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Devenir Cécile
Rocheman Lionel
PHEBUS
19,25 €
Épuisé
EAN :9782859409708
Publié pour la première fois en 1977, introuvable depuis des lustres, Devenir Cécile, soit l'histoire « vraie » d'une mère juive racontée par son fils, à mi-chemin du rire et des larmes, est considérée depuis longtemps par quelques aficionados comme un petit livre parfaitement indispensable à toux ceux qui attendent qu'on leur raconte sans tricher, c'est-à-dire sans enjoliver ni pleurnicher, ce qu'il en est du judaïsme à la française - et même à la parisienne - en son histoire récente (celle du siècle qui vient de s'achever). Sephora, après une dure jeunesse passée dans un faubourg miteux de Varsovie, prend le chemin de l'exil et se retrouve à Paris, petite-main dans un atelier de broderie de l'île Saint-Louis, bientôt mère de cinq rejetons, toujours pauvre mais parisienne comme personne, affrontant bravement les fins de mois, le drôle de regard des autres (on passe des années 20 aux années 30 puis 40), les infidélités d'un mari volage? jusqu'au jour où l'aimable cavaleur se retrouve au Vél"d'Hiv" un jour de juillet 42, puis à Auschwitz dont il ne reviendra pas. Voilà tout ce que raconte ce livre modeste qui ne ressemble à aucun autre, attentif et pudique, drôle et juste, libre surtout (rien de convenu dans ce que Rocheman nous dit de l'antisémitisme, du communisme, de la guerre, d'Israël), qui se garde de poser sérieusement les questions qu'on attend mais remue en nous une grande et bouleversante interrogation (jamais vraiment formulée, tant mieux). Car comme dit l'auteur, citant un rabbin farceur mais de haute sagesse: « J'ai une réponse, j'ai une réponse!? Mais est-ce que quelqu'un a une question? » La critique à l'époque n'avait caché ni son émotion ni son émerveillement.
Résumé : 1951. En pleine Guerre froide, un affrontement tout aussi violent et insidieux s'opère chez les Dimitrov. Un combat opposant Julia et Emilie, amantes et alliées, et Sergueï, homme d'une perversité sans nom. Un trio sous haute tension. Il y a des combats qu'on ne choisit pas vraiment, ils sont en nous depuis toujours. Le père de Julia, républicain, est mort pendant la guerre civile espagnole mais les idées en lesquelles il croyait ne se sont pas éteintes avec lui et le combat qu'il a mené continue à travers sa fille. Julia Guzman décide d'intégrer la cellule communiste de l'avenue d'Italie et de porter les idées du camarade Staline. Plus qu'un parti, c'est son histoire, elle veut se battre pour les causes autrefois défendues par son père, puis par son beau-père. Elle est alors accueillie et recueillie par Sergueï Dimitrov, responsable de la cellule et membre très actif du parti. Tandis que Sergueï tente de séduire un peu plus chaque jour Julia, cette dernière tombe amoureuse de son épouse, Emilie. Leur idylle secrète naît dans ce monde d'hommes où les femmes n'ont pas leur place. Julia trouve en Emilie plus qu'une amante, une alliée. Sergueï, de son côté, multiplie les actes pervers et malveillants envers sa femme et son invitée et, lors d'un prétendu stage à Moscou, Julia se retrouve accusée de haute trahison envers l'URSS par sa faute. A leur retour en France, la paix est seulement apparente dans le foyer des Dimitrov. Une guerre froide ici aussi se joue. Emilie comprend que l'homme qu'elle a épousé est un être sans pitié, qui ne sert que ses propres intérêts. Julia et Emilie décident de prendre les armes, déterminées à se venger et à faire tomber leur bourreau, quoiqu'il en coûte. Ce sera, maintenant, elles contre lui. Entre alliances avec les services secrets et espionnage, tous les moyens seront bons pour compromettre le traître. Mais la détermination, la loyauté et l'amour l'emporteront-ils sur la traîtrise et la manipulation ? Dans ce combat sans merci, les convictions les plus intimes de Julia pourront bien être ébranlées.
Il y a plus d'une manière de raconter les " blagues juives ", dont la meilleure n'est certainement pas lorsque, à la fin d'un repas de noces, chacun y va de sa dernière " bien bonne " : " C'est Lévy qui rencontre Cohen et qui lui dit ", etc. Considérant que les meilleures doivent être racontées par les Juifs eux-mêmes, faisant appel à la tradition orale qui, du Shteytl de Pologne au Sentier, est une création continue. Lionel Rocheman offre ici avec Le petit monde de Schlomo mieux et plus qu'un simple recueil. Romancier, chroniqueur hebdomadaire de lectures (sérieuses) et de musique (classique), acteur (le serrurier juif new-yorkais dans Voisin, Voisine, c'est lui ; Herr Schultz à la suite de Guillaumat dans Cabaret en tournée, c'est lui), auteur-compositeur de chansons (Grand Prix Académie Charles-Cros) et auteur (comique) du déjà légendaire Grand-Père Schlomo, nul n'était mieux placé que Lionel Rocheman pour tisser, fil à fil, une sorte de roman-conte à la manière orientale où l'humour fait bon ménage avec une philosophie du rire désabusée. Beaucoup d'histoires drôles ici présentes sont des classiques du genre : distribuées comme des rôles au cinéma et mises dans les bouches du Petit Monde de Schlomo, elles acquièrent une saveur nouvelle.
