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Monstruaire
Rios Julian
CORTI
18,55 €
Épuisé
EAN :9782714306500
A présent, je ne sais si je suis la Momie ou l'Homme Invisible, articula Mons péniblement à travers ses bandages, et nous avons ri, soulagés de penser qu'avec la bonne humeur il recouvrait aussi la raison ". Ainsi commence Monstruaire, et al série d'énigmes qui jalonnent la vie et l'?uvre singulières et intimement liées de Victor Mons, peintre de monstres et plus monstrueux qu'eux encore, d'après sa propre définition, telle que nous la dévoile et parfois même la recrée hypothétiquement son ami et biographe Emil Alia, personnage du cycle de Larva, qui apparaît également en tant que narrateur dans le dernier roman de Julian Rios, Belles lettres. Dans ce nouveau récit, le narrateur suit les aventures de Mons (parfois érotiques, quand il tente d'explorer un Mons Veneris, c'est ainsi que s'intitule l'une de ses ?uvres d'inspiration autobiographique) sur les pas et les faux pas du peintre errant, par Mons et par vaux..., tantôt en accompagnant et témoin, tantôt en confident et même détective, depuis des nuits peuplées de monstres d'un Berlin transfiguré en ville irréelle, jusqu'à ces nuits communicantes de tous les excès d'une ville nocturne aux différents noms : New York, Paris, Madrid, Londres... Roman mobile et multiple, dans Monstruaire confluent les divers personnages, modèles, collectionneurs, galeristes, artistes qui croisèrent Mons : l'architecte qui voulait " déconstruire " une ville réelle pour en bâtir d'imaginaires, l'émule de Van Gogh qui voulait peindre une tauromachie à Berlin, le sculpteur amoureux qui découvrit Cézanne finit en Anne, le professeur américain spécialiste de Joyce en visite à Paris qui ne sait si les messages qu'il reçoit de l'au-delà sont de Joyce ou bien de sa femme morte un an auparavant, également nomme Joyce ; la collectionneuse errante qui ne pouvait vivre que dans des chambres d'hôtels qu'elle devait abandonner dès qu'elle les avait remplies jusqu'au plafond de ses nouvelles acquisitions, l'homme étrange qui demanda à être peint sur le ventre et l'estomac d'une femme voilée qui demeura debout et nue... Monstruaire est avant tout un roman d'une quête et de la lutte d'un artiste - somme de créations et destructions - avec ses démons intérieurs.
Rios maintient depuis plus de vingt ans avec Saura une complicité créative qui s'est traduite dans de multiples textes pour des catalogues d'exposition et des publications diverses, dans un film, dans plusieurs éditions illustrées et de bibliophilie, (parmi lesquelles une édition illustrée de Larva), dans le livre Les tentations d'Antonio Saura, qui parcourt de façon presque chronologique l'oeuvre du peintre aragonais; et dans ce dernier, biographique, série de tableaux ou portraits d'époque, de différentes époques, qui fixent des moments déterminés d'une vie et d'une oeuvre. Rios écrit d'une certaine façon le roman de l'artiste depuis ses débuts jusqu'au seuil de la vieillesse, il suit les vicissitudes et incertitudes d'une vie et d'une époque, cruelles et difficiles parfois, depuis l'enfance durant la guerre civile espagnole et la pénible mais féconde période d'alitement, de 13 à 17 ans, à cause d'une tuberculose osseuse, aux années de formation et de recherche de liberté, la découverte à Paris du surréalisme, la fondation en Espagne du groupe "El Paso", qui ouvrait de nouveaux espaces à l'art espagnol, jusqu'à la formation et affirmation d'une oeuvre pleine de rigueur malgré des circonstances qui ne furent pas toujours favorables et de douloureux revers, comme la mort de deux filles, et, il y a quelques mois, l'hospitalisation dans un hôpital madrilène à cause d'une leucémie. Portraits d'Antonio Saura est à la fois le portrait d'une personnalité et d'une oeuvre puissantes.
