Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'homme au lion
Rose-Innes Henrietta ; Gilles Elisabeth
ZOE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782889273485
Un jour il n'y aura plus d'animaux sauvages, et les derniers trôneront, empaillés, chez les chasseurs. Mais la ville du Cap côtoie toujours les étendues dangereuses du bush, cette terre hostile où un drame a séparé Mark et Stan à leur adolescence. Des années plus tard, ils sont réunis à nouveau quand Mark est grièvement blessé par l'un des lions dont il avait la charge au zoo. Le fauve est alors tué et la lionne survivante, la dernière de son espèce, a besoin d'un gardien. Hanté par le souvenir de son meilleur ami, Stan le remplace auprès de la puissante Sekhmet, dont le magnétisme l'attire, sans savoir qu'un culte d'amoureux de la nature est prêt à tout pour rendre sa liberté à l'animal. Stan devra affronter ses souvenirs pour retrouver l'équilibre, une alchimie entre les normes de la société et l'appel de la vie sauvage.4e de couverture : Un jour il n'y aura plus d'animaux sauvages, et les derniers trôneront, empaillés, chez les chasseurs. Mais la ville du Cap côtoie toujours les étendues dangereuses du bush, cette terre hostile où un drame a séparé Mark et Stan à leur adolescence. Des années plus tard, ils sont réunis à nouveau quand Mark est grièvement blessé par l'un des lions dont il avait la charge au zoo. Le fauve est alors tué et la lionne survivante, la dernière de son espèce, a besoin d'un gardien. Hanté par le souvenir de son meilleur ami, Stan le remplace auprès de la puissante Sekhmet, dont le magnétisme l'attire, sans savoir qu'un culte d'amoureux de la nature est prêt à tout pour rendre sa liberté à l'animal. Stan devra affronter ses souvenirs pour retrouver l'équilibre, une alchimie entre les normes de la société et l'appel de la vie sauvage.
L'univers de Ninive est aussi prenant, original, tragique que drôle. Ces qualités, l'héroïne du roman en hérite: Katya, la trentaine, vit au Cap dans une maison qui se fissure. Avec son entreprise de dératisation-désinsectisation, elle n'éradique pas, elle délocalise. Chenilles, geckos, pigeons, serpents, tous elle les déplace. Dans un monde chaotique, elle veut maintenir un ordre "humain" et "alternatif" et y trouver une place, elle dont les racines sont si peu profondes. La nature dans ce roman n'est pas seulement belle et puissante, elle est bien souvent révélatrice des démons intérieurs des personnages, de ceux de Katya en particulier. Le regard que Katya porte sur elle-même, sur sa famille et sur le monde est lucide, insolite, captivant. Et tendre, malgré la violence. Ce premier roman traduit en français d'Henrietta Rose-Innes, au ton aussi impertinent qu'empathique, confirme la réputation de cette Sud-Africaine comme l'une des jeunes voix les plus remarquables de la littérature très riche et vivante de son pays. Elle a figuré deux fois parmi les finalistes du Caine Prize qu'elle a remporté en 2008.
En pleine tempête de neige, une jeune femme est victime d'un accident de voiture et perd connaissance. A son réveil, elle est incapable de se rappeler qui elle est ni d'où elle vient... Jade, la fillette de l'homme qui l'a recueillie, lui annonce alors que sa soeur Ambre l'avait prévenue de son arrivée. La jeune femme est troublée. Mais quel choc quand elle apprend qu'Ambre est morte deux ans plus tôt et que, depuis, Jade n'avait plus prononcé le moindre mot ! L'inconnue n'est cependant pas au bout de ses surprises. Pour tenter de recouvrer la mémoire, elle se soumet à des séances d'hypnose. Lui reviennent alors des souvenirs qui ne sont pas les siens, mais ceux d'une femme ayant vécu au XIXe siècle... Une héroïne attachante, une maison qui renferme des secrets et un zeste de surnaturel apportent à cette histoire d'amour une dimension hors du commun.
