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LECTURES DE VILLES - FORMES ET TEMPS
RONCAYOLO MARCEL
PARENTHESES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782863646229
Le géographe Marcel Roncayolo s'est consacré à l'étude des phénomènes urbains, à l'analyse des formes matérielles et sociales de la ville, de ses paysages et de ses représentations, en les inscrivant dans une perspective plus large et historique, à l'instar de l'école des Annales, et dans la continuité de Lucien Febvre, Ernest Labrousse et Maurice Halbwachs. Les vingt-quatre textes réunis dans cet ouvrage couvrent tous ces thèmes de recherche depuis la fin des années cinquante et retracent l'évolution de sa pensée. Pour la plupart devenus introuvables, ils sont ici sélectionnés, présentés par l'auteur et font l'objet d'une lecture réactualisée. Ils rendent compte d'un intérêt constant pour la ville en ses mutations qu'on peut approcher dans ses formes et dans ses temps. Car, s'il n'y a pas qu'une lecture de la ville, il y a en revanche permanence des processus qui mettent en jeu acteurs et structures physiques à travers des temps différents ceux de la fabrication, des usages et des pratiques. Ce recueil s'adresse d'abord aux acteurs - architectes, urbanistes, géographes ou sociologues - mais également à l'usager ou au simple observateur en évoquant l'importance et la légitimité de chacun des regards et en donnant toute sa dimension, profondément humaine donc évolutive et complexe, à la ville.
Au terme d'une carrière d'historien et de géographe de l'urbain, Marcel Roncayolo refait un parcours introspectif de son Marseille natal propre à mieux révéler la composante humaine, sensible et biographique de ses lectures de ville. L'ouvrage se compose d'une première partie autobiographique, illustrée de documents personnels, où l'on découvre au fil des parcours qui lui étaient familiers à la fois un Marseille subjectif et une mise en perspective de ce qui le marquait déjà, enfant, dans cette ville-monde. La seconde partie reconstitue le cheminement des "balades" - reconnaissance des lieux soixante ans après - effectuées sur toute une décennie au début des années deux mille par Marcel Roncayolo accompagné de Sophie Bertran de Balanda (architecte et urbaniste) qui a dessiné et commenté plus d'une centaine d'aquarelles. Observateur de la ville contemporaine, longtemps marcheur inconditionnel, le géographe invite, au fil de ces promenades urbaines, à partager la tension vécue entre prégnance des héritages et choc apparent des mutations.
Résumé : Marcel Roncayolo étudie ici les relations entre un projet, une ville de banlieue populaire et le processus de métropolisation à l'?uvre. Soucieux d'expliquer l'articulation des formes et du temps, il s'essaie ici à lire les traces, trames, pratiques et représentations : ce qui lie les héritages et le mouvement perpétuel de changement qui caractérise la ville et commande son avenir. Fruit d'un travail collectif, ce livre s'est nourri des apports des responsables et connaisseurs de la ville de Nanterre, des animateurs de l'Etablissement public d'aménagement Seine-Arche et des séminaires de travail du comité de prospective lié à cette opération. Il s'inscrit dans la continuité des précédents travaux de l'auteur sur Marseille (Les Grammaires d'une ville : essai sur la genèse des structures urbaines à Marseille, et : Marseille, Les territoires du temps, tous les deux en 1996) ou Martigues. " L''aménagement de Seine-Arche est une opération d'intérêt national qui doit contribuer à réparer un territoire, en joindre les morceaux, tout en donnant à Nanterre une nouvelle attractivité dans l'Ouest parisien. C'est là sa singularité. Métropolitain, ce projet l'est naturellement par sa proximité immédiate avec la Défense, ses équipements d'influence régionale, nationale, voire internationale : l'université Paris X, le centre administratif Nanterre-Préfecture, le théâtre des Amandiers, l'Ecole de danse de l'Opéra de Paris... Il est métropolitain aussi en ce sens qu'il vise à mettre en mouvement un territoire, oblige à penser les liaisons, les étages intermédiaires : "confondre" à la fois le temps et l'espace pour concilier le quotidien, l'immédiat, et la perspective, le rayonnement et l'esthétique. C'est un projet culturel et social, avant même d'être un projet architectural. " Marcel Roncayolo.
Résumé : Histoire générale des civilisations, Le monde et son histoire est une vaste fresque où figurent les traits marquants et les faits essentiels de l'histoire du monde. Ouvrage de référence, les lecteurs avertis comme les historiens amateurs peuvent y trouver aussi bien la réponse à une interrogation ponctuelle que l'exposé synthétique d'une question ou d'une période, et cela au cours d'une lecture facile et agréable. Ce dernier volume de Monde et son histoire concerne le second XX siècle jusqu'à aujourd'hui. Il retrace les grandes lignes du second conflit mondial, de la guerre froide, de la décolonisation et du développement du tiers monde ; il décrit les sociétés capitalistes et socialistes " à l'épreuve du développement " : il démonte les mécanismes de la crise internationale qui a débuté en 1973 et se poursuit encore aujourd'hui... Sans omettre de rendre justice aux évènements, ce volume s'attache cependant plus à les mettre en perspective qu'à les raconter dans le détail. On y trouvera ainsi une réflexion sur les grands problèmes de notre temps : guerre et paix à l'âge atomique, relations Est-Ouest et Nord-Sud, modèles économiques et crise internationale, idéologie et cultures, mutations technologiques... L'ouvrage se termine par des cartes, une chronologie, une bibliographie et un index qui le rendent facilement utilisable. Le monde et son histoire est constitué de quatre tomes : vers 3000 av. J.-C. au XII siècle ap. J.-C. ; XIII s. - XVIIs. ; XVIII et XIX s. ; XX s.
Expression d'une politique particulière, mais aussi d'une culture spécifique, le projet urbain touche aux innombrables problèmes soulevés par un territoire et sa population. Il se trouve à la croisée de plusieurs disciplines et ne trouve son sens que dans l'interaction de ces disciplines, il concerne directement la vie quotidienne de chacun, qu'il soit habitant d'une grande ville, d'une banlieue ou d'une zone rurale.
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Résumé : Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Dans l'univers sans fin des cartes, les cartes d'îles possèdent un charme tout particulier. Les deux mondes, des cartes et des îles, s'y croisent, laissant émerger des formes riches et colorées. Cinq artistes, collectionneurs, chercheurs ont formé le collectif Stevenson pour en explorer et en célébrer les beautés, les incongruités, les fantaisies autant que la précision et la finesse. De la mise en commun de leurs trésors cartographiques chinés, dénichés, inhumés et patiemment amassés, est né Mappa insulae. Les îles s'y montrent parfois dans leur isolement absolu, cerclées d'une épaisseur bleue qui les sépare du reste du monde ; parfois en archipel, éparpillées "comme autant de pépins crachés dans l'eau" ; parfois encore simplement suggérées, récifs tapis sous des noms calligraphiés sur les flots. De carte en carte, d'île en île, de pensées en poèmes, nous voilà embarqués pour une traversée érudite et insolite.