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Martha Rosler . Sur-sous le pavé
Zabunyan Elvan ; Mavridorakis Valérie ; Perreau Da
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753502581
Figure majeure de l'art contemporain américain, Martha Rosler réalise, depuis le milieu des années 1960, une ?uvre exigeante qui interroge et utilise conjointement plusieurs médiums de représentation. Photomontage, photographie, performance, écrit et vidéo sont ainsi pour l'artiste des formes d'expression qui lui permettent de créer des réponses artistiques radicales au contexte culturel, économique et social de son époque. Engagée depuis toujours dans les mouvements de revendication contre les offensives militaires menées par son pays, inscrite dans les premiers groupes féministes californiens dès leur émergence à la fin des années 1960, analysant les modifications sociales et économiques de l'espace public et urbain, dénonçant l'hégémonie des médias et du système de marchés ou encore se référant à la culture populaire, Martha Rosler propose également des relectures critiques de l'histoire de l'art contemporain. Ses réflexions théoriques et esthétiques sur le pop art, la photographie documentaire, l'art conceptuel et post-conceptuel ou encore sur les pratiques visuelles féministes sont devenues des références. Considérée aujourd'hui comme l'une des personnalités artistiques parmi les plus tranchantes de la scène internationale, ayant su garder une réelle intégrité dans sa forme créative, Martha Rosler continue de produire, quarante ans après ses débuts, un véritable travail politique en phase avec l'actualité la plus récente. À l'occasion de la publication de cette première monographie de l'artiste en français, le choix a été fait de présenter ses réalisations artistiques de façon exhaustive. Des traductions inédites de certains de ses essais, des textes d'auteurs, des entretiens et des notices accompagnent les nombreuses reproductions de ses ?uvres. Projet éditorial exceptionnel, à la fois parcours visuel et expérience intellectuelle, " sur/sous le pavé " se veut un outil scientifique nécessaire pour notre histoire de l'art contemporain.
Tout au long du XXe siècle, des penseur.ses, activistes et poète.sses dans la sphère francophone ont transgressé les genres et modifié les perspectives sur le monde contemporain. Néanmoins, au-delà et parfois avant leur reconnaissance en France, leurs idées ont été traduites aux Etats-Unis et ont servi à fabriquer des outils pour une vision critique des institutions, de l'art comme de la société, contestant des normes sociales, esthétiques et linguistiques, ouvrant à de nouvelles manières de voir et d'agir. Si le concept phare de French Theory a été défini dans les années 1990 pour évoquer la réception enthousiaste que les Etats-Unis ont réservé à des auteurs comme Roland Barthes, Michel Foucault, Gilles Deleuze ou Jacques Derrida, d'autres figures, telles que Suzanne et Aimé Césaire, Frantz Fanon, Maryse Condé, Edouard Glissant ou encore Monique Wittig, ont été déterminantes pour le champ de l'art comme pour les études postcoloniales, féministes et de genre. C'est l'histoire de cette circulation des idées, de leur résonance et appropriation par plusieurs générations d'artistes outre-Atlantique que déploie cet ouvrage qui prolonge l'exposition éponyme conçue par Naomi Beckwith au Palais de Tokyo.
Résumé : Jacques Rancière a beaucoup écrit sur le cinéma, même s'il n'existe pas à ce jour d'ouvrage spécifiquement consacré aux relations entre le philosophe et l'art des images en mouvement. Cet essai vient combler ce manque en proposant un parcours raisonné à l'intérieur de textes aux formats très variés (livres monographiques, articles rassemblés en recueil, recensions de film dispersées dans des revues, entretiens...) et portant sur des formes filmiques elles-mêmes d'une grande diversité (western, documentaire, burlesque, fiction historique, etc.). Il s'agit également d'inscrire ces écrits dans un état actuel du cinéma, en montrant comment la pensée de Rancière permet d'explorer les relations toujours convulsives entre le cinéma et d'autres régimes d'images en mouvement (télévision, internet, jeu vidéo, médias sociaux...). En résulte tout "un monde des images" , cinématographiques et audiovisuelles, dont Rancière dresse la carte aujourd'hui, tout en mettant en lumière la vivacité persévérante de la création en cinéma. Dork Zabunyan est professeur en études cinématographiques à l'Université Paris 8. Il a publié "Fictions de Trump. Puissances des images et exercices du pouvoir" (2020) et a co-dirigé "Politiques de la distraction" (2021). Il a également coordonné un numéro spécial de la revue Critique consacré à Jacques Rancière, "Jacques Rancière : scènes de temps modernes" (2020).
Résumé : Pourquoi enregistrer avec un appareil doté d'une caméra une manifestation contre un régime autoritaire, et pourquoi le faire parfois au péril de sa vie ? Que deviennent les images et les sons de ces luttes une fois qu'ils circulent sur des plateformes en ligne, quand ils ne sont pas supprimés par les gouvernants qui y voient un danger contre l'arbitraire de leur pouvoir ? Que peut le cinéma face à ce matériau visuel et sonore ne lui appartenant pas, qui à la fois lui résiste et l'inspire, s'il souhaite constituer une archive filmée des révoltes de notre présent ? Les vidéos réalisées par les protagonistes des soulèvements arabes de l'année 2011 forment le point de départ et composent la matière première de ce livre. Elles renvoient à un ensemble mouvant d'images brutes, à l'existence souvent éphémère, impersonnelles aussi parce que branchées sur des mouvements de libération qui dépassent l'identité de celles et ceux qui les capturent. Elles portent témoignage d'une histoire contemporaine tourmentée, mais elles engagent aussi bien, de manière dynamique, un avenir de ces soulèvements, quelles que soient les actions contre-révolutionnaires des États ou les stratégies de propagande audiovisuelle qui viennent recouvrir leur potentiel de contestation. Il ne s'agit pas seulement d'en appeler à une nouvelle résistance qui trouverait dans les images animées un vecteur privilégié pour représenter un peuple en colère. Il s'agit également de considérer comment ces images persévèrent dans le temps et contribuent, avec le cinéma qui les accueille ou s'en empare après-coup, à une insistance des luttes dont l'une des qualités est de survenir là où on ne les attend plus.
Du cinéma, Michel Foucault disait qu'il pouvait "faire passer de l'histoire", dynamiser notre mémoire - ou au contraire la fossiliser. Tel est l'angle retenu, dans ce numéro, pour explorer les relations souvent tumultueuses entre cinéma et histoire. Le dossier réuni par Dork Zabunyan pose la question des formes d'historicité du cinéma : des procédés par lesquels les images en mouvement deviennent archives pour l'historien et de la manière dont elles modifient corrélativement ses manières d'écrire. Ophir Levy enquête sur la façon dont Godard, "passeur d'histoire", aborde la mémoire des "camps" et du génocide des Juifs. Pierre Eugène revient sur l'oeuvre critique de Serge Daney, constamment attentive aux moments où le cinéma coïncide avec son temps comme à ceux où, au contraire, il semble n'avoir plus prise sur lui. L'historienne Sylvie Lindeperg a beaucoup fait pour lever les résistances épistémologiques, encore fréquentes, de ses pairs face aux écrans : Dork Zabunyan retrace ici son parcours et s'entretient avec elle en marge de son dernier livre, La Voie des image.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.