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Portraits d'Antonio Saura
Rios Julian
CORTI
15,45 €
Épuisé
EAN :9782714306494
Rios maintient depuis plus de vingt ans avec Saura une complicité créative qui s'est traduite dans de multiples textes pour des catalogues d'exposition et des publications diverses, dans un film, dans plusieurs éditions illustrées et de bibliophilie, (parmi lesquelles une édition illustrée de Larva), dans le livre Les tentations d'Antonio Saura, qui parcourt de façon presque chronologique l'oeuvre du peintre aragonais; et dans ce dernier, biographique, série de tableaux ou portraits d'époque, de différentes époques, qui fixent des moments déterminés d'une vie et d'une oeuvre. Rios écrit d'une certaine façon le roman de l'artiste depuis ses débuts jusqu'au seuil de la vieillesse, il suit les vicissitudes et incertitudes d'une vie et d'une époque, cruelles et difficiles parfois, depuis l'enfance durant la guerre civile espagnole et la pénible mais féconde période d'alitement, de 13 à 17 ans, à cause d'une tuberculose osseuse, aux années de formation et de recherche de liberté, la découverte à Paris du surréalisme, la fondation en Espagne du groupe "El Paso", qui ouvrait de nouveaux espaces à l'art espagnol, jusqu'à la formation et affirmation d'une oeuvre pleine de rigueur malgré des circonstances qui ne furent pas toujours favorables et de douloureux revers, comme la mort de deux filles, et, il y a quelques mois, l'hospitalisation dans un hôpital madrilène à cause d'une leucémie. Portraits d'Antonio Saura est à la fois le portrait d'une personnalité et d'une oeuvre puissantes.
Ríos Juliàn ; Bensoussan Albert ; Duchêne Genevièv
L'histoire littéraire est omniprésente dans l'?uvre de fiction de Julián Ríos: Lewis Caroll dans les nouvelles des Nouveaux Chapeaux pour Alice, par exemple, ou Ezra Pound dans le roman Poundémonium. A l'inverse, quand il écrit un essai, comme Chez Ulysse, c'est la mise en scène de la réflexion sur l'?uvre de Joyce qui tend à devenir fiction. Cette démarche trouve aujourd'hui son aboutissement avec la véritable apologie de la lecture - et de la lecture créative - qu'est Quichotte & Fils. Julián Ríos y déploie sa généalogie cervantine, en se plongeant dans les ?uvres de Joyce, à nouveau, Nabokov (Lolita et Feu pâle), Arno Schmidt, Julio Cortázar, Machado de Assis. Quant au chapitre qui ouvre le volume et lui donne son titre, il raconte le premier voyage qu'avait fait Thomas Mann à bord d'un paquebot pour l'Amérique, en lisant Don Quichotte. Comme il était à prévoir, Quichotte & Fils, outre son apport critique original et approfondi sur l'?uvre de ces grands écrivains, se révèle être à la fois un art poétique et un autoportrait de Julián Ríos lui-même, en lecteur.
Ríos Juliàn ; Bensoussan Albert ; Duchêne Genevièv
Un soir d'août 1997, Emil Alia, le personnage bien connu des lecteurs de Julian Rios, est attablé avec deux amis dans une brasserie de la place de l'Alma à Paris - tout près de l'endroit où se produira, la même nuit, l'accident mortel de Lady Diana. Ils ont rendez-vous avec l'un des paparazzi qui poursuivent inlassablement la Princesse. Tel est le point de départ de ce roman d'aventures tragi-comique, où de chapitre en chapitre les âmes errantes d'autres célébrités mortes à Paris - comme les écrivains Louis-Ferdinand Céline et Joseph Roth, le peintre Ferdinand Braque, mais aussi Coco Chanel ou Joséphine Baker - viennent faire escorte à celle de la Princesse. Dans leur sillage, c'est toute une histoire de Paris qui est ressuscitée, tissée d'apparitions et de disparitions, d'énigmes, de coïncidences troublantes. Mais pendant ce temps - et alors que d'étranges personnages se rassemblent autour de la Flamme du pont de l'Alma pour célébrer le culte de la disparue - les mystères qui s'attachent aux derniers jours de la Princesse s'épaississent...