Di Chiara Giuseppe ; Sacco François ; Rocheman Col
En s'intéressant au sort de ses patients en dehors de son cabinet dans le contexte social qu'il partage avec eux, l'auteur tente de repérer, décrire et définir les situations sociales susceptibles de remplir des fonctions défensives pathologiques, situations qu'il nomme syndromes psychosociaux. Les syndromes psychosociaux correspondent à des comportements collectifs, ils répondent à des angoisses profondes partagées par la collectivité, dont les origines réelles sont inconscientes, Un caractère spécifique les différencie des mécanismes de défense névrotiques et psychotiques et les rapproche plutôt des mécanismes pervers : leurs protagonistes en tirent du plaisir, et pourtant ils provoquent des dommages aux autres et à eux-mêmes. Enfin, leur mise en ?uvre et la transmission de leurs modèles s'opèrent essentiellement à travers les systèmes éducatifs de groupe. L'auteur soutient que la psychanalyse et les institutions psychanalytiques doivent montrer le chemin d'une révision critique des modes de vie collectifs, et surtout ne pas ?uvrer dans le sens de la normalisation des pathologies. Le prétendu pessimisme freudien a souvent été utilisé pour endormir l'esprit critique qui avait été insufflé à la psychanalyse par Freud lui-même. Dans la suite de Freud, d'Otto Kernberg, Di Chiara reprend à son compte " l'application pragmatique des connaissances psychanalytiques aux problèmes sociaux, dans un but de prévention des comportements destructeurs " (Kernberg, 1994). Il s'appuie en cela sur la théorie et la pratique de l'analyse de groupe qui permettent de révéler les connexions entre les psychismes subjectifs et le corps social.
J'ai cherché à explorer le concept d'empathie, et non pas à en exagérer l'importance ni à le promouvoir ; j'ai cherché à comprendre ce qu'entendent par empathie les différents auteurs, puis à proposer d'autres développements sur le sujet. J'ai surtout cherché à démythifier l'acception facile et approximative à laquelle ce terme est communément assimilé : le halo simplificateur, débonnaire, doucereux et confus qui semble le connoter auprès d'une partie de notre culture, parfois encline à le confondre avec l'atmosphère paisible et sirupeuse du 'maternage' sur ordonnance, là où au contraire une empathie authentique demande avant tout, comme nous le verrons, la séparation et la différenciation, l'attention et la capacité de maintenir une pensée théorique opérationnelle. En bref, la capacité de savoir donner un nom aux choses dans de bonnes conditions de contact avec elles : je pense que ceci a intrinsèquement à voir avec la psychanalyse. " SB Stefano Bolognini s'intéresse depuis vingt ans à l'empathie, l'un des concepts les plus significatifs et les plus débattus dans l'histoire récente de la psychanalyse. Dans ce livre, il retrouve les origines philosophiques de ce concept, puis en parcourt le développement depuis Freud et les premiers analystes pour en proposer une conception originale à partir de son expérience clinique. Ce livre est un beau témoignage d'un psychanalyste au travail, soucieux de nous donner accès à ses processus de pensée, à ses dispositions affectives envers le patient. C'est aussi une ouverture à la complexité événementielle dans la séance, à la capacité de se laisser surprendre par ces moments privilégiés où l'analyste et le patient, ensemble, ont le sentiment profond de savoir ce qui est en train de se vivre. La qualité de l'écriture et la clarté des idées énoncées rendent ce livre précieux : il nous invite à partir toujours de la clinique pour donner accès à une théorie ouverte. " FS
Présentation de l'éditeur L'histoire est celle d'une violente rencontre entre deux êtres. Celle d'une agression commise par Mino Torrès sur la personne d'Ariane un soir de novembre alors qu'elle rentrait chez elle. Sa vie bascule. Quelques mois plus tard, c'est depuis le fond de sa cellule que Mino Torrès décharge son fiel, contre la vie, les femmes et ses victimes. Quant à Ariane, c'est entre Munich et Berlin qu'elle renoue avec ses sens, avec le corps des autres et avec le sien. Deux versions complémentaires racontées l'une après l'autre, d'un même évènement, vues avec brio et pertinence par Marie Hélène Poitras qui a su parfaitement et sans faux-semblants se glisser aussi bien dans la peau de l'agresseur que dans celle de sa victime
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).