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Le Chinois à Rome. Ecrits français
Rosselli Amelia ; Fabre Marie
YPSILON
19,00 €
Épuisé
EAN :9782356540591
Trilingue, Amelia Rosselli commence à écrire sans encore choisir une langue (qui sera ensuite l'italien), ses premiers écrits (Primi scritti), datés des années 50 (publiés en 1980), sont en anglais, en italien et en français, mais l'osmose entre les trois langues est essentielle. Le volume que nous intitulons Le Chinois à Rome, en reprenant le titre du dernier texte de ce recueil, rassemble les écrits français d'Amelia Rosselli : "Sanatorio (1954)", "Adolescence (exercices poétiques 1954-1961)", "Le Chinois à Rome (1955)". Si c'est toujours la langue au centre de l'écriture si singulière de Rosselli, fondamentalement expérimentale et originalement multiple, la langue française est spécialement littéraire et caractérisée par ses lectures, par les auteurs qui l'ont formée, en particulier Rimbaud, Mallarmé, Proust et le surréalisme à l'horizon. Amelia Rosselli aurait voulu et dû publier ce volume chez Maurice Nadeau. Plusieurs lettres d'Amelia Rosselli témoignent de son intention de publier en France ses écrits français et à quel point elle tenait à ce projet qui n'aboutit pas. Le glossaire (la "note" qui clos le volume) qu'elle rédige exprès pour l'éditeur français est un document et une preuve de la conscience linguistique et littéraire de l'auteur - doublée d'une nécessaire stratégie éditoriale, qui la conduit à expliciter sa poétique. Cette poète italienne, célébrée en Italie comme l'une des voix majeure de la littérature du 20e siècle (on rappelle que Pasolini et Calvino furent les premiers à reconnaître sa valeur et à publier ses poèmes dans leur fameuse revue Il Menabò), commence à être connue en France par un plus large public que celui des fous de poésie et continuera toujours à être une magnifique découverte.
Rosselli Amelia ; Anedda Antonella ; Attanasio Mar
Résumé : "La poésie ne doit pas être confession mais recherche de vérité", affirme Amelia Rosselli - "La poésie, pour moi, c'est d'abord réussir à transmettre l'expérience du réel collectif". Or ici, dans ce Journal obtus, son seul livre en prose, son "unique écrit intime", elle accepte d'expérimenter une écriture autobiographique "possiblement très peu biographique" - avec la distance d'une troisième personne et de multiples transfigurations. Le sujet se questionne, se raconte et, se racontant, remonte dans le passé aux racines de son histoire, qu'elle ausculte comme un corps presque étranger. La poésie d'Amelia Rosselli est un cas unique dans la littérature italienne du XXe siècle. Son écriture située entre trois langues (l'italien, l'anglais et le français) témoigne d'une inventivité et d'une force expressive rares. Révélée par Pasolini - qui préfaça en 1964 son premier recueil Variations de guerre - Amelia Rosselli est devenue depuis une figure incontournable, inévitable, du canon poétique contemporain. Sa leçon formelle et existentielle reste furieusement fertile.
Variazioni belliche est le premier livre publié par Amelia Rosselli, en 1964 chez Garzanti dans la collection de poésie dirigée par Attilio Bertolucci.La publication de « Vingt-quatre poèmes » présentés par Pier Paolo Pasolini dans Il Menabò, la fameuse revue dirigée par Elio Vittorini et Italo Calvino, la fit connaître. Conseillée et soutenue par Pasolini, moins embarrassé que Vittorini et moins intéressé que les avangardistes du Groupe 63 par la langue « ductile » de cette apatride trilingue, Rosselli ne se reconnaît dans aucun mouvement ni aucune école. Ses poèmes déroutants par leur « anarchie linguistique (mots « fondus », inventés ou estropiés, ou archaïsants) » imposent une violence du langage qui est celle d?une vision de l?histoire et de l?art.
Résumé : Dans les montagnes du canton des Grisons, tout à l'Est de la Suisse, dans une de ces hautes vallées alpines dont la langue est le romanche, Giacumbert Nau travaille comme berger. Il est de ce fait un exclu au sein du microcosme où il vit. Solitaire, méfiant à l'égard des villageois qui l'exploitent, il garde ses brebis sur des alpages qui sont son refuge, d'où il contemple les pentes herbeuses en méditant sur l'évolution de la société romanche : le monde rural se meurt, les terrains sont bradés, le tourisme alpin menace l'identité des autochtones... Mais les journées de Giacumbert Nau ne sont pas que tristesse et désolation : il y a aussi l'attachement aux bêtes, la beauté de la nature, et l'amour d'Albertine - autant d'éléments qui font que la vie vaut d'être vécue.