Trois personnages - un lecteur d'âge mûr, une jeune lectrice, un vieux critique - s'entretiennent du chef-d'?uvre de James Joyce, cet énorme roman labyrinthique appelé Ulysse. Roman sur le roman, Chez Ulysse montre que toute création littéraire naît d'une création antérieure. Comme le livre de Joyce il y a un siècle procédait point par point du texte d'Homère, celui de Julian Rios se "greffe" aujourd'hui sur Joyce. Il montre également que toute lecture est infinie, aussi infinie que la bibliothèque elle-même. Enfin, il offre à tous les lecteurs qui se sont promis de lire un jour Ulysse - mais ont toujours remis à plus tard ce projet - l'occasion d'une visite guidée, qui parcourt chaque chapitre de l'original, s'attarde en compagnie de chaque personnage, soupèse chaque idée, éclaire chaque référence. Au sortir de ce périple aussi stimulant intellectuellement que ludique dans son déroulement, le lecteur a le sentiment d'avoir relu Ulysse - ou d'avoir rêvé qu'il le lisait.
Tamoga est une bourgade espagnole de bord de mer, proche de la frontière portugaise, cernée par l'eau stagnante des marécages. Le temps s'y écoule lentement. Comme par fatalité, les fantômes du passé semblent y rôder plus durablement qu'ailleurs. Et les personnages esseulés, les étrangers en perdition venir s'y échouer plus facilement. Au point que leurs histoires - amour, argent, trahison, vengeance -, plus troublantes et délétères les unes que les autres, scrutées, racontées, relancées à travers le temps par la voix collective des habitants de Tamoga, paraissent constituer l'unique réalité, et comme la substance même, de ce "pays de nulle part". Écrit par Juliàn Rios à la fin des années 60, dans l'atmosphère étouffante du franquisme, avant sa grande période moderniste et une vie de voyages, publié pour la première fois aujourd'hui simultanément en Espagne et en France, Cortège des ombres bouleverse la perception de l'?uvre d'un des maîtres de la littérature espagnole contemporaine. On y découvre le conteur - créant dès son premier livre un univers de personnages inoubliables.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.
Le Sauvagerie est une épopée totale concernant l'enjeu le plus brûlant de notre époque : la crise écologique, la destruction massive des écosystèmes. A partir de dizains d'abord commandés à cinquante poètes contemporains, aux voix reconnues ou émergentes, francophones et anglophones, Pierre Vinclair a composé cet ensemble monumental : douze chants explorant les rapports variés que nous entretenons avec les autres vivants, les catastrophes passées et présentes comme les moyens dont nous disposons pour envisager un avenir commun? sur la Terre qui pour nous doit être, comme la DELIE pour Scève, "l'objet de plus haute vertu". Dans ce livre de combat, toutes les ressources et tous les registres poétiques sont mobilisés : les poèmes se font tour à tour tombeaux de la sauvagerie perdue et refuges pour les espèces à protéger, description des catastrophes et chansons à la gloire des héros de l'écologie, méditation face à un arbre, souvenirs de paysages disparus, descente aux enfers, prophéties.
Résumé : Ce livre est né de dix années d'affût, et d'un si long regard que l'oeil qui observait s'est peu à peu identifié à l'oiseau qu'il pourchassait. Chasseur pacifique, chasseur d'images, qui a épié les faucons pèlerins dans une vallée débouchant sur les marécages de l'estuaire de la Tamise, entre octobre et avril, quand les étangs désertés se chargent des brumes et des silences de l'automne, des soleils pâlis et des drames de la nature, et qui, à son tour devenu proie, s'est fondu dans le paysage mouillé, s'est fait lui-même roman, journal, livre de nature, poème-jeté, comme l'oiseau, point dans le ciel, parole dans le silence. Ce livre, d'abord publié au Mercure de France, en 1968, était épuisé, nous le rééditons enrichi d'une postface de Francis Tabouret, dans la traduction d'Elisabeth Gaspar, revue.