La notion de charisme s'est aujourd'hui banalisée. Reprise et réélaborée au début du siècle dernier par le sociologue allemand Max Weber à partir des travaux de Hudolph Sohm sur le christianisme primitif, pour désigner une manière de légitimer un pouvoir, cette notion s'est diffusée au point de devenir de nos jours une figure imposée, et. galvaudée, du discours politique et médiatique. Le charisme s'est transformé en lieu commun, concept-réflexe qu'on dégaine à tout bout de champ pour qualifier tous ceux qu'on estime "à part", dotés d'un "je-ne-sais-quoi" qui les fait sortir de l'ordinaire, sans qu'on cherche le plus souvent à caractériser précisément cette sorte d'aura mystérieuse censée entourer les êtres dits charismatiques. Mais qu'est-ce, précisément, que le charisme ? Est-il seulement possible d'en proposer une définition scientifique rigoureuse qui ferait consensus, alors que Weber lui-même n'a cessé de retravailler cette notion, sans jamais proposer une systématisation des multiples usages qu'il a pu en faire dans son œuvre ? C'est ce que cet ouvrage tente de déterminer, en convoquant des spécialistes de différentes disciplines (histoire, philosophie, sociologie et science politique) pour réfléchir à la fois sur la genèse du concept dans l'oeuvre de Weber, sur le contexte politique dans lequel il a été élaboré (la naissance des démocraties de masse) et sur des exemples historiques de personnalités qui ont pu être, un jour, désignées comme "charismatiques". Ces retours critiques sur une notion complexe et laissant une très grande marge d'interprétation permettent de mieux saisir les enjeux et les problèmes soulevés aujourd'hui encore par la notion de charisme, au point. que peut. se poser la question de son utilité scientifique même.
Résumé : Splash ! Splouch ! Flic ! Floc ! Dans la nouvelle maison de la famille Primm, sur la 88e Rue à New York, résonnent des bruits étranges... Un crocodile a élu domicile dans la baignoire ! D'abord affolés, les Primm apprennent à aimer ce drôle d'animal de compagnie jusqu'à ne plus vouloir s'en séparer...
Comme toutes les princesses, Camélia cherche un époux. Mais Camélia n'est pas une princesse comme les autres. Sa mère est une drôle de bergère, sa marraine est moitié fée, moitié folle et, avant sa naissance, un caméléon lui a jeté un sort : elle possède une longue langue fine et maîtrise l'art du camouflage ! Avoir une longue langue, c'est pratique quand on veut prouver aux autres qu'on est capable de se lécher le coude ou quand on veut fermer la porte de sa chambre sans quitter son lit. Mais pour trouver un mari, cela peut comporter quelques inconvénients...
Un recueil de contes sur 10 émotions inspirés par 10 oeuvres d'art. Dansez avec le loup de Keith Haring. Chantez sous la pluie avec Gene Kelly. Swinguez avec Basquiat. Tremblez avec Le Cri de Munch. Tombez amoureux avec Le Fils de l'homme de Magritte. Charlie Chaplin, le buste de Néfertiti, Berthe Morisot, Pollock, Niki de Saint Phalle sont aussi à l'origine de fabuleuses histoires. A leur suite, une carte d'identité de chacun des artistes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.