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La stratégie de Bonnard. Couleur, lumière, regard
Roque Georges
GALLIMARD
23,40 €
Épuisé
EAN :9782070775088
Pierre Bonnard est-il un grand peintre ? ", se demandait le directeur des Cahiers d'art dans son article nécrologique. La réponse, un non catégorique, pèsera lourd sur sa réputation posthume. Trop souvent considéré comme peintre " intimiste bourgeois ", il a été rejeté de la modernité, par rapport à laquelle il a toujours adopté une position marginale. De ne pas avoir pas été jugée " moderne ", son oeuvre a été soit rejetée sans appel par certains des apôtres du modernisme, soit récupérée par ceux qui, las des avant-gardes, prônent le retour au réalisme. C'est dire l'urgence de la nouvelle lecture que propose cet ouvrage : ni rejeter Bonnard parce qu'antimoderne, ni le louer pour la même raison, mais le réévaluer dans la perspective d'une histoire critique du modernisme. Cette réévaluation porte dans un premier temps sur une analyse de sa fortune critique, afin de comprendre la relation complexe qu'il entretient avec l'art moderne ; puis sur une nouvelle approche de sa démarche picturale mettant l'accent sur le rôle des sensations ; et enfin sur la mise en évidence de ce qui apparat comme une stratégie systématique dans sa production : viser, par un travail patient sur la composition, la lumière la couleur, à orienter le regard du spectateur vers la surface de la toile - une stratégie qui, lorsqu'elle aboutit, est de nature à lui rendre la place qu'il mérite parmi les grands peintres du XXe siècle.Philosophe et historien de l'art, Georges Roque est directeur de recherches au CNRS. Il a publié une dizaine d'ouvrages sur la théorie des images et la théorie des couleurs, dont Ceci n'est pas un Magritte. Essai sur Magritte et la publicité, Flammarion, 1983 ; Art et science de la couleur. Chevreul et les peintres, de Delacroix à l'abstraction, Jacqueline Chambon, 1997 ; Qu'est-ce que l'art abstrait ? Une histoire de l'abstraction en peinture (1860-1960), Gallimard, 2003.
Qu'est-ce que l'art abstrait? On connaît, croit-on, la réponse c'est le non-figuratif et il naît du côté de Kandinsky vers 1913. La réalité, pourtant, est autre. D'abord, parce que le débat sur l'abstraction est antérieur à l'émergence de l'art abstrait. Nourri par de multiples discussions, le terme circule dans les ateliers d'artistes avec des acceptions très diverses, de Courbet à Cézanne, de Van Gogh à Matisse, et sera au coeur des arguments pour et contre le fauvisme, puis le cubisme. Ensuite, parce que l'idée d'art abstrait a souvent changé de sens, parfois chez les mêmes artistes. Etudier, au plus près des oeuvres et des écrits de peintres comme de la réception critique, la migration du terme et les significations nouvelles dont il se charge permet à Georges Roque de saisir l'art abstrait sous une lumière tout à fait autre. Dépassant les deux écoles très historiques dans leur approche (l'esthétique ou formaliste: en épurant les couleurs, les peintres ont atteint l'abstraction; la spiritualiste ou absolutiste: en devenant visionnaires, les peintres ont atteint l'essence), il révèle l'abstraction comme une grammaire de la ligne et de la couleur, dont il nous permet de redécouvrir la fraîcheur des signes
Résumé : La couleur ? Elle fascine et séduit. Elle semble échapper à toute appréhension. Longtemps son caractère " accidentel " a paru décourager toute science : sur elle on ne pouvait fonder un art. D'où la prééminence du dessin. Newton relance la recherche en établissant que la lumière blanche n'est pas homogène mais composée. Après lui Buffon, puis Goethe firent place aux couleurs accidentelles, ces couleurs d'origine physiologique qu'ils rapportaient à l'?il percevant. Il devait revenir à Chevreul, savant chimiste, de remettre en question, dans les années 1840, les rapports admis de l'?il et de l'objet perçu en établissant la loi générale qui régit la perception des rapports entre couleurs contiguës. Une revalorisation de la couleur s'ensuivit qui a exercé une influence considérable sur plusieurs générations de, peintres : Delacroix, les impressionnistes, Van Gogh, Gauguin, Seurat, Signac, les symbolistes, les futuristes et Delaunay. Ce changement de paradigme ou d'épistémé ouvre sur la conquête des voies propres de la couleur. Ce qui mènera la peinture jusqu'à l'abstraction. Dans ce livre d'histoire de l'art et d'histoire des sciences, Georges Roque étudie la démarche de Chevreul, et l'extrême complexité des échanges qui eurent lieu entre les théories scientifiques de la couleur et la pratique artistique. Il nous fait vivre cette révolution du regard qui ouvre l'art à l'espace de la couleur - et pas seulement en peinture. Un livre indispensable et passionnant.
Résumé : L'histoire de mon travail, c'est l'histoire de quelqu'un qui sort d la lumière et qui en est ébloui. (Entretien avec X. Girard, 1985). Sans doute faut-il toujours se prémunir contre la tentation de trop rapatrier dans le langage une expérience qui est en premier lieu celle de la matière peinte ; et d'autant plus face à l'oeuvre de Monique Frydman, pour laquelle il n'est pas jusqu'à l'usage de la couleur qui ne fut le résultat d'une lente "montée", d'Une longue recherche plastique. N'en demeure pas moins que la parole ajoué un rôle décisif à chaque étape de cette recherche, et qu'elle fournit par conséquent non "des explications de la peinture", selon les termes d'Eric de Chassey, mais "une couche supplémentaire, virtuelle", susceptible d'accompagner le spectateur des oeuvres de l'artiste et d'enrichir sa perception. Tel est le sens du présent recueil. Réunissant d'une part carnets de notes d'atelier, d'autre part textes et entretiens dont la rédaction ou la publication s'échelonnent des années 70 à aujourd'hui, Le Temps de peindre jette sur la peinture de Monique Frydman un éclairage inédit par son ampleur, sa densité et sa profondeur.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.