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Six contes moraux
Rohmer Eric
CAH CINEMA
10,95 €
Épuisé
EAN :9782866422110
Pourquoi filmer une histoire quand on peut l'écrire? Pourquoi l'écrire quand on va la filmer? L'idée de ces Contes m'est venue à un âge ou je ne savais pus encore si je serais cinéaste. Si j'en ai fait des films c'est parce que je n'ai pas réussi à les écrire. Et si d'une certaine façon il est vrai que je les ai écrits - sous la forme même où on va les lire - c'est uniquement pour pouvoir les filmer." Les Contes Moraux sont conçus comme six variations sur le thème suivant: tandis que le narrateur est à la recherche d'une femme, il en rencontre uen autre qui accapare son attention jusqu'au moment où il retrouve la première. Sur ce thème central amplifié, modifié, transformé inversé d'autres motifs s entrecroisent, se combinent, courent en profondeur ou ressurgissent en surface. La réunion des Contes en un seul volume permet de saisir la complexité de la thématique des films de Rohmer, et de suivre, ligne par ligne, le jeu chatoyant de ses oppositions et de ses correspondances.
Résumé : De tous les cinéastes, Murnau est peut-être celui qui a su organiser l'espace de ses films de la façon la plus rigoureuse et la plus inventive. L'impression première que procurent ses ?uvres est celle d'une animation de la surface entière de l'écran, en ses moindres détails, à chaque instant de la projection. Celle, donc, d'une maîtrise absolue de tous les éléments qui contribuent à l'expression plastique, et d'une imagination apte sans cesse à créer et combiner de nouvelles formes. Le film de Faust nous paraît se prêter tout particulièrement à une étude sur l'organisation de son espace. La puissance de l'expression plastique prend manifestement le pas sur l'anecdote, en ce drame connu de tout spectateur. Les contemporains l'ont goûté, et nous le goûtons nous-mêmes comme une sorte d'opéra visuel, la mise en scène y tenant lieu de partition. Dans ce film, Murnau, au faîte de sa carrière, a su et a pu mettre en ?uvre tous les moyens capables de lui assurer cette maîtrise totale de l'espace. Eric Rohmer
De même que les Six Contes Moraux n'avaient de commun avec ceux de Marmontel que le titre, ces Comédies et Proverbes n'entendent s'inspirer ni de Musset, ni de Shakespeare, ni de Carmontelle, ni de la Comtesse de Ségur. Comme celui des Contes, leur titre sera légèrement abusif : la "comédie" y évitera de se plier aux lois du genre, et le "proverbe" sera parfois une invention de l'auteur ou une citation littéraire. Et l'on pourra, comme dans les Fables de La Fontaine, trouver à la même pièce plusieurs moralités. La grande différence avec le précédent est que ce nouvel ensemble ne se réfère plus, par les thèmes et les structures, au roman, mais au théâtre. Alors que les personnages du premier s'appliquaient à narrer leur histoire tout autant qu'à la vivre, ceux du second s'occuperont plutôt à se mettre en scène eux-mêmes. Les uns se prenaient pour des héros de roman, les autres s'identifieront à des caractères de comédie, placés dans une situation apte à les faire valoir.
J'ai essayé d'appliquer au domaine de la musique, où je suis novice, la méthode que j'avais élaborée au cours de ma réflexion sur les grandes oeuvres de l'art cinématographique. Ce qui m'intéressait alors de montrer, c'est ce que j'appelais l'invention des "formes". Il en sera ici de même pour Mozart et Beethoven. J'ai voulu cerner chez eux le processus de la création de formes absolument originales..."
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)