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Theâtre complet / Claude-Henri Rocquet Tome 2 : Théâtre du labyrinthe. Antigone ou La ville sous les
Rocquet Claude-Henri
EOLIENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782376720089
Claude-Henri Rocquet écrit lui-même : "Notre racine est double. Nous sommes les enfants d'Athènes et de Rome, de Jérusalem. (...) La Bible juive et la Bible grecque s'opposent moins qu'elles ne diffèrent et se répondent, en un tissu d'analogies. Ce sont deux branches de la représentation de l'homme. Je les crois l'une et l'autre issues d'un même tronc, filles d'une même sève. (...) Dans la Bible grecque, l'homme n'est pas coupable ; les dieux le sont ; ou bien ils sont futiles, féroces, des ombres, des nuages, un théâtre d'ombres ; ils jouent avec nous comme nous jouons avec des osselets. (...) Dans la Bible juive, l'homme est coupable. Son malheur est juste. Il a bu le poison du dieu du mal, - d'où venu, ce dieu, en ce paradis originel, par qui voulu et créé, laissé libre de mal faire ? (...) Ici se séparent la Bible grecque et la Bible juive. Ici s'opposent l'homme innocent de son malheur et l'homme coupable de son malheur. (...) Le Labyrinthe est le chiffre de l'homme. Le Minotaure est l'homme..."
"La vie recluse en poésie", "la poésie comme exercice spirituel" : ces formules ne m'ont jamais séduit. J'ai toujours été agacé par la sacralisation du Poète et je ne confonds pas l'ordre du spirituel et l'ordre du poétique. Jeune homme, j'étais irrité par l'air d'initiés que prenaient souvent les poètes et la componction mise à répéter la question de Rilke : "Mourriez-vous s'il vous était interdit d'écrire ? " La vie est d'un autre prix que l'écriture. Et la prière d'une autre nature que le poème."
Ce livre ne considère pas l'oeuvre entière de Vincent van Gogh, ni ne redit sa vie, mais veut porter vers elles un regard attentif à leur sens spirituel...
J'écris les dernières lignes des Châteaux de sable, les dernières pages, la fin du livre. C'est comme si je parvenais à ma propre fin, ma disparition. Je vois se dérouler et s'étendre, se perdre dans le sable du rivage, être bue, n'être plus, la longue vague d'écriture, ce tissu de récit et de rêverie, ces traces de mémoire, ma vie, le miroir de ma vie, inventée, rêvée, réelle, changée en cette parole silencieuse, avant le véritable silence, d'ici-bas. Je vois finir le livre pour lequel longtemps il m'a semblé que j'avais entrepris l'apprentissage de l'écriture, la raison même du chemin, et que j'ai tant de fois différé d'entreprendre. Tous les méandres, tous les sentiers de traverse, les faux devoirs, me détournaient de moi-même. La mer déferle sur le sable comme un oiseau se pose et referme ses ailes. [...] J'arrive au bord de la fin de ce livre. Je ralentis. J'aimerais que ce livre n'ait pas de point final et qu'il s'atténue jusqu'au silence." Claude-Henri Rocquet
Résumé : Cet ouvrage rassemble des récits et souvenirs de Claude-Henri Rocquet. " Journal épars, études et " choses vues ", récits qui sont peut-être des nouvelles, rêves, souvenirs, souvenirs imaginaires, Bruges, Milan, Gordes, la mer du Nord et le Vaucluse, la place Monge, l'Andalousie... Le temps, plus que leur auteur, a fait de ces pages, diverses, un livre, dont j'aimerais qu'il soit de ceux qui se lisent par transparence. "
Résumé : Une maman à bout de nerfs, et voici le chaton Pom inscrit à l'école. Pis encore, à "L'Ecole des cas désespérés"! Un établissement aux allures d'arche de Noé où l'on apprend à laver la vaisselle et danser le tango... Pom va faire l'expérience commune de la première séparation déterminée par l'entrée à l'école.
Pourquoi ne peut-on plus ouvrir complètement les fenêtres arrière des voitures et rouler les cheveux au vent sous un soleil de plomb ? Pourquoi les objets intelligents nous parlent-ils comme si on était des idiots ? Pourquoi le design est-il maintenant élémentaire ? Pourquoi les designers ne refusent-ils jamais un projet de design industriel ? " M.B. "Qu'y avait-il, qu'il n'y a plus, au tout début des années 1980 ? Un sentiment de liberté, une fantaisie constante, le bonheur inscrit à l'ordre du jour en s'appuyant sur un désordre domestique, un lampadaire à roulettes qui file sur le parquet, des étagères qui se couchent au pied d'un mur... la vie heureuse des choses pour la vie heureuse des gens." C.E.
Sur les bords de l'Yvette, un vieux monsieur très savant, le Dr No, et sa petite-fille Mélissa, lycéenne en seconde, parlent de mésologie - la science des milieux, c'est-à-dire de la relation spécifique que tout être vivant crée avec son environnement. Alors que l'environnement est universel - le même pour tous -, le milieu est singulier, que ce soit à l'échelle de l'espèce - le milieu d'un ragondin n'est pas celui d'un canard, bien qu'ils vivent côte-à-côte dans la même rivière - ou à l'échelle des organismes ; et, dans le cas de l'humain, que ce soit à l'échelle des personnes comme à celle des cultures : un même donné environnemental pourra être perçu et utilisé de manières très différentes par des sociétés différentes, et dans un même environnement, deux personnes pourront vivre dans deux milieux très différents. La découverte de cette spécificité des milieux a révolutionné les sciences de la nature au XXe siècle, avec les travaux du naturaliste balte Jakob Von Uexküll (1864-1944), et du philosophe japonais Tetsurô Watsuji (1889-1960). Les perspectives nouvelles sur la nature et sur l'existence humaine qui découlent de leur mésologie sont ici même - sur les bords de l'Yvette - mises à la portée de tous dans une suite de dialogues entre Mélissa et son grand-père, où s'invitent tour à tour, fictivement, quelques-uns des grands noms de la mésologie : Uexküll et Watsuji, bien sûr, mais aussi quelques autres savants qui ont fait de la mésologie sans le savoir. Le tout, sous l'oeil du roi de l'Yvette... le ragondin.