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Vocabulaire de la modernité littéraire
Rossi Paul-Louis
MINERVE
16,70 €
Épuisé
EAN :9782869310827
On sait que Baudelaire, parlant du peintre Constantin Guys en 1863, inaugure le règne de la modernité. Et que Rimbaud écrira à la fin d' " Une saison en enfer " : " Il faut être absolument moderne... " Le début du XXe siècle verra ce mouvement de la modernité s'amplifier et se diviser à l'infini dans les luttes et les contradictions : avec le cubisme, le futurisme, Dada, le surréalisme. Ces mouvements ont suscité des modes, des méthodes, des réflexions, des formes nouvelles de composition. Il manquait à la littérature et à la poésie contemporaine un glossaire qui énumère ces différentes techniques d'écriture et qui en fasse une analyse succincte. Ce vocabulaire commence par algorithme, il se termine par vortex, work in progress, xénies, Yoknapatawpha, zaoum. On y trouvera des exemples et des explications. Nous espérons qu'il facilitera aux lecteurs, aux curieux, aux élèves comme aux enseignants, l'entrée dans ce monde complexe des avant-gardes littéraires, et qu'il les guidera sur le chemin de la lecture et de l'intelligence du texte.
Voici que je pénètre dans l'espace du songe, dans le champ de la découverte onirique, il me vient comme une lucidité, un génie de l'improvisation des actes et des mots, je sais que je vais faire des rencontres imprévues, voir des animaux surprenants, trouver des objets fabuleux, croiser des femmes infréquentables et des monuments inutiles parce qu'ils sont postés aux limites de la conscience et des rues éclairées par la force publique. Il est inutile d'aller ailleurs, la nuit est à votre porte avec son cortège d'ombres indécises, d'étrangers, de cabanes peintes en vert, ses artistes naïfs et ses hangars de brocanteurs qui contiennent tout ce que le monde, avec sa mémoire atrophiée, a refusé de ses désirs, de son passé et de ses espérances.
Résumé : Dans la poésie, faut-il choisir la voie obscure ou la voie lumineuse ? Le livre du Visage des nuits pose cette question de la forme poétique et de sa capacité d'ouvrir dans la prose, comme le préconise Dante à propos De l'éloquence dans la langue vulgaire. On trouvera dans cet ouvrage des proses et des poésies alternées capables de se fondre les unes dans les autres, avec des formes courtes : fuscelli, épigrammes, aphorismes, énigmogrammes. Mais aussi des comptines, des sonnets dissimulés, des chansons et des milongas. Les proses sont consacrées à Chateaubriand (Les Martyrs), à Edward Young (Les Nuits), à la correspondance du marquis de Sade avec sa femme Renée Pélagie de Montreuil, à la navigation et la visite des îles volcaniques, au nord de la Sicile. Les poèmes du Visage des nuits, enfin, sont une reconnaissance du drame et de la douleur. Les causes ne sont pas nommées. Le dernier poème, La terre est dure, écrit autrefois pour la tragédie moderne du Chili, désigne à la fois notre angoisse et notre possible espérance.
La présente Anthologie comprend des ouvrages qui ne sont pas cités habituellement dans la bibliographie de l'auteur : Liturgie pour la Nuit, Silence et Plainte. Ainsi que des fragments des livres les plus importants : Elévation Enclume, Le Voyage de sainte Ursule, Cose Naturali, Les Etats provisoires. Elle se termine par quelques inédits.L'Anthologie porte ce titre générique : Quand Anna Murmurait. Si l'on demandait à l'auteur ce que signifie ce prénom d'Anna, il pourrait bien répondre par la phrase qui introduit le livre :. «Pour comprendre, il faut être familier des ports, au bord de l'estuaire, et de l'atmosphère qui règne sur les quais à chaque saison de l'année. En automne surtout lorsque arrivent des jours lumineux... En cette raison, il flotte entre les coteaux une clarté indécise que la palette de William Turner semble avoir cherché de saisir - dans des aquarelles - entre Saint-Florent-le-Vieil et les berges de Champtoceaux.».
Les Variations légendaires se présentent comme une traversée possible (parmi d'autres) de la réflexion esthétique qui sous-tend depuis l'origine le travail poétique de Paul Louis Rossi. Construit comme un triptyque, l'ouvrage réunit dans sa partie centrale les importantes chroniques qu'il avait livrées à ce sujet dès la fin des années 1960. Ce "centre secret" est encadré par deux séries de digressions plus récentes, composées dans la première décennie du nouveau siècle. Elles frapperont par leur anachronisme revendiqué et leur recherche obstinée d'une issue à la crise qui frappe selon l'auteur la création contemporaine. C'est avant tout le livre d'un poète qui ne cesse depuis plus d'un demi-siècle de réfléchir au sens caché de l'inscription des signes (en peinture comme en littérature) et à la manière dont ce geste peut révéler parfois, dans son invisible élan, la profondeur du monde que nous croyons circonscrire sous le terme de réalité.
Avec le Romantisme, la musique n'est plus une combinaison de sons à l'intérieur d'une structure rigide. C'est un langage poétique élaboré autour de grands thèmes (la nature, le voyage, l'amour et la mort). L'artiste se sent désormais libre d'adapter les formes à l'expression de ses sentiments. D'où l'élaboration de nouveaux genres (Lied, Charakterstücke, musique à programme), la refonte des formes du passé ou l'évolution de la facture instrumentale, illustrées par des créateurs aussi personnels que Schubert, Schumann, Berlioz, Lizst, Wagner ou Brahms.