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L'organisation de l'espace dans le "Faust" de Murnau
Rohmer Eric
CAH CINEMA
7,95 €
Épuisé
EAN :9782866422578
De tous les cinéastes, Murnau est peut-être celui qui a su organiser l'espace de ses films de la façon la plus rigoureuse et la plus inventive. L'impression première que procurent ses ?uvres est celle d'une animation de la surface entière de l'écran, en ses moindres détails, à chaque instant de la projection. Celle, donc, d'une maîtrise absolue de tous les éléments qui contribuent à l'expression plastique, et d'une imagination apte sans cesse à créer et combiner de nouvelles formes. Le film de Faust nous paraît se prêter tout particulièrement à une étude sur l'organisation de son espace. La puissance de l'expression plastique prend manifestement le pas sur l'anecdote, en ce drame connu de tout spectateur. Les contemporains l'ont goûté, et nous le goûtons nous-mêmes comme une sorte d'opéra visuel, la mise en scène y tenant lieu de partition. Dans ce film, Murnau, au faîte de sa carrière, a su et a pu mettre en ?uvre tous les moyens capables de lui assurer cette maîtrise totale de l'espace. Eric Rohmer
Ce livre a été écrit sous les balles. C'est-à-dire que les balles sifflaient devant ma fenêtre. J'habitais, au moment de la libération de Paris, en août 44, un hôtel du Quartier latin, dans une rue adjacente à la rue Soufflot où se sont produites plusieurs escarmouches. C'est précisément à cette période-là que, bloqué dans ma chambre, n'osant mettre le nez à la vitre, j'écrivais Elisabeth. En même temps, je me posais la question: "Est-il possible d'écrire sur les événements présents?" Ma réponse était: "Non, on ne peut pas, il faut du recul." Et je n'ai pas changé sur ce point.
De même que les Six Contes Moraux n'avaient de commun avec ceux de Marmontel que le titre, ces Comédies et Proverbes n'entendent s'inspirer ni de Musset, ni de Shakespeare, ni de Carmontelle, ni de la Comtesse de Ségur. Comme celui des Contes, leur titre sera légèrement abusif : la "comédie" y évitera de se plier aux lois du genre, et le "proverbe" sera parfois une invention de l'auteur ou une citation littéraire. Et l'on pourra, comme dans les Fables de La Fontaine, trouver à la même pièce plusieurs moralités. La grande différence avec le précédent est que ce nouvel ensemble ne se réfère plus, par les thèmes et les structures, au roman, mais au théâtre. Alors que les personnages du premier s'appliquaient à narrer leur histoire tout autant qu'à la vivre, ceux du second s'occuperont plutôt à se mettre en scène eux-mêmes. Les uns se prenaient pour des héros de roman, les autres s'identifieront à des caractères de comédie, placés dans une situation apte à les faire valoir.
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)
Contrairement aux Contes moraux, les Contes des 4 saisons ne se présentent pas comme une suite de variations sur un thème donné : celui d'un homme qui, parti à la recherche d'une femme, en rencontre une autre et revient à la première. On peut toutefois déceler a posteriori dans leur structure et leur problématique des analogies, des oppositions, voire de vraies symétries. Le troisième conte (Automne) par exemple, rime avec le premier (Printemps), traitant comme lui la "pensée" au sens large, et décrivant une ou plusieurs machinations effectives ou supposées. Le quatrième (Hiver) et le second (Eté) se renvoient une image inversée : une femme - trois hommes et un homme - trois femmes, respectivement. Ils ont, peut-on dire, pour objet une "foi" certaine de son choix dans l'un, presque aussi sûre, dans l'autre, de son non-choix. Etc."
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)
Présente le processus créatif de l'un des plus importants réalisateurs au monde, depuis ses premiers courts métrages, au début des années soixante, jusqu'à aujourd'hui, à travers des entretiens donnés à Michael Henry Wilson tout au long de sa carrière, depuis 1974Restitue la carrière et l'oeuvre de Scorsese dans toute sa richesse, à travers une abondante iconographie comprenant de nombreux documents photographies de famille, de tournages, scripts originaux, dessins, notes et storyboards, dont beaucoup extraits des propres archives du cinéasteUn ouvrage de référence pour les admirateurs du réalisateur de Mean Streets (1973), Taxi Driver (1976) et Casino (1995), et pour les professionnels du cinéma qui y trouveront les clés du travail du cinéaste. Ses films récents (Les Infiltrés, 2006; Shutter Island, 2010) ont bénéficié d'un accueil critique et populaire important. Une filmographie détaillée complète cet ouvrage de référence
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.