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Le grand jour
Rombouts Catherine ; Richelle Sophie
LOCO
30,00 €
Épuisé
EAN :9782843140235
« Le 9 février 2015, elle a fêté ses 80 ans. Elle a encore dansé, elle a encore ri. Le 14 février 2015, elle est partie. Elle l?avait décidé. Elle souffrait d?une pathologie lourde. » Catherine Rombouts est photographe, Christiane était sa mère. Sophie Richelle est historienne. Elles racontent, dans un livre à deux voix, en images et en textes, la fin de vie de Christiane. En Belgique, l?euthanasie est permise dans le cadre strict de la loi depuis 2002. Ce livre offre un aperçu des réalités qu?elle recouvre. Pour Christiane et pour d?autres, la possibilité de ce choix a permis une mort plus digne, en accord avec leur définition de la vie. Les photographies de Catherine Rombouts, qui a suivi et accompagné sa mère jusqu?a ses derniers instants, se mêlent aux photographies familiales, aux objets du quotidien, traces d?une vie accomplie. Les textes de Sophie Richelle, rédigés à partir de témoignages et d?éléments plus informatifs et chiffrés, mettent en perspective les histoires singulières et collectives d?euthanasie. Entre des questions morales, religieuses et politiques, l?euthanasie divise les Européens et entraîne des débats passionnés dans les pays tentés par la légalisation. La Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg ont sauté le pas et autorisé la pratique dans un cadre strictement défini. En France, l?euthanasie, tout comme le suicide assisté, demeurent proscrits par la loi, même si, depuis 2016, la loi Claeys-Leonetti donne droit à « la sédation profonde et continue jusqu?au décès ». Dans ce lourd débat, ravivé par des cas très médiatisés (Vincent Humbert, Chantal Sébire, Vincent Lambert, Anne Bert), l?opinion publique semble aujourd?hui avoir évolué et les enquêtes d?opinion montrent qu?une nette majorité se dégage en faveur de l?euthanasie. Cet ouvrage, poignant et sensible, a pour ambition de faire avancer le débat au sein de notre société.
Ces pages ont contribué à sauver un homme de son passé. Sonhistoire, Walter Littlemoon l'a longtemps gardée en lui. C'est sa compagne, Jane, qui l'a patiemment aidé à assembler ses souvenirs en prenant note sous sadictée de la tragédie d'une existence, la sienne, qui fait écho à celle de sonpeuple". Tuer l'Indien dans l'enfant pour sauver l'homme" fut ladevise immonde des pensionnats fédéraux dans lesquels Walter et tant de sesfrères ont été enfermés ! Il faut se représenter la scène : le SiouxLakota de 80 ans, dans la réserve de Wounded Knee, parlant, le regard fixe, à lamanière des anciens, pendant que Jane rapporte les persécutions, les brimades, le déclassement social, le racisme, la tentation d'en finir, mais aussi lesursaut qu'a permis une vision des anviens, et la résilience. Enoctobre 2021, après la parution de cet ouvrage, le Musée des Confluences de Lyona invité Walter Littlemoon à prononcer une allocution lors de la grandeexposition Sur la piste des Sioux. Il y a découvert, sauvés d'un passé qu'ilcroyait perdu, les parures et les vêtements de sa famille venue danser àBruxelles lors de l'Exposition universelle de 1935. A travers letémoignage d'un homme, cet ouvrage nous dit un peuple malmené par l'Histoire, qui se bat aujourd'hui encore pour la survie de sa langue et de saculture. Walter Littlemoon est né en 1942 à Wounded Knee, siège dudernier massacre d'Amérindiens, dans la réserve de Pine Ridge. A l'âge de 5 ans, il a été arraché à sa famille pour être place de force dans un pensionnatfédéral où il a été soumis aux vexations et à la maltraitance qui l'ont marqué àvie. Après un séjour à l'armée, il s'est engagé dans un travail de résilience àpartir de ses racines et dans la défense des valeurs et de la dignité de sonpeuple.
Rosenberg Pierre ; Lhinares Laurence ; Rombout Côm
Débutée dans les années 1970, la collection de Véronique et Louis-Antoine Prat est devenue l'un des ensembles privés de dessins parmi les plus prestigieux au monde. Ce catalogue révèle toute la puissance de cette sélection, qui se concentre sur l'école française avant 1900, et offre un panorama particulièrement représentatif de trois siècles d'art du dessin, de Callot à Seurat. La collection Prat résulte d'une rare alchimie : la rencontre d'un goût raffiné, d'un sens affuté de la chasse au trésor et, ici plus que jamais, d'une érudition sans faille.
Offrir un cadre familial et s'attacher à un enfant (et lui permettre de faire de même) ne sont pas suffisants pour éduquer. Il est nécessaire de prendre du recul par rapport aux événements de la vie, aux interactions des différents intervenants éducatifs qui appartiennent à la famille, à l'école ou aux activités de loisirs et de vacances, aux soignants pour certains ; aux assistantes maternelles, aux assistants familiaux, aux éducateurs, aux assistants sociaux pour d'autres. L'enfant, lorsqu'il gagne en âge, voit les acteurs de son éducation se multiplier. Il y a alors de grandes chances pour que la cohérence éducative des intervenants soient mise à mal si chacun ne s'arrête pas, ne réfléchit pas à la finalité qu'il poursuit, aux objectifs qu'il veut identifier et atteindre et si, surtout, il ne conjugue pas son accompagnement avec celui des autres acteurs et avec le jeune lui-même. Ce livre, le troisième d'une série de cinq, décrit le quotidien du travail des équipes de l'Union pour l'Enfance autour de l'approche psychoéducative dans le cadre de l'aide à l'enfance. Il se lit au travers de deux textes : une fiction qui donne la parole aux enfants placés et une description du travail des professionnels au sein des associations de l'Union.
