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La porteuse d'eau de Laguna
Rossi Paul-Louis
TEMPS IL FAIT
14,00 €
Épuisé
EAN :9782868535542
Le Promeneur du dimanche aperçoit à Paris, rue Bonaparte, un objet Katchina à la devanture d'un antiquaire. Il a la bonne idée de noter au crayon la forme du dessin et les couleurs de la figurine. Par la suite, ayant perdu la trace de l'objet, il décide, à La Rochelle, d'en reproduire les contours sur une racine de bois tendre - bois flotté - récolté sur le rivage. C'est donc l'histoire d'une reconstitution et le progrès d'une connaissance de la civilisation des Pueblos - Hopis, Zunis, Apaches, à la frontière du Mexique - qui est développée comme le dessin circulaire entourant l'objet. Nous serons conduits à la rencontre des protagonistes de cette aventure. Cabeza de Vaca, qui tente d'évangéliser les tribus indiennes. Le Baron de La Hontan, qui prétend s'être approché du Lac Salé et des Mesas. Et surtout Aby Warburg, qui s'en va dès 1856 jusque dans l'Arizona, et qui rapporte à Hambourg une collection de statuettes et de photographies. Il ne s'agit nullement d'une exégèse de l'art des Katchina, mais plutôt de l'histoire fantastique, proche de la légende, d'un morceau de bois enduit de kaolin, qui entraîne le lecteur vers ce voyage imaginaire des ethnologues et des aventuriers.
Résumé : Deux personnages, Cordelia et Florent, parcourent l'Italie du Nord - de Trieste à Bergame - afin de découvrir et d'étudier toutes les constructions du célèbre architecte italien Le Palladio. Durant leur voyage, ils s'aperçoivent qu'ils sont épiés et poursuivis par deux aventuriers, la comtesse Wolfi et Le Borgne. La comtesse Wolfi est une admiratrice de Mussolini. Le Borgne est un traître, malfaisant de nature. Il est probable que cette poursuite est liée à l'histoire de Florent, dont le père a été fusillé en Allemagne, à Tübingen, en 1943. Comme dans le Manuscrit trouvé à Saragosse du comte Jan Potocki, chaque aventure, chaque vicissitude conduit à un nouveau récit. Ainsi, au cours de ce parcours à rebondissements multiples, les deux héros se retrouvent au sommet de l'ossuaire de Monte Grappa, approchent la Villa des Monstres et la Villa des Chimères, écoutent la confession de la comtesse Wolfi dans la petite ville de Salô, au bord du lac de Garde.
Résumé : Dans la stèle des Royaumes Celtiques, il est dit que la belle Derdriu se fracassa la tête contre une roche par fidélité d'amour. Des rivages de l'Atlantique à ceux de la Méditerranée, le livre des états provisoires se déroule comme une épopée, qui conte à sa manière cette recherche des origines et de l'identité. Ainsi, l'auteur du Voyage de sainte Ursule poursuit ce périple imaginaire à travers les Pays et les Contrées, retrouvant pour le lecteur des noms inconnus et des histoires légendaires, des souvenirs proches ou lointains qu'il restitue à notre mémoire.
Résumé : On sait que Baudelaire, parlant du peintre Constantin Guys en 1863, inaugure le règne de la modernité. Et que Rimbaud écrira à la fin d' " Une saison en enfer " : " Il faut être absolument moderne... " Le début du XXe siècle verra ce mouvement de la modernité s'amplifier et se diviser à l'infini dans les luttes et les contradictions : avec le cubisme, le futurisme, Dada, le surréalisme. Ces mouvements ont suscité des modes, des méthodes, des réflexions, des formes nouvelles de composition. Il manquait à la littérature et à la poésie contemporaine un glossaire qui énumère ces différentes techniques d'écriture et qui en fasse une analyse succincte. Ce vocabulaire commence par algorithme, il se termine par vortex, work in progress, xénies, Yoknapatawpha, zaoum. On y trouvera des exemples et des explications. Nous espérons qu'il facilitera aux lecteurs, aux curieux, aux élèves comme aux enseignants, l'entrée dans ce monde complexe des avant-gardes littéraires, et qu'il les guidera sur le chemin de la lecture et de l'intelligence du texte.
Après avoir publié Les Chants de Maldorov, en 1069, Isidore Ducesse comte de Lautréamont, écrit dans les Poésies. Les gémissements poétiques de ce siècle ne sont que des sophismes... Par cette antiphrase, un comprendra que notre introduction à la poésie contemporaine n'est pas un ouvrage théorique, mais plutôt une suite de vagabondages et de cheminements au travers des oeuvres qui ont marqué le XXème siècle. On y croise Paul Eluard et Victor Sagalen, Hann Michaux et Sel Shénagon, André Breton et Pierre Reverdy L auteur voudrait donner au public le goût de l'exploration comme on peut avoir celui de la botanique. En guise de méthode, à préconise de avec sur la fin de l'esprit. La recette, pour le lecteur attentif, se trouve dissimulée dans les pages du livre. Une fois commencée la lecture, nul doute qu'il éprouve le cour de la retrouver et de s'en servir pour son propre voyage
Les personnages de ce petit roman ne se séparent pas de l'auteur : Ils sont l'auteur, mais jeune, en plusieurs personnes, et surtout en Roger Bourcier ; il est tellement l'auteur, qu'il est impossible de parler de lui sans évoquer le paysage de Saint-Samson, près de Morlaix, où est né ce récit, et le jeune homme que j'étais appliqué à la tâche de vivre et d'écrire, à la tâche d'étudiant volontairement raté et de vivant insatisfait. Tout ce qui lui advient m'est arrivé. Ses émerveillements d'amoureux craintif, son angoisse devant la vie, c'est moi. Le lecteur d'aujourd'hui s'y reconnaîtra car tous les jeunes gens, d'une génération à l'autre, passent par là, sous des formes imprévues.
Mécompris, censuré, tout ensemble adoré et haï, le recueil des Petites pièces philosophiques (Operette morali) apparaît comme le revers implacable du lyrisme des Canti. Leopardi, négligeant dédaigneusement l'arsenal romantique, y déploie les ressources d'une prose à la fois délicieuse et terrifiante, dont la littérature européenne offre bien peu d'exemples. Dans ce petit théâtre philosophique, fiévreusement élaboré au début du XIXe siècle, le nihilisme moderne semble naître tout armé. Schopenhauer, Nietzsche, grands lecteurs de Leopardi, creuseront ce sillon ; d'autres suivront celui du Désir. Grosses d'un désespoir qui est déjà le nôtre, ces pièces témoignent aussi de la littérature comme activité frivole et nécessaire, comme exercice presque joyeux du sens contre le rien.
Belles têtes d'Irlandais dans les rues de Killarney. D'un certain âge. Des têtes conformes à la tradition et qui, au-delà du folklore touristique, donneraient à n'importe qui manie vaguement le crayon l'envie d'écrire et de conserver ces personnages dans les mots. On ne s'attache pas à repérer d'abord les faces qui affichent leur alcoolisme. Ici, c'est un penchant qui ne s'avoue pas, mais se clame et se trompette. Il met tant de sincérité dans la laideur que là encore, parce qu'on est en Irlande, on se sent en confiance. Des trognes aussi évidentes et qui témoignent d'une impeccable assiduité au pub ne savent plus mentir. La caricature est une innocence brute." Dans ce récit de voyage fort peu héroïque - camping et vélo -, l'auteur s'attache à montrer des spectacles qui n'ont pas lieu et des êtres sans grandeur dont, en amoureux comblé de la langue, il sait faire une véritable matière littéraire.