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La diplomatie en terre d'Islam. Nouvelle édition revue et augmentée
Riziki Mohamed abdelaziz
L'HARMATTAN
49,00 €
Épuisé
EAN :9782140296345
Les "schémas réducteurs" et les "miroirs déformants" entraînent l'Islam dans la controverse et la polémique. Etant au centre de grands enjeux géopolitiques et géostratégiques, l'Islam fascine, inquiète et effraie. Sa relation avec la diplomatie est presque méconnue. Dès lors, des questions se posent : comment est la diplomatie née de l'Islam ? Quels sont les facteurs qui ont favorisé l'émergence et le recul de cette diplomatie ? Quelle est la relation entre l'Islam et la diplomatie ? Les copies sont-elles éloignées du modèle ? Est-ce en cette diplomatie que gît, en grande partie, le noeud de la grave crise que traverse la Communauté islamique ou "Oumma" aujourd'hui ? En tout état de cause, le monde de l'Islam est confronté à des demandes de repères, en raison du déficit de sens et d' "horizons d'attente" . Ce livre, aux objectifs bien ambitieux, se propose de démêler l'écheveau tissé autour de la diplomatie en pays d'Islam afin de mieux éclairer ses diverses facettes et réalités obscurcies par l'ignorance, le dénigrement et la manipulation, dans un contexte mondial perturbé et incertain.
Existe-t-il une nation aux Comores ? Existe-t-il un Etat aux Comores ? Ces questions sont lancinantes... Leurs réponses sont incertaines. Les Comoriens parlent la même langue, pratiquent la même religion (Islam), ont une histoire commune par intermittence, ont quelques relations de famille d'une île à une autre, ont certaines coutumes communes d'une île à une autre. Les Comores sont indépendantes depuis le 6 juillet 1975, ont une population, un territoire, un drapeau, un hymne national, des dirigeants et des bureaux, et sont membres d'organisations internationales. Les Comores sont une terre où l'on dit avoir planté deux arbres : la nation et l'Etat. Cette terre serait-elle tellement stérile que les arbres nation et Etat refuseraient d'y pousser ? N'est-ce pas plutôt l'arrosage des deux arbres qui est un sujet de graves polémiques ? Les dirigeants du pays s'acharnent en fait à empêcher les deux arbres de pousser et de s'y enraciner. La terre comorienne n'est pas si hostile aux arbres nation et Etat, mais les jardiniers que sont les pouvoirs publics arrosent ces arbres avec les eaux de la haine, du mépris, de l'incivisme et de l'insouciance, tuant les deux plantes et stérilisant le sol.
Assassinats, coups d'Etat, mercenariat, tripatouillages de la Constitution, dictatures, fraudes électorales, tentation de la présidence à mort, corruption, mépris de l'intérêt général, incompétence, chauvinisme, Justice aux ordres... Pourtant, les optimistes disent que les Comores ne sont pas maudites. Les pessimistes, fatalistes, soutiennent que la situation du pays relève de la seule compétence divine. Les réalistes voient les désastres engendrés depuis 1975 par "l'Etat lycéen", le "Sultanat des mercenaires", la "gendrocratie", la "Ripoux-blique" de Mitsoudjé et d'autres "Républiquettes" de village. Le propos de ce livre est ambitieux : étudier le phénomène du pouvoir aux Comores à travers le conservatisme qui caractérise les moeurs politiques du pays, les effets de l'insularité et du culte du village natal du chef du jour, le rejet du primat du Droit et de l'universalité de l'exigence démocratique, la destruction de la crédibilité et de la viabilité des institutions publiques et de l'Etat par des pratiques malsaines, la disparition de l'autorité de l'Etat, et le profil des acteurs politiques les plus connus du pays, souvent pour le pire. L'incarcération des Comores dans une conception hystérique et surréaliste du pouvoir et dans des pratiques douteuses est une réalité qui éloigne chaque jour ce pays de la normalité juridique, institutionnelle et politique.
Mayotte est l'île à la politique du coup de coeur, du coup de sang, aux arêtes vives et aux formules "? charnelles ? ". Ce livre se propose de présenter certaines de ses principales figures politiques, sans avoir à décerner un titre de "? grandeur politique ? " à des acteurs politiques et le renier à d'autres. Dès lors, qu'est-ce qu'une grande figure politique à Mayotte ?? Le critère retenu ici est l'enracinement sur le paysage politique, abstraction faite des fonctions officielles occupées et de la notoriété. L'enquête menée à ce sujet permet de découvrir même des personnalités qui n'ont jamais exercé un mandat public et qui ne sont pas des célébrités, mais qui ont profondément marqué la vie politique mahoraise. En d'autres termes, cette étude ne retient pas que des acteurs politiques très médiatisés, surtout si leur irruption sur l'espace politique est encore trop récente, intermittente ou à éclipses. Cet ouvrage fait défiler des Pères Fondateurs, des Mères Fondatrices, des "? Serrer-la-main ? " et des Héritiers, ces derniers ayant, après l'accession de Mayotte au statut de département, la tâche et responsabilité d'oeuvrer en faveur de son développement et sa pérennisation au sein de la France.
La Constitution des ailes de poulets", "la non-Constitution de la main coupée et de la mort", "la Constitution n'est pas le Coran"... ainsi qualifie-t-on volontiers la Constitution aux Comores. Dans les démocraties, la Constitution, qu'elle soit écrite ou coutumière, est la norme suprême de l'Etat et un label de normalité étatique et juridique. Aux Comores, les petits épiciers aigris en ont décidé autrement, et en font un simple instrument de plaisir personnel. Le dirigeant du jour octroie sa Constitution dans la violence et la mort, dans un seul et unique but : se faire plaisir. Il s'attribue toutes les prérogatives de l'Etat, et s'érige en monarque d'essence divine et de mission divine. Il se persuade qu'il est le vicaire de Dieu sur Terre. Cette dérive rejette le primat du Droit et de la Constitution. Elle débouche sur la personnalisation et l'appropriation de l'Etat en vue de la présidence à mort et de la concentration de tous les pouvoirs étatiques entre les mains du satrape du moment, forcément médiocre et nullissime. Le Droit est aboli. L'architecture juridique et institutionnelle est détruite. La Constitution devient une chose personnelle. Elle est rédigée et adoptée loin du peuple et sans lui. Les référendums constitutionnels, quand on daigne en organiser, ne remplissent aucune des conditions de la liberté du suffrage universel. Un jour de référendum constitutionnel aux Comores devient un jour de mort violente et de deuil national. La Constitution n'organise pas l'Etat et ses relations avec le peuple ; elle est un simple gadget de jouissance personnelle, et un instrument d'oppression et de répression du peuple. Sur la base de ces enseignements, ce livre, très documenté, dresse le bilan de 44 ans de vie constitutionnelle aux Comores, de 1975 à 2019. Ce bilan est désastreux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.