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La cochenille, de la teinture à la peinture. Une histoire matérielle de la couleur
Roque Georges
GALLIMARD
24,00 €
Épuisé
EAN :9782072852312
L'ouvrage de Georges Roque, l'un des plus grands spécialistes mondiaux de la couleur en art, est consacré au pigment rouge tiré de la cochenille, insecte hémiptère que les peintres ont utilisé à partir de la seconde moitié du XVIe siècle. Il entreprend de remonter à la création de cette couleur qui, comme d'autres dès le Moyen Age, était obtenue par la préparation, le broyage d'insectes, de plantes, de minéraux ou de mollusques. La méthode proposée rompt avec la façon commune d'approcher les couleurs, généralement analysées avant tout sous l'angle esthétique. Il s'agit, à partir du cas particulier de la cochenille, d'aborder la couleur comme la partie d'un tout complexe dans lequel la valeur esthétique est certes présente, mais corrélée à la valeur économique et à la valeur socio-politique. Originale et plurielle, la démarche de Georges Roque convoque aussi bien l'histoire économique et l'industrie textile que les disciplines scientifiques de pointe. De Séville à Venise et à Amsterdam, il invite ainsi à porter un regard neuf sur les chefs-d'oeuvre de Velàzquez, Titien, Véronèse, Rembrandt, Renoir ou Van Gogh.
Résumé : La couleur ? Elle fascine et séduit. Elle semble échapper à toute appréhension. Longtemps son caractère " accidentel " a paru décourager toute science : sur elle on ne pouvait fonder un art. D'où la prééminence du dessin. Newton relance la recherche en établissant que la lumière blanche n'est pas homogène mais composée. Après lui Buffon, puis Goethe firent place aux couleurs accidentelles, ces couleurs d'origine physiologique qu'ils rapportaient à l'?il percevant. Il devait revenir à Chevreul, savant chimiste, de remettre en question, dans les années 1840, les rapports admis de l'?il et de l'objet perçu en établissant la loi générale qui régit la perception des rapports entre couleurs contiguës. Une revalorisation de la couleur s'ensuivit qui a exercé une influence considérable sur plusieurs générations de, peintres : Delacroix, les impressionnistes, Van Gogh, Gauguin, Seurat, Signac, les symbolistes, les futuristes et Delaunay. Ce changement de paradigme ou d'épistémé ouvre sur la conquête des voies propres de la couleur. Ce qui mènera la peinture jusqu'à l'abstraction. Dans ce livre d'histoire de l'art et d'histoire des sciences, Georges Roque étudie la démarche de Chevreul, et l'extrême complexité des échanges qui eurent lieu entre les théories scientifiques de la couleur et la pratique artistique. Il nous fait vivre cette révolution du regard qui ouvre l'art à l'espace de la couleur - et pas seulement en peinture. Un livre indispensable et passionnant.
Encore un livre sur ce sujet, après bien d'autres ? Pas vraiment. Au printemps 2020, le monde est brutalement plongé dans une crise sanitaire. La peur nous envahit, les maladresses du pouvoir et les querelles entre les experts nous exaspèrent. La Covid-19 nous a enfermés. Pourtant, l'essentiel est ailleurs : cette crise est multidimensionnelle, mondiale, politique, économique et sociale. La planète est en danger, les équilibres fragilisés. Cette année 2021 est déterminante, beaucoup de comportements doivent changer, du simple citoyen aux chefs d'Etats et d'entreprises. La planète est résiliente, l'humanité l'est bien moins. Pour construire un Nouveau Monde, il faut bousculer beaucoup de choses à tous les niveaux. Or il n'est nullement avéré que les décisions indispensables seront prises et encore moins qu'elles le seront au bénéfice des populations. Les résistances aux changements sont très fortes, et trop peu de réformes importantes sont mises en place à ce jour. Chacun doit prendre ses responsabilités. Demain ne ressemblera pas à hier. Soyons acteurs d'une transformation nécessaire !
Pierre Bonnard est-il un grand peintre ? ", se demandait le directeur des Cahiers d'art dans son article nécrologique. La réponse, un non catégorique, pèsera lourd sur sa réputation posthume. Trop souvent considéré comme peintre " intimiste bourgeois ", il a été rejeté de la modernité, par rapport à laquelle il a toujours adopté une position marginale. De ne pas avoir pas été jugée " moderne ", son oeuvre a été soit rejetée sans appel par certains des apôtres du modernisme, soit récupérée par ceux qui, las des avant-gardes, prônent le retour au réalisme. C'est dire l'urgence de la nouvelle lecture que propose cet ouvrage : ni rejeter Bonnard parce qu'antimoderne, ni le louer pour la même raison, mais le réévaluer dans la perspective d'une histoire critique du modernisme. Cette réévaluation porte dans un premier temps sur une analyse de sa fortune critique, afin de comprendre la relation complexe qu'il entretient avec l'art moderne ; puis sur une nouvelle approche de sa démarche picturale mettant l'accent sur le rôle des sensations ; et enfin sur la mise en évidence de ce qui apparat comme une stratégie systématique dans sa production : viser, par un travail patient sur la composition, la lumière la couleur, à orienter le regard du spectateur vers la surface de la toile - une stratégie qui, lorsqu'elle aboutit, est de nature à lui rendre la place qu'il mérite parmi les grands peintres du XXe siècle.Philosophe et historien de l'art, Georges Roque est directeur de recherches au CNRS. Il a publié une dizaine d'ouvrages sur la théorie des images et la théorie des couleurs, dont Ceci n'est pas un Magritte. Essai sur Magritte et la publicité, Flammarion, 1983 ; Art et science de la couleur. Chevreul et les peintres, de Delacroix à l'abstraction, Jacqueline Chambon, 1997 ; Qu'est-ce que l'art abstrait ? Une histoire de l'abstraction en peinture (1860-1960), Gallimard, 2003.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.