Le photographe Meyer nous livre une histoire inédite et personnelle, celle de Lunacy, une rave Party emblématique des débuts du mouvement House et Tekno en France. Témoignage rare de ce courant important de contre culture, Lunacy est avant tout l'histoire d'une fête et d'une rencontre avec la créativité et l'anticonformisme du monde underground. Huit rendez-vous ont eu lieu entre 1993 et 1995 dans un entrepôt de Genevilliers-port. L'enjeu n'est pas de faire un simple retour sur cette époque, mais de questionner la portée et le poids de la contre culture dans nos sociétés contemporaines, sa radicalité politique. Les images sont sans recul, noires, inconsciemment noyées dans la substance du dancefloor, perdues dans le jeu troublant de l'apparition et de la disparition et s'inscrivent ainsi dans la réflexion singulière du collectif Tendance Floue qui est de jouer sur la corde sensible qui relie la photographie documentaire à la démarche artistique.
Guidé par le souvenir d'une femme à corps de serpent, aperçue à l'automne 1976 dans une baraque de la foire de Negreni (Transylvanie), Emmanuel Raquin-Lorenzi entreprend d'explorer les divers ordres de représentation et d'expression qu'on peut recueillir parmi les populations du bassin des trois Cris (le Rapide, le Noir et le Blanc), rivières de montagne qui délimitent le pays du Lac, au nord-ouest des Carpates roumaines. Une enquête ethnographique de terrain menée pendant plus de vingt ans permet au narrateur de conter sa progressive découverte des mouvements de pensée propres aux populations mélangées de ce vieux pays. Ces chemins le conduisent à découvrir de quasi-rituels, comme celui de la reine des moissons qui ne cesse pendant quelques jours de parcourir sans s'arrêter le village, les champs et les pâturages, mais vient rendre hommage à une fille-chêne attachée à sa clairière. Il rencontre ainsi de belles figures ; le grand Ioan, berger de Delani, son meilleur informateur ; Marika, la rieuse, dont le rire, ombré par la mort de sa fille, apaise ou exaspère la douleur des deuils ; Petru le sourcier qui vit parmi les rochers ; Emeder, le merveilleux Tsigane qu'on appelle au printemps pour qu'il installe ses miroirs dans des fermes au bord des bois... Ce livre propose en fin d'ouvrage une petite anthologie de textes d'écrivains de ce pays. Deux niveaux de photographies parcourent Le Pays du Lac : les unes, illustration classique du discours ethnographique, reproduites le plus souvent dans le texte, documentent objets et choses, scènes ou lieux analysés au cours des enquêtes ; les autres interviennent comme une suite autonome, hors texte, sans commentaire, sans rapport direct au discours ethnographique ni aux textes littéraires, y insérant des routes, des ombres, des eaux, des paysages, quelques regards...
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.
Kinderszenen laisse entrapercevoir l'intimité d'enfants autistes, leur manière d'appréhender l'espace et le monde. Il dresse un portrait d'enfants dit "autistes" dans la parenthèse de leurs vacances à la campagne. Loin de la violence des murs, cet ouvrage est un voyage onirique et mystérieux, parfois naïf, qui vous laisse découvrir l'énigme de ces "gamins-là" . En 2012, Lionel Jusseret a commencé à photographier des enfants autistes après deux ans passés comme éducateur à l'association J'interviendrais qui offre aux enfants autistes profonds la possibilité de vivre des vacances en collectivité dans différentes maisons de campagne. Il a fallu sept ans à Lionel Jusseret pour rassembler ces portraits, car l'épuisement physique et psychologique que générait un tel accompagnement ne lui permettait pas de travailler plus de deux semaines consécutives. "Les rencontres avec les enfants, non-verbales pour la plupart, c'était d'une puissance innommable. J'ai eu le sentiment d'entreprendre un réel voyage en territoire étranger. J'aimais bien dire que j'allais en Autistan, en référence à Josef Schovanec Ou tout du moins, en bordure d'Autistan". Dans ce travail, il donne à voir l'autisme. Non, les autistes. Il s'explique. "Selon un de mes collègues, on ne peut pas parler de l'autisme. Je veux dire, en tant que sujet. Simplement parce qu'on n'en sait pas grand chose et que ça reste très vaste. Le mot autisme, ça veut tout et rien dire à la fois. C'est donc difficile d'en parler. Au mieux, on peut raconter des histoires d'autistes. La nuance est très importante". L'ouvrage reprend le découpage et les titres des 13 chapitres de Kinderszenen, la célèbre oeuvre pour piano de Robert Schumann qui disait qu'elle avait été conçue par un "grand enfant" comme "souvenir pour des personnes qui ont grandi" .