
La Rédactrice
Assise à une table, devant son cahier, un ordinateur, elle rédige, maladroite, inhibée, il faut dire qu'elle n'est pas d'ici. Peu à peu, elle s'apprivoise ; elle regarde comment font les autres ; elle apprend, gagne en habileté, écrit pour la radio et la publicité ; elle connaît des poètes, et invente même une langue qu'elle brode. Alors plus rien de ce qui s'écrit ne lui fait peurâ : lettres d'amour, témoignages juridiques, cahiers de réclamations, condoléances, sms, éloges funèbres, accroches publicitaires, voix off, plaques commémoratives... Elle s'y lance avec gourmandise. Mais cette aisance en fait-elle une écrivaine ? Non bien sûr, une habile rédactrice tout au plus. Jusqu'au jour où elle prend la plume pour écrire son premier livre. Et là, elle ne sait plus... En glissant du plus trivial vers le plus sensible, cette rédactrice se cogne à une question : et si l'écrivain était celui qui ne sait pas écrire ?
| Nombre de pages | 280 |
|---|---|
| Date de parution | 09/03/2023 |
| Poids | 325g |
| Largeur | 140mm |
| SKU: | 9782490834136 |
| wmi_id_distributeur: | 26005000 |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782490834136 |
|---|---|
| Titre | La Rédactrice |
| Auteur | Cohen Michèle |
| Editeur | PANSEUR |
| Largeur | 140 |
| Poids | 325 |
| Date de parution | 20230309 |
| Nombre de pages | 280,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le cas Trawny. A propos des "Cahiers noirs" de Heidegger
Cohen-Halimi Michèle ; Cohen Francis?Heidegger est-il nazi ? Une question qui a remué et ému le Landerneau philosophique français durant l'automne 2014. Les heideggériens-sachant et les heideggériens-ne-sachant-pas sont-ils, en adhérant aux théories du philosophe de Fribourg, nazis ou, par cette adhésion, colportent-ils, en porteurs sains, les mythes menant les gens à adopter les thèses nazies ? Dans le même temps paraissait un ouvrage, La Loi du sang (J. Chapoutot), sur les faits et gestes des Allemands où il est démontré que le nazisme s'instille dans les esprits par des tout-petits-riens, des petits faits et gestes... Le doute s'installa, fallait-il renier des années de travail, de révérence, et devenir rien ? Un pan de la philosophie française disparaissant en cas de démonstration positive — la Vérité (laquelle ?) étant la tâche de la philosophie. Vint un Zorro philosophique, le responsable de la publication des « Cahiers noirs », source de l'opprobre (Journal de pensée — volumes publiés, pour l'heure en Allemagne, à l'automne 2015, Gallimard), qui, dans le cadre de son travail pour la publication des œuvres intégrales telles que Martin Heidegger l'a décidé, découvre des propos propres à révulser et le vulgum pecus et le bon philosophe. La révélation risque de faire capoter la pensée de l'homme des forêts, alors M. Peter Trawny se livre à une opération (usant du dispositif de la « lettre volée »), il obère le sentimental qui se manifestera immanquablement dans l'humain trop humain de l'Homme et transforme l'antisémitisme humain en antisémitisme théorique, métamorphosant le « salaud » en penseur, la notion de responsabilité concrète mutée en idéologie, propulsant en concept l'acte historique. Dans l'abstraction du concept les coupables n'existent pas, donc plus de victimes, donc la Shoah n'est plus qu'une victimisation. Rien de réel ne concerne l'antisémitisme « historial » (mode abstrait de l'histoire où l'on se débarrasse des contingences) du philosophe Heidegger là où l'homme Heidegger réel était un antisémite avéré — se prolongeant dans les proclamations actuelles de sa progéniture qui reprend l'argument trawnien. Ouf ! la philosophie, par cette coupure épistémologique, est sauvée. Nos auteurs débusquent la supercherie philosophique du véridisme heideggérien. Günther Anders dénonça la pseudo-concrétude de Heidegger, «?concrétude?» aujourd'hui relookée, par Peter Trawny, en vérité historiale-Heidegger dressée en étendard contre la réalité de l'homme Martin H. Ainsi, Peter Trawny a connu l'instant warholien par ce tour de prestidigitateur digne d'une vedette du show-biz, pour sauver le Grand et Unique marché français heideggérien. Dormons tranquilles, le courtier de la famille Heidegger veille sur tout et sur la Philosophie en particulier. À voir, donc !"ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,50 € -

L'action à distance. Essai sur le jeune Nietzsche politique
Cohen-Halimi MichèleA venirÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -

Le dicible et l'indicible. Essais radiophoniques - Robert Musil, Ludwig Wittgenstein, Simone Weil, M
Bachmann Ingeborg ; Cohen-Halimi MichèleÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -

Seul le renversement
Cohen-Halimi MichèleClaude Royet-Journoud est l'auteur de quatre livres publiés aux éditions Gallimard entre 1972 et 1997 : Le renversement, La notion d'obstacle, Les objets contiennent l'infini, Les natures indivisibles. Cet essai propose une lecture du premier livre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,00 €
Du même éditeur
-
Felis Silvestris
Lejczyk AnoukSans crier gare, Felis est partie rejoindre une forêt menacée de destruction. Elle porte une cagoule pour faire comme les autres et se protéger du froid. Suspendue aux branches, du haut de sa cabane, ou les pieds sur terre, elle contribue à la vie collective et commence à se sentir mieux. Mais Felis ignore que c'est sa sÅur qui la fait exister - ou bien est-ce le contraire ? Entre les quatre murs d'un appartement glacial, chambre d'écho de conversations familiales et de souvenirs, une jeune femme tire des fils pour se rapprocher de Felis - sa sÅur, sa chimère. Progressivement, la forêt s'étend, elle envahit ses pensées et intègre le maillage confus de sa propre existence. Sans doute y a-t-il là une place pour le chat sauvage qui est en elle. Premier roman d'Anouk Lejczyk, Felis Silvestris nous plonge, le temps d'un hiver, dans une histoire intime et sensible, explorant notre imaginaire et nos inquiétudes face à des choix de vie qui nous effraient autant qu'ils nous fascinent.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -
Les échassiers
Aupy IsabelleRésumé : D'un côté comme de l'autre, plongez dans deux univers dissemblables et pourtant communs, deux sociétés miroir qui cohabitent sans le savoir et qui se répondent sans le comprendre. L'en-Bas est un monde où la terre n'est qu'un marécage piétiné par des bambous géants. Seuls les enfants agiles et légers peuvent arpenter la vase sans s'y enfoncer et y chasser au risque d'y périr écrasé. Ils courent alors, jusqu'au soir où ils rejoignent les adultes aux orées protectrices. Mais dans le coeur des frondaisons se cache une obscurité dont personne ne veut parler, d'où s'échappent les cris des victimes de l'Ogre. Aux adultes, le jour, de le rejoindre et de veiller chaque soir à ce que le monstre ne puisse atteindre les enfants. Jusqu'à ce que certains ouvrent les yeux sur l'obscurité et fassent naître l'espoir de ne plus nourrir l'Ogre. L'en-Haut est un monde où les adultes marchent au-dessus de tout, traînant leurs échasses de plateforme en plateforme, tantôt cueilleurs d'eau ou pécheurs d'oiseaux. Ils survivent, tellement haut qu'ils ne savent plus vivre, que seuls les utiles ont droit de pitance et d'existence. Voutés à déformer leur corps, les marcheurs sont d'étranges oiseaux solitaires qui s'enivrent de vertiges, risquant leur vie au moindre déséquilibre, fermant les yeux sur ce que dissimulent les murs des plateformes, ce qui arrive à tous ceux incapables d'arpenter les nuages, enfants comme vieillards. Jusqu'à ce que certains arrêtent de fermer les yeux et fassent naître l'espoir d'une autre humanité. Avec ce troisième roman, Isabelle Aupy nous offre un jaillissement d'humanité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -
Le panseur de mots
Aupy IsabelleOrné d'une cicatrice qui le balafre, L'Ouïe est reconnaissable entre tous. Bon soldat, il déambule dans les rues, il veille à ce que les enfants jouent en sécurité, que chacun ait sa place dans la communauté et que le pouvoir de Mohamed soit respecté. Mais la guerre fait rage. Subversifs, les Poètes soufflent leurs vers et détruisent dans de terribles explosions toute forme d'autorité. L'Ordre est menacé. Les Poètes sont traqués, réduits au silence, jusqu'au jour où L'Ouïe écoute l'un d'entre eux et le sauve au lieu de le tuer. Après L'homme qui n'aimait plus les chats, Isabelle Aupy signe un second roman en rupture des genres littéraires pour une expérience unique : vivre un texte plus que le lire, car les mots sont vivants !ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -
L'amer
Le Bret MaëlennRésumé : Un jour, elle égara son corps. Jusqu'aux plus intimes de ses sensations, tout devint étranger. Comme avalée par son ventre, elle fut réduite à une forme. Rien qu'une forme. Un Amer, assailli de regards. Elle manqua d'air et de mots. Avant de tomber enceinte, elle n'avait jamais envisagé que la grossesse puisse être synonyme de disparition. L'Amer (substantif neutre) : femme-ventre figée dans sa forme et identifiable sans ambiguïté allant mettre au monde un enfant. A partir de témoignages de femmes et d'hommes, Maëlenn Le Bret nous propose une oeuvre poétique et libératrice portant des voix très souvent tues. Construit en neuf fragments incarnant les grandes étapes archétypales de la grossesse, ce premier roman, à la fois poétique et documentaire, nous fait entendre l'ambivalence d'une expérience souvent euphémisée, et ouvre ainsi un espace où les tabous peuvent s'exprimer.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 €
De la même catégorie
-
Ainsi parlait ma mère
Benzine RachidRésumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,00 € -
Histoire d'amour
Audeguy StéphaneRésumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,50 € -
La plus précieuse des marchandises. Un conte
Grumberg Jean-ClaudeIl était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,50 € -
Les oiseaux rares
Paviot HugoRésumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 €








