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JUSTICE ET TERREUR LEIBNIZ ET LE PRINCIPE DE RAISON
ROBINET
VRIN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782711615261
Ce Manifeste pour une Réflexion sur l'Histoire et une Histoire de la Réflexion est un premier jalon pour sortir la philosophie du cercle où les vicissitudes d'une pérennité, qui vieillit outrancièrement et les turpitudes d'une nescience, qui n'a même plus de jeunesse, ensevelissent son enseignement. Qu'était-ce donc que Philosopher au XVIIe siècle ? En va-t-il si différemment au XXIe siècle ? Si toutefois on ne dresse pas d'insurmontables barrières entre les siècles et si on veut bien respecter les éclatements instantanés de l'Histoire, on s'apercevra des rôles que peut jouer la Raison humaine dans la genèse des discours qu'elle prononce ou énonce pour prendre langue sur son destin. Le principe de raison suffisante aurait-il raison contre ses détracteurs ? Où nous conduit sa réduction à la nécessité sinon à la condamnation forestière des techno-sciences dont on s'empresse de jouir et à l'abandon programmé de toute justice dans les conduites privées et publiques ? Cette concession à la terreur du non-savoir n'est que le masque dont s'affuble la terreur complémentaire des ravisseurs de pouvoir. Au fond, on condamne le principe de raison suffisante leibnizien parce qu'il permet d'exprimer la vérité de la justice par sa philosophie du droit, par sa métaphysique, par sa logique, par sa psycho-somatique, par sa religion naturelle. Sans doute est-ce pourquoi on s'élève contre toutes les tentatives d'instaurer des sciences de l'homme. Qui veut dominer ne tient pas à raisonner. Cette réponse de Leibniz à Der Satz vom Grund couvait depuis longtemps dans les dossiers de l'auteur. Ce qui reste à souhaiter c'est que nos Socrate du néant se mettent à redonner un contenu essentiel et existentiel à la communication philosophique. Essentiel en revenant aux textes, existentiel en éprouvant l'actualité. Demain sera fait d'aujourd'hui, mais autant d'hier ; d'ici, mais encore plus des reflets géopolitiques de notre Terre et ce qui commence sérieusement à nous advenir, des échos cosmopolitiques que nous fait parvenir l'Univers. Loin des chemins qui égarent ou isolent, s'ouvre le chemin du Vieux-Moulin.
Penser, activité éminemment personnelle, prend du temps, pour peu que l'on veuille comprendre en vérité. La pensée conquiert les moyens de son autonomie dans la fréquentation des grands penseurs. Ils ne nous proposent pas seulement des modèles de cohérence pour apprendre à penser, ils ont aussi tracé les chemins dont les empreintes sédimentées forment la grammaire culturelle de notre histoire. C'est pourquoi le détour par les ?uvres du passé conditionne l'accès à la compréhension de notre temps et de notre esprit.Ce livre associe selon un parcours orienté:- L'examen des problèmes, qui toujours suscitent l'inquiétude de la pensée et le programme de toute étude réflexive: qu'est-ce que la civilisation? La religion? La science? les Lumières? le bonheur? La politique? L'art? La modernité? Le sens?- La lecture des ?uvres fondatrices dans lesquelles se déploie à son plus haut degré l'effort de cohérence des "héros de la raison pensante": Platon, saint Augustin, Descartes, Spinoza, Kant, Hegel, Nietzsche, Heidegger, Eric Weil.Ce livre s'adresse aux étudiants des classes préparatoires littéraires et commerciales, aux étudiants en philosophie, aux étudiants en sciences politiques, et plus généralement à ceux qui préparent une dissertation de culture générale. Il veut aider tous ceux pour qui la tâche difficile et risquée de la pensée ne peut se concevoir sans l'accompagnement rigoureux et amical des grands textes.
Si les relations des Regulae avec leurs sources antiques ou médiévales ont été bien traitées, leur mise en place dans l'environnement immédiat laisse à désirer. Pourquoi n'a-t-on jamais mis ce premier ouvrage de Descartes en relation avec les "Dialectiques" qui font du XVIe siècle un "siècle logique" ? Une documentation surabondante prouve que ces logiques renaissantes sont tombées dans les oubliettes de l'histoire. De multiples courants rendent très vivant le développement de ces ouvrages consacrés à l'invention, au jugement et à la méthode. Leurs profils deviennent forts apparents à qui les étudie. Or les Regulae, dont le profil typique exige la considération d'autres concepts que celui de méthode, épousent les schèmes conceptuels du ramisme, sans références à d'autres courants. D'où cette étude qui consiste à prendre pour point de référence la Dialectique française de La Ramée et à tendre l'axe critique et spéculatif qui ne cesse d'être tracé entre La Ramée et Descartes. Mais ce n'est pas là seulement une rétrospection créatrice : c'est aussi une nouvelle entrée dans la philosophie cartésienne de "la lumière naturelle". Les oeuvres mûres seront à reconsidérer sous cet éclairage.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.