les murs des plateformes, ce qui arrive à tous ceux incapables d'arpenter les nuages, enfants comme vieillards. Jusqu'à ce que certains arrêtent de fermer les yeux et fassent naître l'espoir d'une autre humanité. Avec ce troisième roman, Isabelle Aupy nous offre un jaillissement d'humanité.
Résumé : Rentrée des classes, Anouk Lejczyk nous invite à la suivre en forêt pour une curieuse expérience : comment devenir bûcheronne ! Quatre saisons d'apprentissage où se cotoient odeur d'essence et effluves végétales, sueur des corps et sang du gibier, adversité et camaraderie. Quatre régions de France pour découvrir la diversité des milieux qui se cachent derrière un mot unique : forêt. Durant ces mois où elle a façonné son corps au froid de l'hiver et aux chaleurs d'été, aux vibrations des machines comme aux courbatures, Anouk a pris note de chaque instant, soigneusement retranscrit ici, dans ces carnets, véritable herbier d'une jeune autrice qui jongle entre la délicatesse de sa plume et une tronçonneuseâ!