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Les Sens de l'Occident
Rosaye Jean-Paul ; Coutel Charles
PU ARTOIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782848320502
Il est toujours difficile de savoir à quoi renvoie le mot " Occident " : est-ce une zone géographique ? Une identité politique ? Une réalité économique... ou un projet métaphysique ? La compréhension de ce mot rencontre un obstacle supplémentaire dès qu'on essaie de localiser l'" Occident " par rapport aux territoires linguistiques et axiologiques occupés par les mots " Europe ", " Romanité ", " Civilisation ", " Culture ", " Modernité ", " Progrès " ou encore " Science " : on constate aujourd'hui qu'une véritable confusion est entretenue autour de ces termes. Leur usage est souvent l'occasion d'anachronismes ou d'erreurs, iconoclastes ou involontaires, d'où la nécessité de parvenir à identifier ce qu'ils désignent et éventuellement l'idéologie qu'ils servent de manière à comprendre quels sens émanent de l'idée. Au-delà des significations qu'un travail sur l'étymologie et qu'une phénoménologie du mot pourraient révéler, l'objectif de cet ouvrage sur les sens de l'Occident est de présenter une conceptualisation de ces sens sous l'angle de l'histoire, de la philosophie et de la théologie, mais aussi de montrer quelle place l'Occident a pu occuper et occupe encore dans l'imaginaire occidental et oriental. Plusieurs thématiques sont ainsi abordées : Occident et Europe, Occident et Progrès, Occident, Civilisation et Culture, Orient et Occident ; toutes cherchent à inscrire l'idée d'Occident dans un récit original. La résolution de la difficulté de savoir exactement à quoi renvoie le terme " Occident " montre qu'une catégorisation exclusivement occidentale de l'Occident masque une dimension capitale de la réflexion à engager. Ainsi cet ouvrage espère-t-il convaincre qu'il n'est possible de parvenir à une interprétation subtile des sens de l'Occident que grâce à l'équilibre d'une vision qui alterne figures occidentales et regards venus d'Orient.
Il est fréquent de lire que la philosophie de F. H. Bradley a été négligée, et que cette situation relève du paradoxe dans la mesure où il était considéré comme un auteur philosophique majeur de son vivant. De façon similaire, l'idéalisme, qui a dominé la sphère philosophique britannique pendant le dernier tiers du XIXe siècle, est souvent présenté comme un phénomène étrange dans un pays où l'empirisme, comme l'opinion commune s'accorde à le dire, constitue la tradition philosophique majeure. L'explication couramment retenue est que l'idéalisme et l'oeuvre de 13radley n'ont été que des transitions, préparant l'éclosion de la philosophie de Bertrand Russell et de l'empirisme logique au début du XXe siècle. Cette explication est insuffisante. Elle ignore l'importance du retour à la spéculation métaphysique de la philosophie anglaise pendant tout le XIXe siècle et elle masque les circonstances qui l'ont accompagné. Une réévaluation a été menée en Angleterre depuis les années 1980, et la publication récente des inédits de Bradley et de sa correspondance apporte des indications fort utiles sur l'essor de l'idéalisme au moment où Bradley a entrepris ses études de philosophie. La forme caractéristique de l'idéalisme britannique pendant la période victorienne tardive, le néo-hégélianisme, est le fruit d'un bouleversement philosophique initié au début du siècle par les romantiques sur fond d'essoufflement des philosophies britanniques de l'époque. Il est aussi au programme d'un cénacle idéaliste officieux constitué à Oxford à la fin des années 1860 autour de T. Il. Green, dont Bradley a été le fer de lance. En outre, ce mouvement idéaliste n'a pas suivi à la lettre le système hégélien : il a également puisé dans un fonds platonicien autochtone qui en a été en quelque sorte le substrat vital. C'est ce que confirme l'évolution même de la philosophie de Bradley pendant ses années de formation.
Le droit est un discours né des réalités humaines, dans leurs dimensions économiques et sociales, politiques et culturelles. Il se développe et se modifie constamment parce qu'il est à la fois le produit de la société et une des causes de sa transformation. Le droit étant le fruit de l'histoire, toute compréhension des institutions juridiques doit tenir compte de leur genèse et de leur insertion dans le temps. Après avoir analysé les rapports mutuels entre le droit et le temps, l'ouvrage étudie les conditions d'élaboration et les principes directeurs du Code civil de 1804 ainsi que ses antécédents d'Ancien Régime. Il décrit ensuite l'évolution du droit des biens et du droit des personnes à travers certains thèmes choisis comme la propriété, la personnalité juridique, la condition de la femme, le mariage ou le statut des enfants.
Résumé : Le droit romain fait partie du patrimoine culturel européen, au même titre que la littérature française, l'architecture italienne ou la musique allemande. Pendant des siècles, il a été considéré comme la raison écrite, comme le seul système juridique de qualité. Non sans motifs, car le génie de Rome est d'abord celui de son droit et l'influence des institutions romaines reste considérable, surtout dans le domaine des rapports entre particuliers.
Bradley Francis Herbert ; Rosaye Jean-Pierre ; Lej
Longtemps négligée dans un siècle qui fut oublieux, la philosophie de Francis Herbert Bradley, qui a pourtant eu une influence notable dans la gestation du pragmatisme américain, l'émergence du néo-réalisme anglais et suscité quelques réflexions notables dans la philosophie réflexive française du XXe siècle, a été redécouverte dans les pays anglo-saxons depuis une trentaine d'années. Publié initialement en 1893, puis réédité avec des notes substantielles en 1897, Apparence et réalité, ouvrage phare du mouvement idéaliste britannique de la fin du XIXe siècle, est le livre le plus connu du philosophe, et l'ouvrage de métaphysique sur lequel toute une génération de philosophes s'est interrogée. Cet essai, devenu un classique indispensable de la philosophie britannique, n'avait jamais été traduit en français.
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.