Alors qu'elle promène son chien, Jessica Taylor, une jeune célibataire vivant près de Londres, est frappée par la foudre. Elle s'en sort miraculeusement mais, quand elle se réveille sur son lit d'hôpital, tout le monde la prend pour une certaine Lauren Richardson, épouse et mère de quatre enfants ! Début d'un drôle de cauchemar pour cette héroïne attachante. Qui est-elle vraiment ? Mélanie Rose signe ici une comédie romantique au charme... foudroyant.
Questionner les frontières - du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d'un défaut d'origine par l'exercice de la traduction. Passer enfin de l'étude des autres ou du pastiche à l'invention de soi: telle fut l'ambition d'Adrien Pasquali, dont l'oeuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l'esprit. Fils d'immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d'une thèse de doctorat sur Ramuz et d'une ?uvre critique abondante, il était devenu l'un des meilleurs auteurs de sa génération. II s'est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d'écriture à un fondamental inachèvement. " Migrant " d'une langue à l'autre d'autant plus fasciné par les récits de voyage qu'il ne voyageait pas; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi: ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d'Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une " impasse irrésolue "... (S.D.)
Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l'intérêt s'arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l'oubli. Mais cette simplification va plus loin et s'étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants. Les amis ne sont plus qu'un mot. Il n'y a plus de for intérieur. Satire du monde du livre ou fable hyperréaliste, ce roman est avant tout une réflexion sur les façons que nous avons de vivre aujourd'hui. Dans cet univers confiné aux accents futuristes on progresse entre inquiétude et rire, pour s'apercevoir enfin que c'est de notre quotidien qu'il s'agit.
Voici trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le récit central éponyme, l'écrivain raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, il triompha de l'"une des figures les plus détestées de [s]on enfance" : Bertha, la gouvernante prussienne tyrannique.
C'était au mois de juin de l'année 1976. C'était le début des grandes vacances de mes treize ans. C'était l'année de la sécheresse.Des wagons-citernes acheminaient de l'eau puisée au fond des lacs vers les villages; sous un ciel aussi jaune que du papier maïs, les militaires avec leurs camions et leurs motopompes s'occupaient des arrosages de secours pour sauver les plantations qui pouvaient encore l'être. Les autorités avaient activé le plan ORCA.Il ne pleuvait plus depuis des semaines; comme il n'avait pas neigé sur les montagnes durant l'hiver, les nappes phréatiques ne s'étaient pas remplies au printemps. Tout était sec en dessous, tout était sec en surface et notre campagne ressemblait à un vieux biscuit dur. Certains disaient que le soleil s'était soudain rapproché de la Terre; d'autres disaient que la Terre avait changé d'axe et que c'était elle qui, au contraire, était attirée par le soleil. Je pensais que cette chaleur particulière était causée par un astéroïde tombé non loin de chez nous, par un gros corps céleste constitué d'un métal inconnu dégageant des vapeurs toxiques invisibles. Comment expliquer autrement que par des gaz lentement diffusés vers les maisons du village nous empoisonnant à notre insu la modification insidieuse du caractère de maman, sa transformation en une autre personne, la perte de la maîtrise de nos vies au cours de cet été, la fin du monde de mon enfance?Depuis quelques jours, Rudy me disait que l'herbe sentait mauvais. Quand je lui avais demandé pourquoi, il m'avait répondu triste et sérieux que c'était parce qu'elle souffrait. Rudy était exactement le genre d'individu capable d'imaginer une végétation qui manifesterait son inconfort par une transpiration malodorante. Dans l'air de notre arrière-cour parsemée de brins d'herbe malingres piétines par le bétail, il planait une odeur de céleri et de soufre. Le vert terne du lierre agrippé au muret du jardin potager était devenu presque noir. Le soleil chauffait la pierre, froissait ses feuilles, en tordait les tiges ratatinées qui faisaient un dernier effort pour ne pas se détacher de leur branche et basculer dans le sol sablonneux. En m'approchant pour observer les crampons de la plante, pareils à de minuscules poings serrés par le désespoir, je devais bien admettre qu'elle puait.