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Dante écrivain ou l'Intelletto d'amore. Essai
Risset Jacqueline
SEUIL
20,30 €
Épuisé
EAN :9782020061759
L'image la plus courante de Dante est encore, en France, celle d'un personnage dix-neuvième, touriste consciencieux des règnes de l'au-delà, selon Peguy par exemple, ou juge sévère et renfrogné, dans les illustrations célèbres de gustave Doré. Parler de Dante écrivain, c'est donc tenter de faire émerger l'autre face du monument, plus active et actuelle : la conscience extraordinairement hardie, qui. s'y déploie, de toutes les implications de l'acte d'écrire. Il s'agit de parcourir la trajectoire éblouissante qui, à partir du premier petit livre, la Vita Nuova, en touchant successivement tous les points, linguistiques (De Vulgari Eloquentia, sur l'invention de la langue), philosophique (Convivio, le Banquet de la connaissance), politique (De Monarchia, sur la séparation des Deux Pouvoirs), mène jusqu'à la Comédie, le "poème sacré" où tous les éléments s'animent et s'embrasent dans l'espace du grand voyage. Voici alors l'Intelletto d'amore : qui est "intelligence d'amour" au sens que lui donnait Dante dans ses écrits, mais aussi, pour nous, intellect amoureux, passion de la pensée, intensité circulaire où l'on peut se reconnaître et se perdre. Des fragments de traduction suivent, partie intégrante de l'expérience de lecture, faits pour transmettre, dans la mesure du possible, un peu de la proximité de ce grand texte de notre civilisation.
Résumé : "On dit qu'écrire sert à mettre à distance ; à regarder de plus loin l'émotion. Certainement. Mais c'est aussi le contraire : écrire sert à vivre plus, à sentir de plus près ce qu'on vit - surtout quand l'émotion coïncide pour un temps, plus ou moins long, avec la vie même. Les poètes troubadours disent qu'"aimer" et "chanter" sont des verbes synonymes. Ils ont raison. L'un et l'autre se lèvent, à distance très rapprochée, comme un double vent, qui aère les choses, change le paysage. La vie, surtout quand elle est éclairée par une lumière nouvelle, dans le coeur, fuit très vite. On se jette sur son crayon : "Reste, soleil, reste un instant de plus" - prière faite au papier ; l'astre, déjà, suit son cours. C'est une affaire d'instants". Jacqueline Risset.
L'enfant a peur de s'endormir. Se glisser dans le sommeil, c'est faire confiance au noir, abandonner son corps à un espace secret qui échappe au contrôle social. Pays de l'enfance, le temps du sommeil appartient à la chaleur du corps, à l'amour, à ses plaisirs, ses attentes et ses illusions. C'est du sommeil que le rêve tire son autorité, son "air indiscutable". Le sommeil est la face cachée du rêve et le protège. Mais comment faire pour rêver quand on a perdu le sommeil ? En son absence, la folie entre en scène. Réveiller quelqu'un, c'est l'arracher à un embrassement divin. Etrange et familier, le sommeil se joue du temps. Mystère de la raison, il est sommeil profond ou cauchemar. Du sommeil d'Ulysse à l'éveil de Zarathoustra, Jacqueline Risset arpente la littérature, où l'on retrouve Dante, Honoré d'Urfé, Proust, Kafka, Pessoa, Bataille, Beckett,... Récits d'enfance, souvenirs intimes, amours d'adolescence, sommeil conjugal, exaltations ou déceptions érotiques, méditations sur le sommeil, Jacqueline Risset allie légèreté, drôlerie et profondeur dans ce livre qui traverse les ombres de la nuit.
Jacqueline Risset est professeur à l'université de Rome-III. Elle a publié récemment Une certaine joie : Essai sur Proust. Elle a traduit la Divine Comédie de Dante et Le Prince de Machiavel. Jacqueline Risset a déjà publié aux Éditions Gallimard Petits éléments de physique amoureuse (1991).
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs