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Une anatomie de la conscience. L'étrange, le familier, l'oublié
Rosenfield Israel
FLAMMARION
20,20 €
Épuisé
EAN :9782082115605
Depuis plus d'un siècle, la neurologie et la psychologie ont mis au premier plan l'idée que l'activité fondamentale du cerveau était de nature inconsciente donc inaccessible, tandis que la conscience ne jouait qu'un rôle mineur dans les processus mentaux. Israel Rosenfield soutient au contraire que la conscience est une activité majeure du cerveau. Il montre en effet comment la mémoire, le langage, et les pensées qui tissent notre activité psychique quotidienne concourent aussi à la structure essentielle et fragile de la conscience. Réinterprétant des cas célèbres, il trace une "anatomie de la conscience", et suggère une approche considérablement neuve des fonctions mentales. Les cas qu'il évoque sont souvent bizarres et intrigants. Tous ont en commun une cassure des mécanismes neurologiques qui créent la conscience, qui déterminent la perception et la signification du monde, Dans la vie ordinaire, l'univers familier nous paraît aller de soi, et nous pouvons à notre gré l'oublier ou nous le rappeler, mais une altération cérébrale peut transformer le familier en quelque chose d'étrange, de faux, d'étranger, et faire disparaître un souvenir jadis accessible. Réfutant les arguments traditionnels sur le caractère inné ou localisé des "centres" correspondant aux fonctions mentales spécifiques, Rosenfield met l'accent sur le lien profond existant entre mémoire, compréhension et conscience. Et montre que le rapport conscient au Moi constitue un cadre de référence absolument essentiel par rapport auquel la mémoire fonctionne, ce en quoi elle n'a rien de commun avec la capacité d'une machine à stocker des informations. "Israel Rosenfield écrit de manière vivante et originale; nous croyons voir les patients qu'il évoque, et peut-être même les comprendre pour la première fois. Ce livre intéressera tous ceux à qui importent l'idée de la conscience et l'idée de l'homme." Oliver Sacks.
La métaphysique moderne met en oeuvre un nouveau concept de raison, tourné vers la connaissance des objets intelligibles. Comme ces dénominations impliquent une conception déterminée de la raison, le partage s'opère entre ceux qui peuvent être tenus pour sensés, et les insensés. Dans la tradition augustinienne, sensé est celui qui met la raison au service de la foi, insensé celui qui doute et se conduit selon la seule raison. L'argument ontologique de Saint Anselme enjoint la raison de s'enquérir des critères de la connaissance de Dieu, en chevauchant les frontières de la foi. Descartes, en s'appuyant sur les preuves de l'immatérialité de l'âme et de l'existence de Dieu, rompt avec cette tradition. Ainsi, la métaphysique moderne est le fruit d'une démesure de la raison qui marque de son empreinte l'avenir de la philosophie et annonce l'horizon de ses crises.
Rosenfield Israel ; Ghedini Fiammetta ; Magné Céci
Résumé : Juillet 1945 Opération Epsilon. Les Alliés retiennent les plus éminents scientifiques du régime nazi à Farm Hall et enregistrent toutes leurs conversations. Que vont-ils découvrir sur les avancées allemandes en matière de bombe atomique ? Novembre 1993 Pierre Maudlin téléphone chez lui plus tôt que d'habitude. Personne ne répond. Le doute s'installe dans l'esprit du célèbre médecin. Que fait sa femme quand il est à Paris ou à Genève ? Peut-il lui faire confiance ? Qui est vraiment Maudlin ? Quels liens l'unissent à Farm Hall ? Quelle bombe inconnue menace l'humanité ? Servi par les illustrations expressives de Fiammetta Ghedini, le récit d'Israel Rosenfield entrelace malicieusement fait divers et grande histoire, pour mettre à jour l'identité d'un individu plus insaisissable qu'il n'y paraît. II nous entraîne dans une spirale de duplicité et de mensonge, jusqu'au dénouement où l'ultime masque... apparaît. "La mémoire, ce n'est pas une affaire de machine de précision, c'est une affaire de mensonge et de tromperies. Et quiconque pense autrement ne connaît pas - et ne connaîtra jamais - la nature humaine."
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)