Pour séduire Alice, le Chapelier Fou va lui proposer - autant de fois que le livre compte de chapitres - un chapeau et une histoire qui lui fasse perdre la tête.Paris... le Bronx... la Florence du XVIe siècle... l'univers de Shakespeare... celui de Kafka... chaque fois qu'Alice essaye un nouveau chapeau, la voilà embarquée dans un monde différent, et le lecteur avec elle, portés par une imagination apparemment sans limites. Mais dès que nous pensons avoir compris, le miroir se brise. Et à nouveau nous sommes projetés dans une autre dimension.
Trois personnages - un lecteur d'âge mûr, une jeune lectrice, un vieux critique - s'entretiennent du chef-d'?uvre de James Joyce, cet énorme roman labyrinthique appelé Ulysse. Roman sur le roman, Chez Ulysse montre que toute création littéraire naît d'une création antérieure. Comme le livre de Joyce il y a un siècle procédait point par point du texte d'Homère, celui de Julian Rios se "greffe" aujourd'hui sur Joyce. Il montre également que toute lecture est infinie, aussi infinie que la bibliothèque elle-même. Enfin, il offre à tous les lecteurs qui se sont promis de lire un jour Ulysse - mais ont toujours remis à plus tard ce projet - l'occasion d'une visite guidée, qui parcourt chaque chapitre de l'original, s'attarde en compagnie de chaque personnage, soupèse chaque idée, éclaire chaque référence. Au sortir de ce périple aussi stimulant intellectuellement que ludique dans son déroulement, le lecteur a le sentiment d'avoir relu Ulysse - ou d'avoir rêvé qu'il le lisait.
Voici rééditée pour la 4ème fois cette seule édition intégrale commentée de l'ensemble des 201 contes des frères Grimm auxquels sont joints les 28 textes qu'ils ont supprimés dans la dernière mouture de leur recueil, et 10 légendes pour les enfants. Nous l'avons cette fois réédité en 1 volume de 1175 pages. Extrait de la presse unanime et élogieuse à la sortie du livre en 2009. Enfin paraît en France la première édition intégrale des 239 contes collectés par les frères Grimm, y compris les censurés, y compris les retranchés. Cette édition est indispensable à tous ceux qui aiment les livres. (...) Il y a au fond du conte, continuant de rêver, en état de rébellion à l'état pur, en état de splendeur à l'état pur, un jadis animal aussi intraitable que l'enfant incorrigible. Pascal Quignard, Le Monde des livres Les contes des Grimm doivent leur magie à la souffrance qui les fixe et la liberté qui les porte. (...) La plupart des auteurs feraient de cet enfer des machines moralistes, des manuels édifiants, ou, pire encore, des romans psychologiques. Ici, rien de tel. Lire est un acte libre. L'imagination est l'action : elle va vite, comme une vie courte réduite à l'essentiel. Philippe Lançon, Libération Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les 239 histoires recueillies par les frères Grimm, " vivent encore aujourd'hui ", comme on dit de leurs héros. Cette nouvelle traduction leur rend fraîcheur et rugosité. Isabelle Rüf, Le temps Soit donc deux beaux volumes, copieusement annotés et soigneusement illustrés (...). Postface, notes copieuses, index précis : l'appareil critique est sans faille, mais jamais pesant ? libre au lecteur de choisir de l'oublier ou d'en faire son miel. Nathalie Crom, Télérama
Le Sauvagerie est une épopée totale concernant l'enjeu le plus brûlant de notre époque : la crise écologique, la destruction massive des écosystèmes. A partir de dizains d'abord commandés à cinquante poètes contemporains, aux voix reconnues ou émergentes, francophones et anglophones, Pierre Vinclair a composé cet ensemble monumental : douze chants explorant les rapports variés que nous entretenons avec les autres vivants, les catastrophes passées et présentes comme les moyens dont nous disposons pour envisager un avenir commun? sur la Terre qui pour nous doit être, comme la DELIE pour Scève, "l'objet de plus haute vertu". Dans ce livre de combat, toutes les ressources et tous les registres poétiques sont mobilisés : les poèmes se font tour à tour tombeaux de la sauvagerie perdue et refuges pour les espèces à protéger, description des catastrophes et chansons à la gloire des héros de l'écologie, méditation face à un arbre, souvenirs de paysages disparus, descente aux enfers, prophéties.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.