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Balcons sur le Grand Canal
Rosselli Amelia ; Carraud Christophe
CONFERENCE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782912771728
C'est à un étonnant repos que goûtera le lecteur avec ces souvenirs d'une enfance à Venise à la fin du XIXe siècle : tout y est incroyablement calme, comme si le souvenir de la guerre contre l'Autriche, puis du rattachement au Royaume d'Italie, s'était estompé ; rien, aucun bruit, ne vient troubler l'écoulement paisible de la vie d'un palais sur le Grand Canal. - Pourtant, dans la description sereine et amusée que fait un enfant d'une grande famille juive de Venise, les Picherle-Rosselli, se devinent le souvenir troublé du Ghetto - une réalité qui a pris naissance dans la Sérénissisme -, l'interrogation sur la signification d'un mot, «juif», et la tristesse admirablement discrète et maîtrisée de l'adulte qui écrit ses souvenirs en ayant vu le siècle suivant lui infliger la pire des épreuves : car Amelia Rosselli perdit ses trois fils, l'aîné au début de la Grande Guerre, et les deux autres en 1937, après le confinement et l'exil, assassinés en France sur ordre de Mussolini, alors qu'ils incarnaient le combat de la résistance contre le fascisme. Et elle aussi connut l'exil. Amelia Rosselli (1870-1954) ne fut pas seulement une grande figure de l'épreuve, du courage et de la droiture ; elle ne fut pas seulement la mère de Carlo et Nello Rosselli, qui résument à eux seuls le sursaut italien contre toute forme d'oppression : elle fut aussi un grand écrivain, tout d'élégance et d'émotion contenue.
Variazioni belliche est le premier livre publié par Amelia Rosselli, en 1964 chez Garzanti dans la collection de poésie dirigée par Attilio Bertolucci.La publication de « Vingt-quatre poèmes » présentés par Pier Paolo Pasolini dans Il Menabò, la fameuse revue dirigée par Elio Vittorini et Italo Calvino, la fit connaître. Conseillée et soutenue par Pasolini, moins embarrassé que Vittorini et moins intéressé que les avangardistes du Groupe 63 par la langue « ductile » de cette apatride trilingue, Rosselli ne se reconnaît dans aucun mouvement ni aucune école. Ses poèmes déroutants par leur « anarchie linguistique (mots « fondus », inventés ou estropiés, ou archaïsants) » imposent une violence du langage qui est celle d?une vision de l?histoire et de l?art.
Le socialisme et le libéralisme sont-ils incompatibles? Le marxisme doit-il continuer à être au coeur des doctrines de la gauche? Le socialisme est-il avant tout une doctrine économique ou une conception morale? Telles sont les questions soulevées dans Socialisme libéral, l'un des livres majeurs de l'histoire du socialisme européen de la première moitié du XXe siècle. Son auteur, le socialiste italien Carlo Rosselli (1899-1937), a été l'un des acteurs importants du mouvement antifasciste, à la tête du groupe Justice et Liberté, avant d'être assassiné en France par l'organisation d'extrême droite La Cagoule. Au cours d'un travail théorique en évolution constante, Rosselli a été le promoteur d'un renouveau doctrinal, nourri à la fois du républicanisme et du socialisme italien, du travaillisme anglais, de la social-démocratie allemande et de l'anarchisme catalan. Se situant au coeur des débats des années 1930 sur la "crise du marxisme", il prône un "nouveau socialisme" qui associe le combat pour les libertés et l'exigence de justice sociale. La traduction et la présentation de Serge Audier font redécouvrir cette oeuvre longtemps oubliée, en restituant son contexte historique et intellectuel - notamment par la traduction de nombreuses contributions au débat italien sur le libéralisme - et en s'interrogeant sur sa portée dans le contexte contemporain où les gauches s'interrogent sur leur avenir. Biographie de l'auteur Serge Audier, Maître de conférences à l'Université Paris-Sorbonne, a notamment publié Le Socialisme libéral (La Découverte). Il a édité aux éditions Le Bord de l'eau Célestin Bouglé, Les Idées égalitaires, ainsi que Aux origines du néo-libéralisme. Le colloque Walter Lippmann.
Trilingue, Amelia Rosselli commence à écrire sans encore choisir une langue (qui sera ensuite l'italien), ses premiers écrits (Primi scritti), datés des années 50 (publiés en 1980), sont en anglais, en italien et en français, mais l'osmose entre les trois langues est essentielle. Le volume que nous intitulons Le Chinois à Rome, en reprenant le titre du dernier texte de ce recueil, rassemble les écrits français d'Amelia Rosselli : "Sanatorio (1954)", "Adolescence (exercices poétiques 1954-1961)", "Le Chinois à Rome (1955)". Si c'est toujours la langue au centre de l'écriture si singulière de Rosselli, fondamentalement expérimentale et originalement multiple, la langue française est spécialement littéraire et caractérisée par ses lectures, par les auteurs qui l'ont formée, en particulier Rimbaud, Mallarmé, Proust et le surréalisme à l'horizon. Amelia Rosselli aurait voulu et dû publier ce volume chez Maurice Nadeau. Plusieurs lettres d'Amelia Rosselli témoignent de son intention de publier en France ses écrits français et à quel point elle tenait à ce projet qui n'aboutit pas. Le glossaire (la "note" qui clos le volume) qu'elle rédige exprès pour l'éditeur français est un document et une preuve de la conscience linguistique et littéraire de l'auteur - doublée d'une nécessaire stratégie éditoriale, qui la conduit à expliciter sa poétique. Cette poète italienne, célébrée en Italie comme l'une des voix majeure de la littérature du 20e siècle (on rappelle que Pasolini et Calvino furent les premiers à reconnaître sa valeur et à publier ses poèmes dans leur fameuse revue Il Menabò), commence à être connue en France par un plus large public que celui des fous de poésie et continuera toujours à être une magnifique découverte.
Résumé : Michel Simonet est cantonnier à Fribourg. Il parle de son métier, qui est aussi une vocation : rendre une ville présentable, veiller à sa propreté, permettre à ses habitants de jouir d'elle sans se poser la question des conditions nécessaires à leur bien-être. Succession de scènes et de portraits étonnamment proches de la poésie là où l'on ne pensait pas devoir la trouver, Une Rose et un Balai propose une réflexion amusée sur nos façons de vivre et de nous comporter. Ce petit livre plein d'humour et de sagesse invente, après les horizons parfois trop larges des épopées de la route et de l'aventure, une "poésie de la voirie", attentive à tous les gestes quotidiens et propice à des méditations inattendues.